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DAC - le portail d'information de l'association Développer Autrement le Congo (DAC).

08 Sep

Kaléidoscope d’une société congolaise déboussolée.

Publié par Berijc

Rousseau : « L’homme naît bon, c’est la société qui le corrompt »

Ce qui prime aujourd’hui dans cette société congolaise désarticulée, désorientée, et déboussolée est que la préférence soit axée sur l’argent, la recherche permanente du profit et du pouvoir au détriment de l’homme. Combien de femmes et d’hommes sont sacrifiés au quotidien face aux idoles de profit et de pouvoir ? Quelques exemples patents.

Le policier qui soutient un commerçant véreux ayant commis un délit contre un citoyen honnête finit par faire partie de la normalité. Parce que, le deal est que le commerçant malhonnête redistribue des ordinateurs portables, des tablettes, des congélateurs, des écrans plats TV, a raison des plusieurs articles par mois pour bénéficier d’une protection sans condition. Chaque commerçant, homme d’affaires, opérateurs économiques à son Général protecteur. « Sassou veut le pouvoir, nous on fait les affaires, tout le monde est gagnant » disent-ils On oublie de dire que c’est le règne de la loi de la jungle ou le plus fort brime le plus faible. La loi ne frappant que ceux qui n’ont pas de mentor général. Un Congo tiré par les vertus de la barbouzarde affairiste contrôlé par le clan Sassou. « Vole, tue, viole, tant que tu es avec le clan sassou tu seras toujours épargné »

Le père qui voit sa fille mineure se livrer à la prostitution avec un politicien, ce serait semble t-il une chance pour la famille et non de la pédophilie.

Aujourd'hui, nos enfants dès l’âge de 14 ans, n'ont plus d'innocence, ils pensent au sexe comme s'ils étaient des adultes. Les parents avec des mentalités libertines, laisse leurs enfants, leurs unique héritage, livré à eux-mêmes dans cette société de sauvages instaurés par le pouvoir de sassou. Les écoles se sont couchées devant la propagande du sexe que cette société savamment dépravée qu'on nous impose. Les enfants ne se conduisent plus comme des enfants, il n'y a plus de repères, presque tout est permis Ne soyons pas surpris de voir dans un futur très proche des nouvelles agressions sexuelles en groupe, par des ados. Nous ne le dirons jamais assez, nous tombons nous même dans les pièges maléfiques du clan SASSOU. On peut être pauvre mais restons digne. On « vendant » nos enfants nous vendons aussi nos âmes.

Ce problème exige une implication et une mobilisation de tous les acteurs, en rapport avec la société : Cela implique les parents, les acteurs des milieux associatifs, de la presse et surtout de l’autorité politique. De même, il incombe à chacun de nous de libérer sa part d’humanité et de tendre la main à ces enfants condamnés à la misère en ayant un comportement ferme et digne . Notre silence ou encore notre résignation est un aveu d’échec qui condamne davantage nos jeunes sœurs et frères. Avant d’accuser qui que ce soit, commençons par s’interroger sur nos propres actes et notre propre implication. C’est ainsi que nous avancerons ensemble vers une reconstruction d’une nation solidaire. Sans vouloir donner de leçons de morale à qui que ce soit, agir même par ces modestes écrits c’est apporter une contribution non négligeable. Construisons dès maintenant cette chaine de refus de la prostitution infantile. Chacun de nous est le frère d’un enfant abusé par la cupidité des hommes sans morale ni compassion. Agir c’est les aider à recouvrer une dignité.

Une femme enceinte qui se rend à l’hôpital pour accoucher, les médecins lui réclament en premier lieu des fortes sommes d’argent au lieu de sécuriser sa santé. Ces derniers se justifiant sans gêne que l’hôpital public n’est pas là pour faire du bénévolat et non le droit au service public.

Voilà une hérésie devenue banale, un service public, ou les médecins sont payés par l’état congolais et les agents se substituent en receleur, malgré les annonces de gratuité faite par un gouvernement qui au lieu de sanctionner encourage implicitement ces actes de plus belle. On maintient les gens dans la précarité, dans l’errance, dans le désarroi pour mieux les soumettre à la politique de domination en cours. Les congolais doivent prendre conscience de cela, refusons ensemble, rejetons collectivement cette manipulation qui détruit notre société pour le seul bien un clan.

Une lycéenne ou étudiante qui monnaye ses charmes pour passer en classe supérieur ou pour l’obtention d’un diplôme, ça s’appelle de nos jours la débrouillardise et non la promotion de la dépravation.

Serait-ce la faute des étudiants, des professeurs ou des parents ? Où est passé le gout de l’effort que nous inculquons à nos enfants ? Où est passé le sens du devoir et de transmettre de l’enseignant ? Où est passé l’autorité de l’État incarné par une moralisation de l’éducation ? Tous ces principes sont aujourd’hui bafoués par une gente qui n’a comme devoir que le pouvoir pour le pouvoir. Seulement ce n’est pas seulement eux qui se perdent mais c’est toute notre société qui s’achemine dans les bas-fonds de la perdition.

Une femme mariée qui couche avec plusieurs politiciens pour que son mari soit promu à un poste supérieur cela s’appelle aujourd’hui avoir « des topos » et non la dépravation de la famille ou aliénation morale. La famille congolaise est disloquée et n’a plus de limite entre le bien et le mal.

Le Congo de SASSOU est plongé dans une inversion profonde des valeurs. Ce qui est essentiel est vite transformé en superficiel et ce qui devrait être essentiel c'est-à-dire l’humain et sa dignité sont devenus accessoires.

Cette culture du vice, du profit sur le faible, de l’utilisation des attributs du pouvoir d’État est malheureusement dominante dans les décisions politiques actuelles et notamment celles du gouvernement. Puisque la politique menée par Sassou a depuis longtemps abandonné l’idée de rendre les congolais heureux et combattre la corruption avec tous ses corollaires qui gangrène aujourd’hui la société congolaise.

Sommes-nous dans un Etat de droit quand les lois, nombreuses et qui doivent structurer, notre quotidien, ne sont pas respectées voire appliquées ? Toutes les lois initiées par ce gouvernement qui prétendent éliminer la souffrance, la misère, l’exclusion du vivre ensemble, préparent en réalité l’avènement d’une société encore plus inégalitaire et plus souffrante.

Les raisons de ce phénomène sont à rechercher dans l’apologie faite d’une société ou les concepts de civisme, d’appartenance et de citoyenneté chez la majorité des citoyens en général et des fonctionnaires en particulier sont volontairement tronqués par l’élite au pouvoir. De par les multiples facteurs liés à l’histoire récente du Congo, on peut conjecturer sur cette situation de prise en otage des richesses nationales par une certaine mafia, qui par effet de ricochet a fait propager, malencontreusement, les dogmes d’enrichissement rapide et du gain illicite en toute impunité.

Les chômeurs, dont les rangs ne cessent de grossir, nous donne mauvaise conscience et une image peu flatteuse de la société congolaise : on les élimine et ils sont ravalés a des chiffres, a des variations de quelques virgules puis au bout de mois sont totalement effacés, sortis des statistiques. Mais on s’abstient de faire des reformes de fond qui permettent a tous de travailler et de trouver une dignité !

Les personnes âgées et les handicapés, qui subissent de plein fouet le déficit d’infrastructure social et sanitaire voient leur durée de vie s’accourcir.

« Au Congo-Brazzaville, il n’existe aucun plan national visant à promouvoir une belle image du vieillissement. Encore moins considérer le vieillissement comme un poids. Les personnes qui vieillissent doivent pouvoir s’épanouir, rester en bonne santé, vivre en sécurité et participer activement à la vie économique, sociale, culturelle et politique de notre société. Le pays doit s’engager à mieux reconnaître la dignité des personnes âgées et à éliminer toutes les formes de négligence, de mauvais traitements et de violence. Cette mission incombe a tout gouvernement de veiller à ce que les droits des personnes âgées ne soient nullement foulés au pied. Ces dernières ne doivent pas être victimes de discrimination. »

« Faut-il le rappeler que ce qui peut paraître évident pour une personne non affectée par un handicap devient vite une source de difficulté pour une personne handicapée qui se rend dans les mêmes endroits que les personnes valides, lieux publics (mairies, banques, postes, palais des congrès, Ministères, stade etc.). Continuer à l’ignorer peut être assimilé à une faute grave, un crime pour non-assistance à personne démunie. Cela ne peut être accepté tant le pays regorge assez de ressources pour aménager ces espaces publics et donner aux handicapés le même sentiment que les valides d’appartenir à un État qui exclut toute forme de discrimination. »

C’est du suicide collectif programmé ! Le pouvoir de sassou a créé une société ou les gens n’osent plus se regarder en face, détourne le regard devant la souffrance de l’autre. On préfère l’éviter, les congolais sous Sassou seraient-ils devenus froids, cruels et sans sentiments ?

Nous devons individuellement et collectivement résister à cette tendance mortifère instaurée par ce régime qui fait de l’homme, le nouveau déchet sociétal. Quand l’état ne joue plus son rôle protecteur, il expose les citoyens à une réaction extrême et a des attitudes de déviance. On doit se battre contre cette folie du clan SASSOU en préservant une société de valeur, une société ou l’esprit du respect des lois doit être une nécessité nationale. Pour les politiques congolais, il s’agit là d’une exigence, d’une urgence, d’un défi à relever, en tout cas, d’une ardente obligation pour donner à l’Etat la stabilité et la légitimité indispensables à la consolidation du présent et à la préservation de l’avenir. C’est à ce prix que l'Etat de plus en plus marginalisé, aura des chances de gagner et avec plus de dignité, la bataille de la reconquête de la vraie justice et une société assise sur des vraies valeurs.

JC BERI Contact-@dac-presse.com

(1) http://www.dac-presse.com/actualites/a-la-une/societe/39-congo-brazzaville-quelle-politique-pour-les-personnes-du-3e-age.html

(2) http://www.dac-presse.com/actualites/a-la-une/societe/48-handicap-offrir-une-vraie-accessibilite-aux-handicapes-.html

Découvrez ce lien ci dessous pour savoir quels sont les intentions de SASSOU pour 2016

http://www.africaintelligence.fr/LC-/dossier/denis_sassou_nguesso_presidentielle_mbochi_snpc_brazzaville_congo_bma_fac_pct

Kaléidoscope d’une société congolaise déboussolée.
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