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DAC - le portail d'information de l'association Développer Autrement le Congo (DAC).

03 Jun

LA FIN DES SACS PLASTIQUES AU CONGO-BRAZZAVILLE, C'EST DU DOMAINE DU POSSIBLE !

Publié par Berijc

L'association DAC (Développer Autrement le Congo) est à l'initiative en République du CONGO-BRAZZAVILLE de la démarche citoyenne pour la suppression des sacs plastiques de caisse. La méthode est  essentiellement basée sur la sensibilisation. (1)

 


Aujourd'hui chaque Congolais jette 360 kg d'ordures par an, soit presque un kilo par jour et ce chiffre augmente de 1% par an. Les sacs plastiques représentent quant à eux 2 kg. En polyéthylène, matière produite à partir du pétrole, les sacs plastiques font irruption dans la vie des ménages congolais dans les années 80 où ils remplacent le cabas traditionnel (panier en liane), plus résistant. C'est le début de l'ère de la consommation et l'ère du jetable.

SN200566.JPGMais alors qu'on les fabrique en une seconde et qu'ils sont utilisés en moyenne 20 minutes, ils seront soit incinérés soit dispersés dans la nature où il leur faudra jusqu'à 400 ans pour se dégrader et 1200 ans en mer selon leurs épaisseurs ! Au Congo, 4 milliards de sacs plastiques sont distribués chaque année représentant 80 000 tonnes de déchets. Véritable fléau pour la faune et la flore, notamment en milieu marin, les sacs plastiques produisent au moins trois types de pollutions : visuelle, de l'air et du milieu marin.

              

Pollution de l'air car l'incinération d'un sac plastique dégage des substances toxiques comme la dioxine et pollution du milieu fluvial et marin puisque  des millions de sacs plastiques souillent les côtes, les berges de nos fleuves et rivières. Outre ces pollutions, les sacs plastiques représentent un danger pour les grands organismes marins (tortues, cétacés, thons...) en provoquant leur étouffement ou leur étranglement lorsqu'ils les absorbent. Chaque année, ils tuent des milliers  d'oiseaux de mer et des mammifères marins. Ils modifient aussi l'écosystème marin en empêchant la pénétration de la lumière dans l'eau et gênent le développement des micro-organismes.

 

Face à ce constat, l'association DAC (Développer Autrement le Congo)  a décidé de réagir concrètement. Tout a commencé par la diffusion d’une charte et une pétition interpellant les pouvoirs publics à prendre leur responsabilité. Seulement avec une campagne d'information !  l'initiative prend de l'importance, fait du bruit et reçoit le soutien des pouvoirs publics et des citoyens.  Le DAC sensibilise  les Congolais, sans agressivité. On s'est inscrit dans une incitation, une stratégie gagnant-gagnant avec les fabricants et les fournisseurs des sacs plastiques. Sur les marchés, le DAC, après obtention des financements, va procéder à une distribution gratuite de cabas.


À force de persévérance et à l'aide de campagne et slogans ''20' d'utilisation et 400 ans pour se dégrader'', le DAC en appel à l'écoresponsabilité des Congolais.

Nous rappelons les pouvoirs publics que Kinshasa vient d’interdire la production et la distribution des sacs plastiques pour les mêmes motifs. Compte tenu de la proximité des deux capitales, si aucune décision n’est prise à court terme, notre pays risquera de devenir un véritable « cimetière des sacs plastiques ».

SN200564-copie-1.JPG"Pourtant certains fabricants et fournisseurs à Brazzaville vantent les mérites des sacs plastiques « biofragmentables » qui se désagrégent sous l'effet de la chaleur et du soleil et finissent en poussières plastiques. Mais biofragmentable ne signifie pas biodégradable. La structure moléculaire du plastique est trop large pour être consommée par les micro-organismes et finit donc dans la nature à polluer les sols. La meilleure solution de remplacement pour le DAC est le sac en amidon de maïs, par exemple. Il est réellement 100% biodégradable et compostable. Il permettrait d'avoir des filières de traitements des déchets plus respectueuses de notre environnement. Il se décompose en quatre mois."  (2)                      


Les objectifs du DAC sont clairs et précis :

 

Susciter une démarche citoyenne en fédérant un grand nombre d’acteurs de tous horizons du Congo-Brazzaville.

 

Éduquer et sensibiliser tous les Congolais  aux écogestes, au tri sélectif, à la réduction à la source des déchets et à la durée de vie des macrodéchets.

 

Nettoyer les berges des rivières, des fleuves et la façade maritime des déchets qui s’accumulent depuis des décennies et qui les polluent, triste reflet de notre société de consommation.


Faire découvrir l’importance d’un environnement sain et de la Biodiversité et la nécessité de la préserver pour la survie de la planète et de tous les Congolais.


Informer et réfléchir sur les inconséquences de nos activités et l’impact qu’elles engendrent sur le milieu naturel.

 

Bernard KOKOLO et Jean Claude BERI

http://berijc.over-blog.com/

DAC : developperautrementlecongo@gmail.com

 

(1) et (2) Cette démarche s'inspire des réflexions ménées par l'Association Collect-if: Voir le site www.collect-if.org

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