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DAC - le portail d'information de l'association Développer Autrement le Congo (DAC).

05 Nov

La gestion du dossier « Interdiction des sacs plastiques » : Madame MUNARI dans l’impasse.

Publié par Berijc

Il y a trois ans (2009) que nous avions alertés  le gouvernement congolais du danger de l’utilisation abusive des sacs plastiques en république du Congo.

Cette démarche a été entendu des bouts des lèvres par les autorités nationales qui se sont précipitées de prendre des mesures conduisant a l’adoption d’un  décret lors du conseil des ministres du « 1er juin 2011 afin d'interdire la production, l'importation, la commercialisation et l'utilisation des sacs et sachets en plastique pour la vente d'aliments, de l'eau et de toutes autres boissons.  La fabrication, l'importation et l'usage des sacs plastiques non biodégradables au Congo sont désormais interdits ». La mission fut confiée au ministre du Commerce et de l’approvisionnement  Madame Claudine MUNARI pour faire appliquer cette décision sur le territoire national. Il a été également établi que chaque ministère devrait rendre compte aux citoyens par des communiqués à la presse de l’état d’avancement des missions qui  leur ont été confiées. De même,  ils sont soumis à une politique de résultat justifiant leur exercice. Six mois après l’annonce du décret, le résultat sur le terrain reste chaotique. C’est dire que la situation est aussi critique qu’elle l’a été au début de notre campagne. Le désarroi est immense à tel point qu’un sentiment d’abandon gagne de plus en plus les congolais qui continuent de subir cette cohabitation dangereuse et insalubre. Pourquoi aucune information n’a été livrée aux congolais ? Pourquoi le gouvernement, en l’occurrence madame la ministre,  reste-elle silencieuse devant  cette absence de concrétisation sur le terrain des décisions.

 

La première remarque à faire est qu’il n’est pas certes  évident en six mois de venir à bout d’un phénomène aussi complexe touchant plusieurs secteur d’activité de l’économie congolaise. Cela nécessite la prise en compte de plusieurs dispositions afin de pouvoir évaluer l’impact juridique, économique, et surtout environnemental émanant de l’application de cette décision. Ceci afin  de concilier une coordination parfaite,  une étude de faisabilité est nécessaire pour atteindre cet objectif.


D’autre part, on reproche souvent aux congolais de la Diaspora de trop souvent critiquer mais de faire moins des propositions et de se  désintéresser aux problèmes réels  des congolais de l’intérieur. Parfois même de faire trop de la politique politicienne dépourvue de toute cohésion réaliste. Pour prendre aux mots les autorités congolaises et surtout par respect aux congolais, à qui, nous  avions promis toute transparence dans la gestion de ce dossier d’en faire ici  un retour exhaustif de notre descente à Brazzaville. Et par là même de torde le cou à cette mauvaise presse faite aux congolais de la diaspora.


Il se trouve que ce dossier se trouvant effectivement sous la responsabilité de Madame la Ministre du Commerce et de l’approvisionnement, il était de notre devoir de solliciter une audience pour s’entretenir avec le cabinet de cette dernière. Notre délégation n’a pas  eu gain de cause  de ses multiples demandes et relances téléphoniques (ce qui n’est pas surprenant d’ailleurs). Tout le mois de Septembre, le ministère était accaparé par l’organisation du  centenaire de Mouyondzi, toutes les demandes étaient systématiquement mises en stand by.  Semble t-il que  le ministère aurait  privilégié un événement régional contre un dossier national qui cause des victimes tous les jours. C’est regrettable de constater cette hiérarchisation des dossiers qui dépasse notre entendement. D’autres signaux constatés sur le terrain tendent à démontrer que les entreprises visées par ce décret  manœuvrent en coulisses pour prendre en otages  le ministère. Ces dernières usant de  vastes plans de corruption financière alimentent les poches de certains dignitaires pour stopper l’application de ce décret.  Ceci en détruisant  progressivement notre environnement.


Par contre,  nous avions mené sur le terrain notre propre  enquête pour se rendre compte de  l’état d’avancement de ce dossier et tenter d’appliquer éventuellement nos recommandations. Quelle ne fut pas encore là  notre surprise de constater que plus de 70% des congolais, que nous avions rencontrés pour les sensibiliser de ce danger,  ignore l’existence d’un décret en cours  interdisant l’utilisation des sacs plastiques. De même, l’absence d’une équipe ministérielle ou encore moins  d’une commission interministérielle chargée de statuer sur l’application de ce décret. Notre délégation a été  interdite de distribuer des tracts tant que notre association n’était pas encore enregistrée  officiellement au ministère de l’intérieur.

 

En conclusion, rien de bien concret n’a pu être observé depuis l’annonce du décret interdisant la production, l'importation, la commercialisation et l'utilisation des sacs et sachets en plastique pour la vente d'aliments, de l'eau et de toutes autres boissons. On a eu l’impression que la promulgation de ce décret ne visait  qu’un seul but  « tuer dans l’œuf une démarche salutaire pour la lutte contre l’insalubrité dont le gouvernement n’avait ni pensé ni préparé sa réalisation. » Les congolais que nous avions rencontrés, nous ont confiés que les entreprises congolaises fabriquant ses sachets bénéficient des largesses des hommes du pouvoir. La frontière entre les entreprises puissantes et ce gouvernement corrompu s'est brouillée considérablement.  Nous dénonçons ces politiciens qui  prennent l'argent de ces  entreprises pour financer leurs campagnes, lancent des politiques qui récompensent ces dernières  quand ils arrivent au pouvoir, puis trouvent des emplois très bien payés chez elles une fois évincé du pouvoir. C'est de la corruption pure et simple.

 

Appliquer donc ce décret apparaît comme aller contre les intérêts de beaucoup de dignitaires qui profitent  des dividendes  que ces dernières leur reversent. La seule façon d'obtenir l’application  des politiques qui protègent nos intérêts et notre environnement est de s’attaquer à cette morbide spéculation. Rejeter fermement les lobbies et éloigner nos dirigeants des intérêts défendus par les entreprises  nous parait juste  pour garantir notre un avenir. La non application de ce décret ou encore sa lenteur constatée  résulte de la cupidité et de la défense d'intérêts étroits. Mais lorsque les citoyens sont sous pression, ils peuvent agir ensemble d'une manière incroyable, comme on a pu le voir dans d’autres pays africains qui, eux ont réussi à faire interdire ce fléau nuisible de leur espace environnemental. Et créer ainsi un cadre de vie agréable et sain pour les populations.

 

D’autres nous ont  également avancés l’idée de bloquer toute démarche du ministère du commerce et de l’approvisionnement  et de toutes autres associations visant à appliquer cette mesure d’interdiction. D’où la nette impression qu’on a eu de se retrouver au milieu d’un gouvernement travaillant de façon disparate. Chacun essayant toujours de tirer plus la couverture de son côté. Quitte à boycotter une mesure salutaire d’intérêt publique pour la poursuite et la préservation des intérêts personnels. Ente temps,  les populations continuent de croupir sous des sacs et autres déchets plastiques polluant. La poursuite des ventes des aliments, boissons et autres produits dans les sachets dont la dangerosité n’est plus à démontrer suit son cours anormal. Pourquoi s’en inquiéter ceux qui meurent sont les plus démunies et les laisser pour compte, les congolais « d’en bas ».

 

Au regard des effets pervers et dangereux que génère l’exposition des congolais à ses multiples déchets polluants, nous suggérons,  il  soit impératif de mettre en place un  cadre juridique de gestion des déchets actualisé et avec des compétences bien définies.  Il est souhaitable  de définir dans les meilleurs délais les conditions de cette  « création d’une plate forme nationale de gestion des déchets »*. Le ministère en charge du dossier (Ministère du Commerce et de l’approvisionnement) devrait initier cette concertation afin de définir les modalités du renforcement des capacités dans le domaine de la prévention et de la gestion des déchets.
Le but de cette  concertation serait  de  fixer la pertinence des enjeux majeurs de ce secteur depuis la mise en place des différentes actions  d’urgence à mener  afin d’amener ce secteur à l’excellence.

A Suivre …

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DAC

* Cette plate forme devrait regrouper certaines compétences nécessaires pour l’analyse et l’exécution des actions
* . Ministère du commerce et de l’approvisionnement
*   Ministère de la justice
*  Ministère de l’industrie
*  Ministère des petites et moyennes entreprises
*  Représentants des maries
* Experts gestions des déchets et protection de l’environnement
* Association, société civile.

 

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The republic of Congo is in crisis with the plastic bags. As elsewhere in the world the state is in alarm. Plastic is a very dangerous non-degradable substance that degrades the quality and the quantity of the soil and also the lives around.

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