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DAC - le portail d'information de l'association Développer Autrement le Congo (DAC).

25 Dec

Message de fin d’année du Président du DAC (1)

Publié par Berijc

 

JCBCongolais unissez-vous contre un bilan tronqué ?

 

« La sassouisation du Congo a atteint un tel degré qu’une grande  majorité des congolais on est offusqué et redoute une confiscation généralisée du pouvoir pour longtemps. » Jean-Claude BERI

 

Comme il est de coutume chaque fin d’année de partager quelques moments d’amabilité et surtout de s’adresser réciproquement les vœux pour la nouvelle année qui arrive. Toutefois,  fort de votre soutien que vous manifestiez à notre combat pour un Congo indivisible et égalitaire, je vous adresse MES MEILLEURS VŒUX POUR 2012  à nos sœurs et frères.

 

 Cependant, Il est très difficile pour ma part de dire joyeuse fêtes de Noël et de fin d’année en sachant que dans  la plupart des foyers congolais la joie et la gaité ne seront pas certainement au rendez-vous. L’année 2011 qui touche à  sa fin a laissé un  immense sentiment de désespoir qui à dérouté plus d’un congolais, une année pleine d’incertitudes pour la grande majorité des congolais. Celles-ci (incertitudes) sont peut-être voulues,  car les faits sont clairs et les responsabilités de ces déséquilibres définies. Les raisons de ce profond malaise sont pour la plus part a attribué à un gouvernement qui a  favorisé la montée de l’injustice sociale au détriment d’une justice sociale au service de tous les congolais. En voici les preuves d’un bilan désastreux, tronqué et a qui a laissé beaucoup de congolais au bord de la route en 2011

 

 Chiffre 67%

«  La vérité et l’amour triompheront du mensonge et de la haine »

C’est le nombre des congolais vivant au dessous du seuil de pauvreté. Ce chiffre terrifiant et accablant ne reflète pourtant pas l’embellie économique que  traverse le Congo depuis fin 2010 avec l’annulation de la quasi-totalité de sa dette extérieure et de l’augmentation de 26% des recettes pétrolières. En deux ans notre budget fonctionnel ne cesse d’augmenter, il est passé de 2814.900.000.000 de francs CFA en 2010 prévoyant un taux de croissance nationale de 12,2% , et 3004 milliards 653 millions CFA pour 2011 soit une augmentation de 6,12% , pour atteindre la somme de 3.645,575 milliards de FCFA, soit une augmentation de 600 milliards de FCFA par rapport à l'exercice précédent en 2012. Ce qui aurait pu se traduire par des investissements remarquables en matière de lutte contre la pauvreté. Au contraire, certaines familles passeront ces fêtes soit séparées d’un être cher emporté par les maladies endémiques comme le choléra, la poliomyélite,  la grippe ou autres infections virales que l’on aurait pu éviter, pour beaucoup,  si le gouvernement avait instauré une vraie politique de santé publique. Ou soit par l’insuffisance des salaires ne leur permettant pas de faire des dépenses exceptionnelles,  bref dans une précarité inhumaine et indigne.

 

Absence de solidarité

 

« Que dire de ces jeunes qui se retrouveront démunis de tout en ayant comme seule consolation une frustration contenue de leurs conditions d’existence, sans travail, sans aucun espoir pour l’avenir. »

 

La solidarité, voilà un mot aujourd’hui complètement disparu des actions gouvernementales. Il est souvent biaisé, utilisé pour endormir le peuple et maquillé dans des  discours ou  slogan pompeux sans contenu concret. 16 ans après le retour sans partage au pouvoir du clan  sassouiste, les congolais n’ont cessé de connaître une décroissance gravissime  de leur niveau de vie. Pendant que le clan, les amis et les affidés du pouvoir vont sabrer le champagne, beaucoup de mères, chefs de familles et autres adultes seront condamnés à contempler le plafond dans des maisons ou même l’électricité et l’eau  leur sont interdite. Que dire de ces jeunes qui se retrouveront démunis de tout en ayant comme seule consolation une frustration contenue de leurs conditions d’existence, sans travail, sans aucun espoir pour l’avenir.  De nos malades qui passeront une énième Noël sans soins appropriés, ni structures qualifiantes pour les accueillir.  De nos fonctionnaires dont la très faible augmentation de salaires n’a apporté aucun changement au regard de l’accroissement excessif  des  prix des denrées alimentaires de premières nécessités.

L’emploi des jeunes, encore une mascarade, un plat indigeste servi au congolais en 2011.  Conséquence : le Congo-Brazzaville  se vide   non seulement de ses matières premières mais également de sa ressource humaine capable de renouveler le pays. Chaque jour, les conditions de vie au Congo deviennent invivables, jetant sur le chemin d’exile, des citoyens désabusés, à bout de souffle et chassés par la misère, l’instabilité, l’insécurité et les oppressions militaires. Comme le décrit ce rapport.

«  Quelque 143.203 congolais représentant 4% de la population du Congo ont émigré et vivent en Europe, plus précisément en France, selon une étude financée par l'Union européenne (UE) et publiée mardi. Entre 1990 et 1999 l'émigration congolaise vers l'Europe a augmenté de 186% a expliqué Nathalie Klein, responsable de cette étude menée par l'Observatoire congolais des droits de l'homme (OCDH) et le Forum des jeunes entreprises du Congo (FJEC). "L'émigration congolaise vers l'Europe concerne avant tout la France. La première vague migratoire qui concernait principalement des étudiants et des travailleurs, a été peu à peu remplacée par des migrants au motif familial qui demeure la première cause de départ des Congolais", apprend on dans la synthèse de l'étude. "Des causes structurelles soutiennent les départs des Congolais: les faiblesses du système éducatif et de santé au Congo sont à l'origine de nombreux départs", ajoute le document. "Notre étude n'a pas la prétention d'endiguer ou juguler le phénomène de migration. C'est à l'Etat d'essayer de tout mettre en œuvre pour réduire la précarité en ce qui concerne la santé et l'éducation", a dit Roger Bouka de l'OCDH. Cette étude menée entre juin et juillet derniers a coûté 945.000 euros financés à 80% par l'UE. » (1)

 

 

Des promesses non tenues

 

« Pas besoin de s’étendre sur ce qui a été un gros mensonge et surtout une grosse escroquerie qui a permis a beaucoup de personnes proches du clan de s’enrichir. »

 

La plus grande escroquerie de ce gouvernement est sans doute le colossal investissement semble t-il consenti pour améliorer l’accès à l’eau et l’électricité. Entre 2001 et 2011, le Congo a investit 1,5 milliard d'euros soit 1000 milliards de FCFA pour semble t-il apporter aux congolais le minimum de bien-être que procure les bienfaits de l’eau et l’électricité.  Entre 2001 et 2011, "le gouvernement a injecté 1.000 milliards pour les deux secteurs: l'eau et l'électricité. Jamais un tel effort n'a été fait dans ce pays depuis l'indépendance" en 1960, a déclaré à la presse le ministre de l'énergie et de l'hydraulique, Bruno Itoua. Selon le ministre Itoua le gouvernement a consacré 10% de son budget 2011, estimé à 1.000 milliards de FCFA (plus de 1,5 milliard d'euros), à cette question. »(2)

 

Avons-nous atteint l’objectif fixé qui a couté aux contribuables congolais tant d’efforts et de sacrifices ? Sur ces questions nous vous invitons à lire sur ce même site  les articles intitulés : Le calvaire des abonnés de la SNE (3) et LA SNDE, une gestion d'eau désastreuse .(4) Pas besoin de s’étendre sur ce qui a été un gros mensonge et surtout une grosse escroquerie qui a permis a beaucoup de personnes proches du clan de s’enrichir. Sur le terrain, les faits parlent d’eux-mêmes. Car on ne peut éternellement tromper le peuple.

 

De même, il a été constaté une vraie fuite en avant pour conjurer le plus grand fléau qui mine l’économie congolaise : la corruption. Là encore, ce gouvernement a brillé par une insolente politique frisant presque l’indécence.  « La politique d’effet d’annonce pour amadouer un auditoire qui ne croit plus en vos promesses jamais honorées est une preuve de plus que l’indécence politique des dirigeants congolais a atteint un paroxysme décadent qui noie le gouvernement congolais dans son propre mensonge.»(5)  La corruption et le mensonge au zénith de l’indécence  Jean-Claude Beri

 

La confiscation du pouvoir, signe d’une déviance démocratique.

 

« ….La vraie concertation se fera entre le peuple et ses « bourreaux » surtout pas entre les pseudos démocrates, les usurpateurs, les affilés et autres assoiffés qui négocient en coulisse et à la va vite leur repositionnement. »

 

Il est de notoriété publique que les hommes capables de relever notre pays sont peu nombreux.  La majorité se jette dans la cour dès on y balance un os pour se partager le festin. Ou plutôt espérer se partager les portefeuilles privilégiés.  Voilà a quoi nos hommes politiques se sont occuper durant cette année 2011, nous produire des scènes guignolesques pour détourner l’attention du peuple  a défaut d’œuvrer pour restaurer la justice sociale.

La misère, la prolifération des bas salaires, la flambée des prix, la mauvaise gouvernance, la confiscation du pouvoir par un clan, le non respect des droits de l’Homme, la corruption au sommet de l’état et l’institutionnalisation d’un favoritisme clanique  permanent, la dictature institutionnalisée  en pseudo-démocratie sont des maux qui s’enracinent au Congo-Brazzaville  sous le couvert protecteur d’une armée à la solde d’un homme.  Nous sommes entrain de retomber dans un système démocratique à parti unique et ou les modifications constitutionnelles renvoi le pays à l’ordre ancien  dans lequel la fonction présidentielle devient un poste à vie et non convoitable. Cette vision étriquée du pouvoir favorise l’enrichissement des membres du clan et autres affidés du pouvoir au détriment d’une politique de redistribution équitable de richesse. Ce n’est plus un secret dans notre pays de voir tous les membres du clan étaler leur opulence et acheter les consciences des citoyens  pour pérenniser un pouvoir décadent. En appauvrissant ainsi les populations les membres du clan et leaders politiques s’érigent le monopole de dicter une philosophie de gestion de la chose publique selon leur désirs.

L’échec de la concertation dite d’Ewo n’est que la résultante d’une volonté unilatérale conçue par un clan pour un pouvoir sectaire et à distiller de force au sein d’une population mécontente. « ….La vraie concertation se fera entre le peuple et ses « bourreaux » surtout pas entre les pseudos démocrates, les usurpateurs, les affilés et autres assoiffés qui négocient en coulisse et à la va vite leur repositionnement. » Jean-Claude Beri On a ainsi constaté comment ces prémisses de début de dialogue tant voulu par les congolais ont été réduites à néant par la seule volonté d’un clan. « La sassouisation du Congo a atteint un tel degré qu’une grande  majorité des congolais on est offusqué et redoute une confiscation généralisée du pouvoir pour longtemps. » Jean-Claude BERI

 

En approuvant ce système, le gouvernement s’est désolidarisé du peuple. C’est un gouvernement au service d’un homme et certainement pas pour l’amélioration du bien être des congolais. On s’inscrit ici non pas dans  le rassemblement mais bien dans un exercice de favoritisme à outrance dans lequel on s’attèle à caser les amis aux postes privilégiés. Sommes-nous pour autant condamnés à descendre vertigineusement dans l’abîme de la perdition ? Devrions-nous accepter continuellement des leaders au pouvoir depuis plus de 25 ans ? Notre société est-elle compatible avec un système sans partage de pouvoir et un total déni de bonne gouvernance ? Enfin sommes nous condamnés à accepter des élections truquées et biaisés d’avance ?

 

A suivre

 

Jean-Claude BERI

Président du DAC.

 

 

(1)   http://www.izf.net/pages/actualite-politique-et-economique-du-congo/3174

(2)   http://www.izf.net/pages/actualite-politique-et-economique-du-congo/3174

(3)   Le calvaire des abonnés de la SNE : www.dac-presse.com

(4)   LA SNDE, une gestion d'eau désastreuse : www.dac-presse.com

(5)   La corruption et le mensonge au zénith de l’indécence : www.dac-presse.com

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