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DAC - le portail d'information de l'association Développer Autrement le Congo (DAC).

27 Feb

Claudine MUNARI face à ses errances

Publié par Berijc

Depuis quelques mois, l'incompréhension et  la colère  semblent l'emporter sur la patience et l’attente permanente d’un éclairci sur la situation des ménages congolais.

Les mesures mal appliquées, les décrets pas assez motivés, mal expliqués et pris à la va vite,  sans réel recul ni discussion avec les ONG mettent gravement en lumière les graves manquements du ministère du commerce et de l’approvisionnement. Un ministère qui aujourd’hui bat le pavé en tête des critiques les plus virulentes des congolais. Pourquoi cette cherté de la vie ? Pourquoi les prix ne font qu’augmenter alors qu’on nous rassurait l’inverse ? Pourquoi les commerçants congolais sont-ils  les plus frappés que les libanais et les ouest-africains ? Pourquoi après l’interdiction, la fabrication et la vente des sachets non biodégradables, c’est le chômage au lieu de créer des emplois ?  Le Congo serait-il entrain d’être morcelé en petites parcelles d’intérêts profitant à chaque clan détenant un ministère ? Comme certains observateurs le témoignent, après la main mise du clan SASSOU sur  des grandes entreprises congolaises, serait-on entrain de vivre la mise en orbite de la pieuvre tentaculaire du clan de Claudine MUNARI ? C’est à toutes ces questions qui perdurent depuis les trois dernières années que beaucoup d’internautes désirent trouver des réponses satisfaisantes.

 

Claudine MUNARI, une baudruche qui s’est vite dégonflée


Est-on ministre pour ne prendre que des décisions populaires qui ne satisfassent que l’égo de son clan ? Ou doit-on s’investir au service du peuple pour le servir et améliorer son quotidien ? C’est la grande question que nous nous posons. Ce qui se passe actuellement au Congo était prévisible et nous l’avons suffisamment dénoncé ici. La potion administrée à ce pays est amère et entraine son lot de souffrances, c'est indubitable. Une absence de solidarité qui n'a aucun  précédent. Depuis 2000, ce ministère a bénéficié des rallonges budgétaires exceptionnelles allant jusqu’à 180 milliards par an pour redresser le commerce et appliquer une politique d’équilibre ou simplement de maintien des prix. Car, au lieu d'investir cet argent dans la construction d'une économie commerciale  compétitive, le Congo, par son ministère  a fait le choix de développer un modèle entièrement basé sur la consommation à outrance, comme en témoigne sa balance commerciale gravement déficitaire. L’action du ministre MUNARI vise présentement à défendre son pré carré plutôt que l’intérêt général des congolais.

Flambée de prix inconcevable

Beaucoup de congolais tirent la sonnette d’alarme sur la flambée des prix incontrôlée qui pénalise les ménages à faibles revenus. Voici quelques exemples de  comparaisons de prix de produits qui alimentent aujourd’hui les discussions sur les marchés.

 

Nous n’allons pas revenir sur les critiques dont beaucoup de congolais s’en chargent déjà depuis plusieurs mois. On se pose juste la question à  quoi joue Claudine Munari ?  Nous excluons toute idée selon laquelle, la ministre serait bâillonnée par Dominique Okemba, Jean François  Denguet et leur réseau des libanais mafieux. Un ministre qui n’a pas le pouvoir de sa politique doit démissionner au lieu de chercher à rejeter la faute sur les autres. Serait-elle  au service de son propre plan destiné à se servir de la misère des congolais pour préparer 2016.  Serait-on entrain d’assister à une bataille rangée pour des intérêts égoïstes  sur le dos des congolais ?

Pendant ce temps les excédents des prix  n’alimentent  ni le trésor public, ni les investissements sur un rééquilibrage du commerce congolais. Nous vous invitons à lire Brazzaville : Flambée des prix des denrées alimentaires dans les marchés de notre confrère Roger PAO.

Claudine Munari a sans doute mordu la ligne jaune en échouant d’éradiquer la flambée des prix des denrées alimentaires et autres matières premières.

La réalité, c’est que, période électorale ou pas, tous ceux qui ont tenté de se pencher sérieusement sur la maîtrise des prix des denrées de première nécessité au Congo se sont toujours cassés les dents. Ni le gouvernement ni les syndicats, qu’ils soient patronaux ou salariés, n’ont intérêt à jouer la transparence du fait de leur accointance avec les commerçants. Quant aux politiques, leur attitude est trop souvent irresponsable.

 

Un décret mal appliqué



L’interdiction des sacs en plastique, une idée généreuse et pleine d’espoir se transforme en une  décision impopulaire et destructrice d’emploi. Lorsque cette idée fut  initiée par l’Association DAC, elle comportait plusieurs volets qui ont été tout simplement ignorés ou galvaudé par le ministère. L’empressement de prendre ce décret sans concertation avec les ONG témoigne de la fébrilité et surtout de la non connaissance du dossier par ces derniers. Ce n’est faute de n’avoir pas voulu apporter notre concours mais celle-ci avait été rejetée pour des raisons dont seul le ministère du Commerce détient les contours.

Bien que nous réitérions ici que : abolir les sacs plastiques est un devoir national et environnemental, nous rejetons la politique excessive et antisociale inhérente à cette décision. Cette mesure est bel et bien créatrice d’emploi si l’on applique les mesures d’encouragement des jeunes artisans et des entreprises de fabrication des sacs biodégradables. Ces mesures ont été signifiées dans nos multiples rapports émis depuis 2009. Celles-ci n’ont jamais été suivies d’effet.

Présentement, les commerçants incrédules contournent la mesure d’interdiction d’usage des sacs plastiques non biodégradables en utilisant les sacs à usage de produits pharmaceutiques. Les sacs à usage de produits pharmaceutiques se retrouvent  sur les marchés de Pointe-Noire et de Brazzaville. Ce qui est une  aberration  indigne. A Pointe-Noire, plus de 100 congolais sont actuellement en chômage du fait de la mauvaise interprétation du décret visant l’interdiction de la fabrication, la commercialisation et l’usage des sacs plastiques non biodégradables au Congo.

Voilà comment ce qui paraissait être une décision salvatrice pour le bien-être des congolais se transforme en une bataille économique à gros coup de millions pour mettre sur pied des entreprises à leur service. Pendant que cette bataille fait rage, le peuple se demande comment transporter ses produits en l’absence de mesures alternatives.

 

 

Jean-Claude BERI

www.dac-presse.com

contact@dac-presse.com


PRODUITS


En 2009


En 2011


En 2012

Pain

130

150

150

Sac de foufou

18.000

21.000

23.000

1 kilo de viande

2800

3500

4000

Une boite de lait

100

120

150

Manioc  1 kg

120

550

700

Prix d’une course taxis

700

1000

1000

Prix course transports en commun

150

150

150

Tas de légumes frais

50

100

150

1Kg de poulet
Normal

Poids 13

2500

2800

3000

Un sac de ciment

5800

6800

7300

Un sac de riz de 50 kg

21.678

22.059

23.000

1 kg d’haricot

700

850

1000

1 litre d’eau de source

400

500

600

1 paquet de 12 œufs

1000

1600

1800

1 boite de sardine

350

400

500

1 carton cuisse de poulet

10.000

11.500

12.500

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