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DAC - le portail d'information de l'association Développer Autrement le Congo (DAC).

10 Jul

COUPE DU MONDE 2010 : L'ECHEC DE L'AFRIQUE

Publié par Berijc

   

Une barre transversale aura suffi pour faire de la première coupe du monde organisée en Afrique un échec pour les équipes du continent. Si Asamoah Gyan avait converti son penalty à la dernière minute de la prolongation face à l'Urugua1383081 3 0c30 samuel-eto-o-capitaine-malheureux-du-camerouy, il aurait envoyé son équipe dans le dernier carré, une première pour l'Afrique, à même d'éclipser l'élimination prématurée des autres représentants du continent.

Las, le raté de l'attaquant rennais, dont la frappe a heurté la barre, a plongé l'Afrique dans le désarroi d'un tournoi qui n'a marqué aucun progrès malgré les attentes suscitées par la présence record de six équipes en phase finale. Pour la deuxième fois d'affilée, le Ghana a été la seule nation africaine à sortir des poules, mais n'a pu faire mieux que le Cameroun de 1990 et le Sénégal de 2002, tous deux éliminés en quart. Sur les quatre dernières Coupes du monde, l'Afrique présente un médiocre bilan de 14 victoires en 69 matches.

L'Afrique du Sud, l'Algérie, le Cameroun et le Nigeria ont été éliminés sans gagner la moindre rencontre. La Côte d'Ivoire et l'Afrique du Sud ont remporté un match, mais lorsqu'il était déjà trop tard pour envisager les huitièmes de finale. Même les Black Stars ont été inconstants, se qualifiant pour la phase à élimination directe avec quatre points en trois matches et seulement deux penaltys inscrits. Mais leur beau succès en huitième de finale contre les Etats-Unis (2-1 après prolongation) avait subitement suffi à enflammer le continent. Espoir de courte durée, repoussé des deux mains par l'Uruguayen Luis Suarez.

"Je pense que si nous avions eu deux équipes en quarts de finale ou une équipe en demi-finale, le tournoi aurait été un succès pour l'Afrique", estime l'ancien international zambien Kalusha Bwalya, élu footballeur africain de l'année en 1988. "Mais si on regarde les statistiques, c'est très inquiétant. Il y a encore beaucoup de travail à faire. Nous n'avons tout simplement pas fait assez de progrès."

 

"APPRENDRE À MIEUX JOUER EN ÉQUIPE"

PCAPYQ8I1CARCPF16CALSGCF8CAYN6O6BCAMEPBT0CAK11HTXCA3M05RNCA.jpgComment expliquer ce coup d'arrêt, alors même alors que l'Afrique dispose, depuis 1998, d'un contingent de cinq équipes au Mondial et en avait une sixième cette année, toutes composées de joueurs évoluant dans de grands clubs ?

On peut diviser les sélections en trois groupes : celles qui ont bien préparé le Mondial mais qui ne disposaient pas de suffisamment de bons joueurs pour rivaliser (Algérie, Afrique du Sud), celles qui ont mal préparé le tournoi, s'y prenant au dernier moment (Nigeria, Côte d'Ivoire) ou se perdant dans des querelles internes (Cameroun), et l'exception ghanéenne, dont le championnat et la fédération sont stables et bien structurés. Symbole de cette impréparation, les Eléphants ivoiriens ont recruté leur sélectionneur le 28 mars... deux mois avant le coup d'envoi du Mondial.

Les louanges d'avant tournoi ont aussi placé le public dans une attente que les sélections ne pouvaient pas satisfaire. Elles sont jugées à l'aune de leurs leaders, qui jouent au niveau mondial, mais on oublie que leurs partenaires ne sont pas de la même trempe. Dans les grandes équipes comme le Brésil ou l'Angleterre, "il y a quinze stars qui se partagent la pression", explique Patrick Vieira, ancien capitaine de l'équipe de France, né au Sénégal. En Afrique, "tout repose sur Eto'o ou Drogba, poursuit Vieira. Les coéquipiers, le peuple, les journalistes attendent qu'ils gagnent le match à eux tous seuls". Les équipes africaines ont quelque fois elles-mêmes nourri ces fantasmes, à l'image des Lions Indomptables, minés par les querelles internes, qui annonçaient vouloir gagner la Coupe du monde et qui ont été les premiers éliminés...

Afp

 

   

 

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