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DAC - le portail d'information de l'association Développer Autrement le Congo (DAC).

20 May

Mieux se déplacer dans une ville saine et non polluante

Publié par Berijc

La démarche coordonnée contre les producteurs informels des sacs plastiques doit être menée et maintenue afin que l’État puisse prendre des mesures de sécurité environnementale. Pour ce faire, il ne s’agit pas seulement de sensibiliser, mais de mener des enquêtes à partir de toutes les sources d’approvisionnement dans les lieux dit de consommation de prédilection, comme les boulangeries, les marchés, les pharmacies, les boutiques vestimentaires etc. Évidemment, les grandes surfaces, de s’organiser afin d’orienter leur approvisionnement futurs que chez les producteurs agréés.

 

Toutes les unités de production illégale découverte doivent être, dans un premier temps verbalisées, saisies et démontées si récidives… L’importation des machines, matériaux et autres consommables pour cette industrie doit être contrôlée à la douane pour s’assurer qu’ils n’alimentent pas le réseau informel. Notre démarche consiste à terme de redonner à la ville une dimension humaine alliant le respect de la nature et l’exigence de développement. Les deux ne sont pas forcément incompatibles, bien au contraire c’est dans l’ère de notre temps de s’adapter à cette réalité qui apporte un confort non négligeable à la condition, souvent très en deçà des attentes, de vie de la population congolaise.

 

Ainsi, après le projet de l’interdiction des sacs plastiques et celui de la redécouverte des vertus du compostage dans les quartiers, pour être plus complet dans notre ambition de redonner à nos villes ses lettres de noblesse, plusieurs aspects méritent d’être évoqués pour enfin proposer les solutions adaptées aux populations pour faire le bon choix et bâtir ensemble une ville saine, verte et orientée vers le développement maîtrisé de la nature et des infrastructures. Dans ce premier chapitre nous examinons comment peut-on mieux se déplacer dans nos villes en réduisant la place que prend de plus en plus la voiture.

 

Mieux se déplacer dans nos villes.

 

Que reste t-il de Brazza la verte ni encore moins de Ponton la belle ? C’est la question que tout citoyen se pose aujourd’hui au regard du délabrement du tissu environnemental des villes de Brazzaville et Pointe-Noire. Le problème majeur, c'est la pression démographique, la non maîtrise des schémas d’urbanisation et des sources de pollution. Brazzaville et Pointe-Noire attirent sur leurs sols respectifs l'intégralité de notre bassin d'emploi : La plupart des congolais travaillent en ville alors qu'ils habitent souvent loin de celle-ci. Cela n'est pas sans poser des difficultés en matière de déplacement. La solution serait de redynamiser les arrière-pays : il faut distribuer de nouvelles activités économiques sur les territoires qui entourent les agglomérations. Le but de notre démarche n’est pas de reproduire le modèle d’une ville européenne ni créer un environnement futuriste et aliénant. Nous souhaitions nous inspirer de la tradition urbaine congolaise – et de son mode de vie – pour proposer un modèle de ville verte pour le XXIe siècle. Pour ce faire, il est à notre sens primordial qu’une organisation des transports dans le centre-ville soit redéfinie. Nous pensons qu’il est naturellement utile de privilégier l’utilisation des transports en communs municipaux (1) dans les centres villes.

 

Cela implique qu’une cartographie de la circulation en centre-ville soit mise en place. Il est clairement démontré que c’est dans nos centres-villes que le problème de circulation est le plus pertinent et le plus inquiétant. Le flux des migrants s’effectuant toujours des zones d’agglomération résidentielle vers le lieu de travail habituellement concentré en centre ville. Ce qui entraine une pollution agressive de l’air dû à l’accumulation des voitures dans un périmètre réduit. D’autant plus la liberté dont jouissent les citoyens congolais pour mettre en service des bus et taxis mène à une situation d’offre pléthorique et un engorgement de la circulation déjà mise à mal par la rareté des voies de qualité. Aussi, les automobiles très mal entretenues par leurs propriétaires sont un danger permanent pour la vie des passagers et celle des piétons et la vétusté de leur motorisation entraine une pollution excessive. Pour cela, les congolais doivent accepter de changer leur habitude. Le gouvernement et les mairies doivent ériger des rues piétonnes et cyclables dans certains quartiers, rendre obligatoire et contraignant le contrôle technique des véhicules automobiles de plus de 5 ans d'âge, obligation de contrôle de pollution de tous les véhicules tous les 2 ans et enfin, interdire l'importation des véhicules automobiles de plus de 10 ans d'âge, à l'exception des voitures de collection. Il y a des efforts à faire en matière d'éducation de la population, afin que les mentalités changent encore davantage. Il est nécessaire que les initiatives en matière d'éducation à l'environnement soient coordonnées par la ville ou la communauté d'agglomération. Ainsi, nous préconisons réglementer la circulation des bus dans les centres villes.

 

Ceci en proposant une tranche horaire qui leur sera interdite de circuler en centre ville (2). Ensuite de définir les lignes de circulation des transports en communs municipaux en favorisant en priorité l’accessibilité en centre ville des travailleurs. Il ne s’agit pas de supprimer les bus privés mais d’améliorer leur activité dans la ville tout en respectant le droit à la libre circulation mais également à la réduction de la pollution. De même, il faudrait lutter contre le stationnement sauvage. Ce phénomène très répandu dans les deux villes (Brazzaville et Pointe-Noire) accentue l’anarchie en matière de stationnement et rend difficile toute circulation aisée dans les deux centres villes. Pour ce faire, il faut que les municipalités et les conseils régionaux soient au centre de l’activité des transports congolais.

 

Jean-Claude BERI : www.dac-presse.com

 

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(1) Les mairies en concertation avec l’Etat, les bailleurs privés et autres investisseurs pour mettre en place une unité de transports mixtes. Au lieu d’investir dans les véhicules « d’occasion d’Europe », il faudrait s’orienter vers l’achat des véhicules neufs dans le cadre d’une SA ou les petits investisseurs pourraient devenir actionnaires. Pour cela, les congolais doivent apprendre à se faire confiance pour mutualiser leurs efforts pour un développement novateur.

 

(2) Il s’agit de réglementer par un décret municipal l’interdiction de circulation aux bus non autorisée en centre ville de 5 h du matin à 18 heures. Créer une ceinture périphérique qui permettrait aux bus municipaux de circuler en centre ville. : Projet plan de circulation en centre ville de Brazzaville. Ajouter un Commentaire

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