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DAC - le portail d'information de l'association Développer Autrement le Congo (DAC).

25 Dec

Message de fin d’année du Président du DAC (2)

Publié par Berijc

 

JCBCongolais unissez-vous contre un bilan tronqué ?

 

L’espoir est permis avec la reconstruction d’un nouveau Congo

 

« Il faut que les congolais se ressaisissent de leur liberté, qu’ils  soient maître de leurs destins en refusant ce diktat présent. »

 

Le plus frappant dans la situation congolaise est de constater que ce pays  regorge pleines de ressources mais en l’absence d’une bonne gouvernance, le pouvoir assujettit, asservit, sacrifie sa population au profit d’une frange d’usurpateurs qui s’approprie intégralement les richesses du pays. Il faut que les congolais se ressaisissent de leur liberté, qu’ils  soient maître de leurs destins en refusant ce diktat présent. Cela passe par un changement radical de mentalités avec l’ampleur qui s’impose. De ce fait, il faut s’investir dans les chantiers porteurs de notre libération en corrigeons les erreurs du passé.  Ces derniers sont multiples et certes complexes, mais pas insurmontables. Il faut se battre pour sortir le Congo de ce système qui ruine les congolais.

 

Education

 

« Le but est de faire de l’école, le chemin de la réussite pour chaque enfant en ayant les mêmes chances.»

 

A coups de chiffres et de mots creux, l’investissement sur l’école reste au point mort. Ni la création des emplois annoncés dans l’enseignement, ni la construction des nouvelles infrastructures n’a été à l’ordre du jour durant cette année écoulée. Pourtant il n’est plus à démonter que l’argent investit dans l’école n’est pas  une dépense dérisoire mais un investissement porteur d’espoir de développement. Le futur se construit avec des compétences nouvelles et maîtrisées qui ne s’acquièrent, pour la plus part des cas, dans la recherche et l’assimilation de l’enseignement, c'est-à-dire dans une école responsable. Il n’est plus acceptable que notre pays encourage un enseignement à deux vitesses ou l’on retrouve des enfants formés en dents de scies. Nous l’avons longuement dénoncés que la prolifération des écoles privées, non cadrés, avec des enseignements relativement peu  formés conduit inexorablement à la baisse de niveau et surtout à la mort programmée de l’enseignement public. Or,  il est également démontré que la réussite de tous  les enfants passe par une scolarité publique obligatoire.  Comment concevoir  que certaines familles puissent  inscrire leurs enfants dans les écoles privées ou il faut débourser un minimum de  180.000 CFA pour une année scolaire en maternelle et primaire ? Il n’est donc pas étonnant que le taux des enfants qui sortent du cursus scolaires ne sachant ni lire et écrire correctement augmentent d’année en année. Beaucoup sont aujourd’hui les décrocheurs et les sans emploi de demain. Il nous faut récréer une école publique responsable avec des postes à tous les niveaux. Une grande refonte de l’école est nécessaire notamment dans le domaine des programmes. Ces reformes que nous appelons de tous nos vœux doivent s’orienter vers une évolution de la définition du métier d’enseignement. Il est temps que le gouvernement arrête cette hypocrisie qui consiste à dire, qu’il faut développer le secteur privé de l’enseignement pour accroitre la connaissance de nos enfants. Le niveau social des congolais n’est pas adapté à cette réalité, même si l’on y trouve des réponses satisfaisantes. L’option la plus appropriée est de mettre au point une scolarité congolaise en s’appuyant sur nos valeurs et nos besoins. Et surtout la rendre gratuite jusqu'à au lycée.  Il faut plus œuvrer à rapprocher, à diffuser et à partager nos excellences dans un cadre national public ou l’état investirait pour chaque enfant. Le but est de faire de l’école, le chemin de la réussite pour chaque enfant en ayant les mêmes chances.

 

Environnement

 

« …nous pensons qu’il serait primordial que les passions s’éclipsent pour laisser la place à la réalité et la concrétisation du projet sur le terrain. »

 

Nous réitérons ici l’appel lancé il y a trois ans (2009) sur la dangerosité de l’utilisation des sacs plastiques. Les ministères concernés, bien qu’étant alertés par nos soins et surtout reconnu par le gouvernement lors de son conseil des ministres du 1er juin 2011  « … d'interdire la production, l'importation, la commercialisation et l'utilisation des sacs et sachets en plastique pour la vente d'aliments, de l'eau et de toutes autres boissons. La fabrication, l'importation et l'usage des sacs plastiques non biodégradables au Congo sont désormais interdits ».  Pourtant la situation actuelle  n’est guère meilleure qu’avant.   Nous avons fait récemment un état de lieu de la question dans notre article intitulé : La gestion du dossier « Interdiction des sacs plastiques » : Madame MUNARI dans l’impasse. (1)  ou nous pensons qu’il serait primordial que les passions s’éclipsent pour laisser la place à la réalité et la concrétisation du projet sur le terrain.

Nous appelons donc une fois de plus à la mise en place « d’une plateforme nationale de gestion et de lutte contre l’utilisation abusive des déchets émanant des sacs plastiques. »

De même qu’il est important, sans pour autant fermer notre pays, de renforcer le contrôle de la qualité environnementale et sociale des produits qui arrivent sur notre territoire.

 

Au delà de ces deux exemples, plusieurs interrogations mériteraient d’être soulevées pour susciter notre mobilisation afin d’espérer qu’une reconstruction d’un nouveau  Congo soit possible.

 

  • Acceptions-nous un système politique ou les toutes les clés du pouvoir sont entre les mains d’une famille ?
  • Acceptions-nous que nos concitoyens meurent quotidiennement faute d’un système de santé accessible à tous ?
  • Acceptions-nous l’inégale répartition et redistribution des richesses  de notre pays ?
  • Une armée monolithique et au service d’un homme peut-elle être garante de la souveraineté nationale ?
  • Le système du favoritisme érigé au sommet de l’état est-il un gage de l’excellence ?
  • La contamination du virus de la corruption dans le système économique favorise  t- elle le développement de notre pays ?
  • La création d’une scolarité unique  obligatoire et gratuite du primaire au secondaire peut –elle  contribuer à améliorer l’enseignement ?

 

 

 L’année 2012 doit nous amener à concilier le  meilleur de nous même, à préserver  notre dignité et notre souveraineté avec les obligations découlant de notre participation lucide et réfléchie à la reconstruction de notre démocratie. Il nous faut « préparer l’avenir et repenser le modèle de gouvernance pour faire face à l’émergence de nouvelles compétences » Jean-Claude Beri

 

Il n’est ni dans notre intention ni de nos intérêts de diligenter des excursions punitives ou révolutionnaires pour se faire entendre lorsque la raison est de votre côté. De même, nous récusons l’idée de designer des boucs émissaires sous prétexte qu’ils ont une coloration originelle que le clan au pouvoir  pour en faire tous des coupables. C’est une erreur, un jugement étriqué et injustifié. On ne redressera le Congo qu’en  rassemblant tous  les congolais derrière les valeurs de la république.

 

Nous pensons que la meilleure paix n’est pas celle qu’on vous impose mais celle qui est suggérée et acquise dans une discussion sincèrement concertée.

Restons lucides mais conservons l’optimisme qui est un choix. Le choix du changement, de  la reconstruction du pays, de la concrétisation des projets de développement durable et surtout  dune justice  sociale et équitable pour tous.

 

Jean-Claude BERI

Président du DAC.

 

 

 

(1)   : La gestion du dossier « Interdiction des sacs plastiques » : Madame MUNARI dans l’impasse. : www.dac-presse.com

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