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DAC - le portail d'information de l'association Développer Autrement le Congo (DAC).

28 Apr

PREMIER POINT SUR L’INITIATIVE D’INTERDICTION DES SACS PLASTIQUES NON BIODEGRADABLES

Publié par Berijc

 

 

A ce jour,  vous êtes 156 signataires dont 107 congolais et 49 étrangers (121 hommes et  35 femmes)  à avoir donné votre avis favorable pour engager cette initiative d’interdiction des sacs plastiques non biodégradables sur le territoire congolais. Comme nous vous l’avons promis de faire progressivement le point sur les informations recueillies et dévoiler l’assentiment des personnes ayant répondu à cette démarche.

 

Au regard de vos observations il est judicieux pour la pertinence et le respect de cette démarche de relever les nombreux points d’interrogations qui ont été souvent soulevés par beaucoup d’entre vous.

Pour la plupart, c’est une initiative forte louable mais qui risque de sonner comme  une compilation de vœux pieux sans impact réels sur l’environnement, alors que le sujet des sacs plastiques est une réelle plaie, pour ne pas dire une honte dans nos villes et campagnes, qui frappe l’environnement congolais sans exception. Ce sujet ne peut être traité par des slogans et des compagnes de communications, l’approche doit être en fait multisectorielle impliquant

 

-     Des alternatives industrielles,

-     Des réponses réglementaires courageusesSac-Africain.jpg

-     Une responsabilisation individuelle

-     diminuer l'usage de ces emballages.

« Une mesure qui obligerait les fabricants à ne commercialiser que des sachets poreux éviterait leur usage pour tous les produits liquides. Cette mesure ne pourrait être financée que par l'augmentation du prix du produit, ceci en diminuerait encore la diffusion. Où le gouvernement pourrait agir, c'est en taxant fortement ce type d'emballage, les commerçants seraient ainsi beaucoup moins enclins à la surconsommation. Nombreux sont les pays qui œuvrent à la récupération et au réemploi de ces produits polluants. Avant tout, il faut éduquer, les pouvoirs publics, les commerçants et les utilisateurs »  Ya sanza  Congo- déchaîné.

 

L’état a-t-il été impliqué dans cette démarche ? 

 

Il faut bien expliquer les problèmes que posent  ces sachets dans les villes du Congo-Brazzaville en tenant compte de la situation environnementale des villes du pays. Des sachets plastiques sont visibles dans toutes  les  rues et les chaussées. Ces derniers se sont enfouis dans le sol pendant plusieurs années, provoquant ainsi une couche imperméable à l’eau. Conséquence, lorsqu’il pleut, l’eau ne peut pas s’infiltrer naturellement dans le sol et stagne sur les voies. De même, ils obstruent le peu de canalisation existant dans Brazzaville.  La rivière entourant Brazzaville appelée MADOUKOU est souvent le spectacle humiliant de la prolifération de ces sachets a travers  l’eau sale débordant  jusqu’aux aires de jeux des enfants qui habitent a proximité. Imaginer le danger qu’ils encourent.

 

Aussi, plusieurs remarques nous renvoie vers une réalité qui  laisse apparaître qu'une interdiction précipitée et surtout prise de façon unilatérale  sans concertation ni proposition de solutions d'accompagnement intermédiaire ne peut-être  la solution magique. Le sac plastique est tellement ancré dans les mœurs congolaises qu’il n’est pas aisé d’en extraire aussi facilement. Le sac plastique fait vivre le congolais moyen qui s’en sert aujourd’hui pour emballer tous types de produits (alimentaire, ménagers …) procure des taxes utiles à l'économie, est une ressource  qui nourrit des familles qui élèvent des enfants. Cette vision ne doit pas annihiler les risques graves que comporte une consommation débordante de ces sacs. Ces sacs  ne se dégradent pas avant quatre siècles, et leur incinération produit un gaz d’une toxicité nuisible. Leur dangerosité n’est plus à démontrer c’est pour cette raison qu’il est  nécessaire d'attirer l'attention aujourd’hui de tous les citoyens congolais comme cela s’est fait déjà dans plusieurs pays ( Togo, Rwanda, Kenya , Suède , France, Danemark Ouganda , Tanzanie, Belgique  …..)reduisons-dechets.gif

 

A travers cette démarche, il faut viser tous les produits non biodégradables (Bouteilles plastiques, plats, fourchettes, cuillères….) et pourquoi ne pas sensibiliser le parlement nouvellement installé de la CEMAC sur ces dangers dont certains pays membres Cameroun,  Gabon) ont déjà pris la mesure de la question.

 

Nous ferons un deuxième point dans trois semaines en attendant les réponses des autorités congolaises et de certaines associations qui ont été sollicitées.

 

 

Jean Claude BERI

http://berijc.over-blog.com/

DAC : developperautrementlecongo@gmail.com

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