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DAC - le portail d'information de l'association Développer Autrement le Congo (DAC).

28 Oct

Environnement : Protégeons notre santé

Publié par Berijc

"  Faut-il interdire la vente ambulant des produits alimentaires ? " JCB

 

 

Les congolais aiment manger mais surtout  manger ce qui  est sain. L'idée qu'on puisse s'intoxiquer en mangeant des produits non seulement incontrôlés par les services d'hygiène ni des services de veille alimentaire dépasse l'entendement de plus d'un congolais. Il est aujourd'hui courant de voir dans nos arrondissements un nouveau phénomène qui prend de plus en plus de l'ampleur par sa capacité à s'étendre mais surtout à propager une activité plus que dangereuse. Il s'agit de la prolifération des ces "  petits commerçants ambulants qui sillonnent entre les marchés de poto-poto et celui de Moungali, en proposant des petits déjeuner le matin et des pauses café le soir ". Cette activité très en vogue en Afrique de l'ouest débarque à Brazzaville entrainant avec elle toute la panoplie de concentration et distillation des microbes. Ces tonneaux percés et  transformés en stand alimentaire ambulant ne sont rien d'autres que des réservoirs aux microbes qu'on transmet tout bonnement aux congolais sans que cela n'émeuvent ni les autorités municipales ni le ministère de la santé. Faudrait-il passer par une révolution pour faire admettre à nos autorités que la sécurité alimentaires des congolais est une priorité intransigeante ?



Quel ne fut pas notre étonnement en longeant  l'avenue de la paix de constater une forte concentration des petits commerçants poussant  des tonneaux percés et adaptés pour façonner des stands ambulants de vente des produits alimentaires variés. Cela part de la proposition des petits déjeuners composés des œufs, de la sardine, du pain, des boites de conserves parfois avariées. Le tout cuit sur des réchauds à pétrole dont la sécurité et l'entretien  laissent à désirer. Au final, on obtient un sandwich fait " Mwana déjeuner " dont les congolais se laissent facilement intoxiquer  soit par ignorance, par dépit ou encore pire par manque de moyens pour s'offrir un petit déjeuner décent, sain et équilibré.

Ce qu'il faut faire remarquer et qui interpelle notre conscience c'est avant tout les conditions d'hygiène et de conservation de ces produits qui sont proposés à la vente. Nous nous sommes procurés ces fameux sandwiches pour justement tester de leur fiabilité. Grande fut notre surprise. Non seulement le prix de 350 f CFA qu'on a déboursé pour l'obtention d'un demi pain parait excessif mais plus encore son contenu surprend davantage. Pour un petit poisson de sardine soutiré d'une boite dont on ignore quand elle a été ouverte, un œuf grillé avec de l'huile dont le vendeur était incapable de nous décrire son origine. Le tout badigeonné dans notre demi-pain en guise d'assaisonnement, nous venons d'obtenir là notre billet pour un mal de ventre indescriptible.
Sans vouloir tomber dans l'extrapolation, il est impérieux que l'autorité municipale et sanitaire  agisse  de façon immédiate pour réglementer cette activité très nuisible pour les consommateurs congolais. Ces tonneaux pleins de rouilles et ses poêles et couverts garnis de moisissures sont des vecteurs de contamination de plusieurs pathogènes.

De même, le soir, ces mêmes tonneaux se transformer en stand de vente de café et thé chaud. Là encore le résultat est plus alarmant. Ces vendeurs ambulants que l'on croise plus régulièrement au croisement l'Avenue de la paix et Lénine, ou encore en face " arrêt Combattant " à moungali, se bousculent pour vous proposer  du thé ou du café chaud. Seulement personne s'ose nous dire d'où provienne l'eau utilisée pour la préparation  de ces infusions. S'agit-il de l'eau de robinet dont nous savons qu'elle parfois impropre à la consommation ? Ou encore quelle est la durée de cette infusion qu'on nous propose déjà réchauffée, prêt à l'emploi dans des thermos salement entretenues? 

Les risques d'intoxication alimentaires sont réels et nécessitent qu'on soit vigilant pour encadrer cette activité,  pourquoi pas l'interdire. Nous savons que notre papier va susciter un grognement de tambours pour nous accuser d'une part de ne pas s'attaquer aux vrais problèmes des congolais qui sont démunis pour se permettre de faire des choix appropriés. Comme les communautés ouest africaines  s'insurgeront pour dénoncer une politique visant à éloigner de ces deux arrondissements 3 et 4 les restaurants étrangers de ces lieux aujourd'hui touristiques. De tels comportements finissent par provoquer des explosions massives qui prennent tout le monde au dépourvu et annihilent les années de stabilités.

Notre démarche ne vise qu'un objectif, lutter contre la prolifération des risques alimentaires par la vente des produits non contrôlés et inadaptés à la consommation et également à la dégradation de la ville par le nombre excessif de ces vendeurs impropres et dégradant. Beaucoup de ces vendeurs sont soupçonnés de ne posséder aucun vaccin et pourtant ils implicitement autorisés à manipuler les produits alimentaires destinés a une consommation a grande échelle.

Nous savons les maires de ces arrondissements ont essayé d'agir et ont été taxés de xénophobie et accusés d'agir illégalement. Pourtant un décret  du maire de Brazzaville stipule bien l'interdiction des ces commerces illicites dans la ville de Brazzaville. En quoi, vouloir  protéger la beauté de sa ville et la santé de ses citoyens peut-il être taxés de mesures injustes ? Appliquer la loi permet de réguler la vie en communauté. C'est une des règles élémentaires de toute société.
Est-ce une coutume congolaise de consommer des petits déjeuners dans les rues surtout préparés de façon suspecte ? Avons-nous été élevé avec les us et coutumes de consommer du nescafé , thé , café et autres infusions en sortant des boites tard dans la nuit , comme nous avons le constater . Si cela doit être la nouvelle règle dans notre ce à quoi nous ne nous opposons pas, mais que cela soit encadré selon les normes et règles respectant notre environnement. Il n'est pas toujours positif de vouloir s'adapter a tout parfois en rejetant ce qui est bien pour notre population.

Le touriste de passage a Brazzaville s'inquiète de voir notre capitale se transformer progressivement en une miniature des villes ouest africaines. C'est cela promouvoir la beauté, la gastronomie et la culture congolaise ? Le congolais résidant à Moungali ou  poto-poto est devenu un "  congolais-wara ", c'est la pollution culturelle. Celui qui n'est pas  fier de sa culture ne peut pas être fier de son pays. Aux responsables municipaux, sanitaires et autres autorités en Charge du dossier d'apporter une réponse définitive à cette prolifération de ces  vendeurs ambulants. N'attendez pas que l'on vous signale des cas grandissant d'intoxication pour agir.


JC  BERI (www.dac-presse.com)

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