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DAC - le portail d'information de l'association Développer Autrement le Congo (DAC).

24 Jun

LE CONGO A BESOIN DE TOUS SES FILS POUR RELEVER LE DEFI DU DEVELOPPEMENT

Publié par Berijc

 

 "Tant que nous vivons sur la terre des hommes, nous aurons des problèmes à régler. L'essentiel, c'est de le faire dans l'union la plus étroite, dans la confiance des uns et des autres".  


Il est plus facile de monter des stratégies pour combattre la sclérose qui gangrène la vie politique, sociale et économique du Congo en multipliant des propositions tous azimuts  sans réelle concertation avec les partenaires ni encore moins sans un diagnostic de la réalité sur le terrain. Résultat des courses, le Congo stagne, patine mais surtout s’éloigne de plus en plus des aspirations profondes des congolais qui perdent chaque jour un peu plus l’espoir d’un retour positif vers un état solidaire .

 

L’unité nationale doit être la sève de tous les Congolais

 

Les multitudes de projets de substitution qui fleurissent au sein des mouvements et associations politiques, toutes tendances confondues, ressemblent plus au moins à un ramassis de confettis qui s’envolent dès que le vent souffle. L’individualisme, l’égoïsme politique et l’absence d’une réelle volonté patriotique des uns face à la gabegie, à l’insouciance, à la corruption galopante, à  l’absence d’une vision collective des autres condamne au pilori les causes centrales qui logiquement doivent  rassembler tous les congolais « combattre la misère et la pauvreté, favoriser une éducation de qualité, accorder une priorité à l’obtention d’un toit digne, combattre la mortalité maternelle et infantile, offrir un emploi décent,  combattre les maladies, assurer un environnement sain, rendre les femmes égales des hommes…» (1), qui sont autant des maux qui minent de l’intérieur cet élan solidaire qui peine à prendre son envol. On se cramponne sur des positions de victimes et de bourreaux, de vaincus et vainqueurs, d’élites privilégiés ayant droit aux attributs sociaux et d’élites indésirables condamnés aux humiliations inacceptables.  Ce constat envenime le paysage politique congolais. On se lance aujourd’hui dans la politique  que pour bouter l’autre hors de ce  juteux espace  afin qu’on s’y mette pour également en profiter. Aucune garantie de préparation préalable et de conscience collective  ne sont observées.

 

Treize ans après,  le coup d’Etat  sanglant qu’a connu le Congo, aucun de ces objectifs n’est vraiment atteint ni encore moins mis concrètement en œuvre. Le pays plonge sans cesse dans un labyrinthe de désespoir ou la dégradation des infrastructures ferroviaires, l’un des poumons économiques du pays, se transforme petit à petit à un champ de ruine causant aujourd’hui la mort de plus d’une soixantaine de nos compatriotes dans un terrible accident (2).  Au plan national, la dégradation des infrastructures routières et sanitaires n’émeut nullement le gouvernement. C’est inacceptable qu’un tel drame (catastrophe ferroviaire de Yanga)  se produise et qu’on n’en tire pas les conséquences. La vétusté de ces installations décriée  par plus d’un congolais est l’une des causes principales qui retiennent notre attention au delà des erreurs humaines qu’on peut incriminer. Nous nous insurgeons contre les sommes faramineuses  qui sont destinées à être dépensées pour fêter les cinquante ans  de l’indépendance  en sacrifiant sous l’autel des mauvais choix gouvernementaux  la vie des congolais utilisant le Chemin de fer Congo Océan et les routes du pays. La modernisation du CFCO s’impose d’une manière telle qu’il est urgent que les congolais se mobilisent pour réclamer un vrai moratoire sur le sujet et surtout des comptes au gouvernement actuel. Plusieurs administrations et entreprises d’Etat, comme nous l’avons fait remarquer dans notre dernier article sont dans la même situation (3). Le Congo se meurt, si l’on ne réagisse pas.

 

L’urgence d’un plan national face aux catastrophes

 

Au regard des deux catastrophes ferroviaire et aérien qui viennent de se produire simultanément, nous exigeons que le gouvernement élabore  un plan national multirisque de préparation et de réponse aux catastrophes (4).

 

Ce plan aura pour but de réduire les impacts humains et matériels lors de la survenue de catastrophes naturelles. Une relecture annuelle se fera pour chaque fois l’adopter au contexte, compte tenu des évolutions possibles et les changements au niveau des calamités. 

 

 

Le plan national de préparation et de réponse aux catastrophes permettra un déploiement rapide des secours. Il ne sera plus tolérable, comme à Yanga, que les secours interviennent 4 ou 5 heures après la catastrophe alors que l’accident de train s’est survenu à 20 h 00.

Le rééquipement en matériels de secours et équipements logistiques modernes et adéquats et aussi le renforcement de la Direction de la Protection Civile (Sapeurs Pompiers), la  création au sein du ministère de la santé d’une Direction générale des secours médicaux deviennent une urgence.

 

La planification d’un plan national face aux catastrophes pourra préconiser quatre phases:

 - Phase 1 – Phase de première intervention locale

 - Phase 2 – Phase d’intervention communale

 - Phase 3 – Phase d’intervention préfectorale

 - Phase 4 – Phase rouge d’intervention nationale.

 

 

Au-delà du fait  de dénoncer un gouvernement  qui multiplie les échecs et les choix irresponsables, les congolais doivent prendre conscience qu’il faille se prendre en main dès aujourd’hui. Dans nos actions, nous devons inciter les congolais au progrès.  Cela passe par accepter nos propres faiblesses. Mais au delà de ça ce qu’il faut remettre en cause, c’est un mode de fonctionnement dans lequel  on a tous une part de responsabilité, un mode de fonctionnement qui a conduit au fiasco démocratique et économique  que nous connaissons. Mais il faut le faire sans chercher immédiatement à vouloir couper les têtes, à se lancer dans une vendetta. Le but, c’est d’essayer de faire évoluer le système pour que ça marche mieux. Il faut tirer des leçons et essayer de faire en sorte que cela ne se reproduise pas. On ne peut pas se contenter de dire que les voleurs, les pilleurs, les corrupteurs ce sont ceux d’en face, alors que nous développons en notre sein des mécanismes de réclusions très critiquables. Combattre la pauvreté et la misère nécessite, certes des moyens, mais bien plus une volonté solidaire de faire chemin ensemble. Quand allons-nous enterrer  cette hache de guerre déterrée il ya treize ans? Combien de victimes allons-nous déplorés encore pour qu’enfin arriver à comprendre que le Congo tout entier a besoin de tous ses fils pour relever le défi du développement ?

 

Association DAC

http://berijc.over-blog.com/

DAC : developperautrementlecongo@gmail.com

 

 (1) Objectifs du millénaire pour le développement fixés par l’ONU (2000-2015)

 (2) Accident ferroviaire de la nuit du lundi 21 juin au mardi 22 juin 2010.

 (3) http://berijc.over-blog.com/article-la-modernisation-de-l-entreprise-congolaise-est-elle-possible-avec-le-regime-de-sassou-52273304.html

(4) http://berijc.over-blog.com/article-congo-brazzaville-l-urgence-d-une-politique-de-prevention-des-catastrophes-naturelles-51565508.html

 

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