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DAC - le portail d'information de l'association Développer Autrement le Congo (DAC).

05 May

Les indiscrétions du Congo-Brazzaville

Publié par Berijc

Explosion du 04 mars 2012 à Mpila : Selon une source de DAC PRESSE proche du ministère de la justice, le dossier de l’enquête sur l’explosion du 04 mars 2012 a été transmis le 04 mai 2012 au parquet et les suspects transférés à la maison d’arrêt de Brazzaville.


Vers la thèse du complot téké ?


Dans la nuit du 28 au 29 avril, Denis Sassou Nguesso s'est entretenu, au palais du Plateau, avec le colonel Marcel Ntsourou, gardé depuis le 30 mars dans les locaux de la DGST (services secrets), suite aux explosions du 4 mars (LC nº633). Une semaine avant, le chef de l’Etat avait discuté - toujours nuitamment - avec le ministre de l’enseignement professionnel, André Okombi Salissa. D’ethnie téké comme Ntsourou, Salissa est jugé comme très critique à l'égard du régime congolais.


Front anti-Téké au Congo Brazzaville


Pourquoi le directeur général du port de Pointe-Noire, le colonel de marine Jean-Marie Aniélé, pourrait-il subir les dégâts collatéraux des explosions du 4 mars à Brazzaville ?


Qui veut reconstruire Brazzaville ?


 

                    Denis Sassou Nguesso et son épouse, le 03 mai 2012

Deux mois après les explosions du 4 mars dans la capitale congolaise, de nombreuses entreprises sont déjà vent debout pour reconstruire les quartiers sinistrés.

 

Des opérateurs venus de tous les horizons convoitent le juteux marché de la reconstruction des quartiers Mpila et Ouenzé, rasés par des explosions le 4 mars (LC nº632).

Pour ce chantier, le gouvernement congolais a affirmé vouloir débloquer 150 milliards F CFA (229 millions €). Plusieurs appels d'offres pilotés par le ministre d’Etat, coordonnateur du pôle économique, Pierre Moussa, viennent ainsi d'être lancés en ce sens.


Dans sa mission, Moussa est marqué à la culotte par le tout-puissant délégué général aux grands travaux, Jean-Jacques Bouya, qui souhaite garder la main sur le processus de désignation des entreprises.

Première à répondre, la firme australienne Litecrete Industries, qui dispose d'une représentation à Kinshasa, propose la construction de 5 000 logements.


L’entreprise française Coprebat, spécialisée dans les préfabriqués et dirigée par Thierry Gonzalbes, est aussi en lice, tout comme le chinois Golden Nest International. Ce groupe, implanté depuis plusieurs années en Afrique du Sud, est soutenu par la Banque chinoise du développement.

En plus de la reconstruction des quartiers rasés, l'offre chinoise s'étend aux domaines des infrastructures et de l'énergie.

Présent depuis 2010 à Kintélé, dans la banlieue Nord de Brazzaville, où il a déjà bâti un millier de logements, la société israélienne AB Construction joue sur sa présence de longue date au Congo-B pour espérer emporter le marché.

De son côté, la Société allemande de coopération internationale (GIZ), représentée par Mary White Kaba, propose la construction de bâtisses en bois à 5 000 € l'unité (3,2 millions F CFA).

Quant aux Turcs, les membres de l'organisation patronale Tüsiad, introduits auprès du président Denis Sassou Nguesso via son homologue rwandais Paul Kagamé, ont positionné certaines de leurs entreprises auprès des autorités congolaises lors d'une visite à Brazzaville, le 21 avril.


Nouvelle controverse au MAE du Congo Brazzaville


Pourquoi la récente nomination de Mboussa Okouéré à la tête de la direction des études et de la planification du MAE du Congo Brazzaville soulève de nombreuses questions ?


Tours de manège chez les diplomates


Après avoir épluché leurs CV durant plusieurs mois, Denis Sassou Nguesso s'est résolu à nommer les nouveaux ambassadeurs congolais. Et à en muter certains autres.

 

Louis Sylvain Goma

Général saint-cyrien à la retraite proche de Denis Sassou Nguesso, Louis-Sylvain Goma a été désigné, le 21 avril, pour rejoindre l'ambassade du Congo Brazzaville au Brésil.

Secrétaire général de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) de 1999 à mars 2012, il vient, à 71 ans, contrarier les ambitions de Clovis Guillond, chargé d’affaires du Congo Brazzaville à Brasilia depuis un an.

Ce dernier, proche de Denis-Christel Sassou Nguesso, fils cadet du chef de l'Etat, convoitait le poste d'ambassadeur. Il doit se contenter de la fonction de ministre conseiller au sein de la même chancellerie.


En poste à Abuja, l'ancien ministre Gabriel Entcha-Ebia, dit Beauclair, rejoint Bangui, tandis que l'ancien ministre de la défense, Jacques-Yvon Ndolou, est nommé à Berlin.

De son côté, l'actuel secrétaire général du ministère des affaires étrangères (MAE), Daniel Owassa, s'envole pour Pékin. Il devrait être remplacé à Brazzaville par l'ambassadeur itinérant Maixent Kamba, un homme du ministre des affaires étrangères Basile Ikouébé.


En poste à Moscou, Jean-Pierre Louyebo, membre du comité central du Parti congolais du travail (PCT), doit gagner Alger, tandis qu'un autre membre du PCT, Pierre-Ernest Abandzounou, ancien ministre de Pascal Lissouba, se voit nommer à N'Djamena.


De Dakar, Valentin Olessongo rejoint Rabat, poste vacant depuis 2006, date d'entrée au gouvernement du précédent ambassadeur, Emmanuel Yoka.


Ex-secrétaire général adjoint au MAE, Lazare Makayat Safouesse, très proche d'Ikouébé, est pressenti comme nouvel ambassadeur en Ethiopie. Il y remplacera Mounzika Ntsika rappelé à Brazzaville.


Le colonel Ignace Ngakala, DG du CHU de Brazzaville, devrait théoriquement s'envoler pour Libreville afin de succéder à un proche du chef de l'Etat, Roger Edouard Okoula. Sauf qu'il rechigne sérieusement à quitter la capitale congolaise.

Depuis le décès d'Omar Bongo en 2009, l'ambassade du Congo Brazzaville au Gabon ne revêt plus aucun caractère stratégique ni financier…


Sono plus fait appel au cabinet Bourdon


En litige avec le Congo Brazzaville, François-Xavier Malinowski, patron de la société spécialisée dans l'événementiel Sono plus, a rendez-vous le 14 mai 2012 au cabinet Bourdon Voituriez en vue d'attaquer Edgard Nguesso à Paris.

En tant que responsable du domaine présidentiel congolais, ce dernier a passé en 2004 pour plus de 530 000 € de commandes à cette société basée à Amiens (France). La facture n'a toujours pas été acquittée

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La SNPC accélère le développement des permis de Mayombe et Kundji.


La Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) et ses partenaires PetroCI (société nationale de Côte d'Ivoire) et Panoro Energy viennent de lancer une campagne de six forages sur le permis onshore de Mengo-Kundji-Bindi, à proximité de Pointe-Noire.

Des gisements ont été découverts dans ses permis dans les années 80 par Elf. Mais ceux-ci étant localisés dans la couche du pré-salt, cela coûtait à l'époque trop cher pour les développer.

SNPC a donc tenté de relancer l'exploration en 2009 avec des sociétés nationales ; PetroSA avait aussi été contacté mais n'a pas donné suite.

Quant à Panoro, il croit beaucoup au pré-salt, ayant lui-même acquis en 2007 plusieurs permis dans l'offshore brésilien, très riche en hydrocarbures dans cette couche.


AFRIQUE : Des palais sous l'influence de la famille du chef


La gestion des affaires présidentielles et stratégiques reste étroitement associée au cercle familial des chefs d'Etat africains. Une règle à laquelle les présidents récemment élus ou réélus ne dérogent pas.


Diaporama.

Alpha Condé a officialisé, le 16 avril, le rôle que jouait plus ou moins officieusement son fils unique à la présidence guinéenne depuis plusieurs mois.


Nommé par décret conseiller-chargé de mission, Mohamed Alpha Condé continuera de gérer les dossiers liés aux relations entre Conakry et les principales puissances émergentes, en particulier l'Afrique du Sud, l'Inde et le Brésil.

Mohamed Condé, qui a vécu hors de Guinée jusqu'à l'élection de son père en 2010, pèse essentiellement sur les dossiers économiques. A Conakry, il a notamment introduit l'entreprise sud-africaine Waymark Infotech, chargée de gérer l'aspect logistique des prochaines législatives, dont la date a été reportée sine die, le 30 avril, par le chef de l'Etat.


La stratégie d'Alassane Ouattara ne diffère pas. Les membres de sa famille forment un cordon de conseillers au palais d'Abidjan, à l'instar de Lancine Camara (oncle), Mamadou Touré (neveu) ou Masseré Touré (nièce). Les sœurs d'ADO, Sita Ouattara et Rokia Ouattara, sont conseillères aux affaires présidentielles. Quant au petit-frère Téné Birahima Ouattara, il tient la haute main sur les finances et la gestion des fonds souverains.


De conseiller à la présidence, sa mission est passée, le 13 mars, à celle de ministre conseiller (LC nº632). Il cumule cette fonction avec celle de directeur des affaires administratives et financières de la présidence.


Le Béninois Thomas Boni Yayi ne varie pas d'approche. Au palais de la Marina, son fils Nassirou Yayi dirige le conseil présidentiel d'investissement, sa nièce, Yasmine Baba Moussa, est secrétaire particulière, tandis que son cousin, Issifou Kogui N'Douro, occupe le poste de ministre d'Etat chargé des affaires présidentielles.


Au-delà du cas d'école équato-guinéen avec Teodorin Obiang Nguema, l'emprise familiale reste de mise en Afrique centrale.

Au Gabon, la Garde républicaine est sous la coupe de Grégoire Kouna, cousin germain d'Ali Bongo. Son demi-frère Frédéric Bongo dirige les services secrets de la Garde présidentielle.


Au Congo-Brazzaville, les sécurocrates appartiennent au clan de Denis Sassou Nguesso, tels ses neveux Jean-Dominique Okemba, patron des services secrets, et Edgard Nguesso, responsable du domaine présidentiel, ainsi que son fils-conseiller, Denis Christel Sassou Nguesso, DGA de la SNPC… Une liste non exhaustive !


Source Lettre du Continent 

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