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DAC - le portail d'information de l'association Développer Autrement le Congo (DAC).

20 Nov

POINTE-NOIRE : LA MUNICIPALITE COUPABLE DE NEGLIGEANCE

Publié par Berijc

« S’il est impossible, de lutter contre les forces de la nature, l’homme peut choisir de développer des moyens de prévention ». 

 

Pluie-Ecole.jpgA la suite de la propagation de l’infection due au virus de la poliomyélite et la multiplication des décès, Monsieur SASSOU NGUESSO s’est lancé le 18 Novembre dernier à un exercice de récupération politique en vaccinant les populations de Brazzaville.  Cet étrange exercice est tout simplement incompréhensible pour ces mêmes populations qui depuis plus d’une quinzaine d’année dénonce  le délabrement des infrastructures hospitalières du pays et l’absence d’une politique sanitaire cohérente. Fallait-il attendre qu’une vague d’épidémie de poliomyélite s’abatte sur la capitale économique pour faire sortir monsieur SASSOU-NGUESSO  de sa torpeur ? Ou encore, fallait-il une inondation sans précédent pour rappeler aux autorités congolaises qu’un état doit être dirigé avec une certaine responsabilité qui impliquent de faire des choix  cohérents et coordonnés ?

 

On dénombre aujourd’hui plus de 155 morts depuis l’apparition  le 10 Octobre 2010 de ce virus de poliomyélite. La réaction des autorités congolaise laisse une impression de malaise et de totale incompréhension face aux populations meurtriers. Comme un malheur ne vient jamais seul, voilà que la capitale économique du Congo une terrible inondation qui plonge la ville dans une totale désespérance. En moins d’un mois Pointe-Noire vit un calvaire dont les conséquences ne seront pas si facilement effacées. Ces deux événements n’étant pas, certes liés conduisent tout de même de faire un état de lieux succincts de la réalité congolaise en générale et ponténégrine en particulier.

 

Il est clair, que nous vivons là, les conséquences d’une politique d’urbanisation de la ville de Pointe-Noire  incohérente et mal organisée. On ne le dirait jamais assez, nos villes s’étendent et accueillent de plus en plus de population. Elles ne doivent plus être gérer comme il y a une vingtaine d’année en arrière. La municipalité de Pointe-Noire devrait déjà depuis longtemps engager le processus de réhabilitation  et surtout de construction d’infrastructures d’évacuation d’eau de pluies. Il est totalement inconcevable, depuis leur prise de service en août 2008 que le conseil du bureau exécutif du Conseil municipal de Pointe-Noire n’applique pas les recommandations exigeant de ce dit conseil la réhabilitation des structures de canalisation du Centre ville, vieille de l’époque coloniale.

Monsieur le maire de Pointe-Noire, comme à l’image de son confrère de Brazzaville, a dépensé ses millions pour  goudronner les grandes artères du centre ville, ignorant totalement la mise en œuvre de la réalisation des collecteurs d’eau. Cette opération de séduction à l’égard de la population ne peut résister à la force de la réalité. Quelles conséquences peut-on en tirer de cette situation ?

Il a suffit de moins de 12 heures de pluies pour que l’on se rende compte que les rafistolages perpétrés sur l’Avenue Charles de Gaulle soient totalement débordés.

 Dans les autres quartiers ou l’existence de canaux d’évacuation est inconnue ont vite été envahis par les eaux.

C’est le reflet d’un  étrange système qui se mord la queue.

 On ne va pas revenir ce que nous avons longuement décrié dans notre parution du : Mercredi 2 juin 2010 3 02 /0/223:01CONGO-BRAZZAVILLE : L’URGENCE D’UNE POLITIQUE DE PREVENTION DES CATASTROPHES NATURELLES (1)

Nous réitérons tout simplement à dire que l’irresponsabilité de nos autorités mettent gravement la vie des citoyens en danger.

 

De même, nous dénoncions, au regard  des sommes colossales allouées au Ministère de la Santé,  l’inexistence d’un CENTRE NATIONALE DE VIROLOGIE. L’existence d’une telle structure aurait pu atténuer la propagation de la maladie par une identification assez rapide du virus et la mise en place immédiatement d’une campagne de vaccination à grande échelle. Les médecins, livrés a eux-mêmes et surtout travaillant dans les conditions très difficiles ne pouvaient,  dans un délai raisonnable, pu  identifier l’origine de l’infection qui secoue en ce moment même la capitale économique et ses environnants.

Nous refusons de croire à la fatalité, chose qui ne peut s’expliquer lorsque les critères scientifiques de gestion d’un Etat sont tout simplement ignorés par une tranche de dirigeants totalement incompétents.

Dites nous, Est-ce que c’est à la population de mettre en place une politique de prévention des catastrophes naturelles ?

Est-ce c’est a la  population d’effectuer les travaux d’assainissement et de réhabilitation des canaux d’évacuation ?

Est-ce que c’est à la population congolaise de construire des structures biologiques  et de recherches scientifiques en virologie ?

« Devant les risques d’inondations graves et des érosions très élevés dans notre pays, il convient de mettre en place des stratégies globales et concertées à l’échelle des territoires à risques pour y faire face. L’absence des préconisations du gouvernement actuel ne peut qu’interpeller la conscience des Congolais pour créer des recommandations pour la coordination des politiques publiques, et la clarification des responsabilités, en privilégiant une approche de terrain » (1)

 

 

(1)   CONGO-BRAZZAVILLE : L’URGENCE D’UNE POLITIQUE DE PREVENTION DES CATASTROPHES NATURELLES : http://berijc.over-blog.com/  DAC : developperautrementlecongo@gmail.com

 

Jean-Claude BERI

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