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DAC - le portail d'information de l'association Développer Autrement le Congo (DAC).

05 Jul

Des nominations qui accélèrent la fronde ANTI-CLAN SASSOU AU PCT

Publié par Berijc

« La prolifération des anciens membres du PCT se présentant aux élections en qualité d’indépendant témoigne de la rigidité clanique qui règne au sein de ce Parti.Les proches de MVOUMBA, comme on le voit actuellement  n’ont plus que leurs yeux pour pleurer ».

 

En voulant trop par des méthodes pas catholiques imposer une dynamique suspectée de monarchique, plusieurs militants du PCT s’insurgent contre ce qu’ils appellent à mots couverts la dérive de trop. Les recommandations qui ont été prise lors du dernier congrès sont, dirait-on, laissées dans les tiroirs pour ne suivre que les consignes des caciques du parti qui veulent imposer soit leur rejeton, un ami ou un membre du Clan sur les listes électorales. Ce n’est plus un secret pour personne qu’au PCT, ce n’est ni Ngolo ni son bureau politique qui décident mais bien la toute puissante "Cellule décisionnelle" composées des vieux "sages" entre autres Sassou Nguesso, Pierre Oba, Michel Ngakala, Henri Djombo, Rodolphe Adada… appuyés de la plupart des enfants du clan auxquels ils veulent transmettre la direction future du Parti. Sans oublier que ces derniers possèdent déjà le monopole de l’argenterie de l’organisation et des grandes entreprises du pays.

 

La confusion quasi-totale dans laquelle se sont déroulées les nominations des futurs candidats à la députation a laissé un gout amer pour bon nombre des membres du PCT. Une première liste où l’on retrouvait les noms de Wamba Sassou, Gaël Sassou, Willy Nguesso… fut présentée au bureau politique du PCT. Elle suscita une vive réaction qui poussa la Cellule secrète décisionnelle à s’empresser de vite rectifier le tir pour éviter l’implosion. Mais le mal est fait « Si les Sassou veulent le Parti, on le leur laisse, mais qu’on nous laisse dans ce cas le libre choix de remettre en selle nos partis d’origine… »


Les candidats recalés par la volonté de la toute puissante Cellule secrète qui serait au dessus du bureau politique du PCT ne décolèrent pas. C’est l’indignation et l’incompréhension qui prévaut parmi les militants candidats à qui on a récemment demandé de se désister en faveur des candidats imposés par la Cellule sécrète. Tel ce militant proche de Mvouba Isidore, qui souhaite garder l’anonymat. D’abord positionné dans le Pool, il s’est vu retiré l’investiture au profit d’un proche de Sassou. Ce dernier s’offusque « Pourquoi faire des congrès et arrêter des recommandations si les décisions nous sont dictées d’ailleurs… »Ou encore « Comment faire confiance à un secrétariat général qui visiblement ne décide de rien»


Qu’a fait le Parti des engagements pris lors du dernier Congrès : « Le cumul des mandats est désormais limité, les courants politiques sont désormais acceptés et une commission d'investiture des candidats pour les différents scrutins a été mise en place. Mieux encore, la parité tant revendiquée, y sera respectée bien que de façon « progressive et graduelle».

Les recommandations de cette commission n’ont jamais été suivies. Où sont la rénovation et la transparence ? Nous en sommes au diktat. Depuis longtemps le PCT n’honore pas les militants qui le méritent mais s’organise pour satisfaire les appétits démesurés du clan. Ce parti n’est ni ouvert, ni démocratique et encore moins innovant. La prolifération des anciens membres du PCT se présentant aux élections en qualité d’indépendant témoigne de la rigidité clanique qui règne au sein de ce Parti. Les proches de Mvouba, comme on le voit actuellement n’ont plus que leurs yeux pour pleurer. Ce qui est d’ailleurs aussi à l’image des autres pseudos « grands partis d’opposition » Sorte de conglomérats de « sectes politiques » où l’on vénère non pas les idées et les projets de société mais la prépondérance d’un égoïsme sectaire et suicidaire.

 

Ce qui se passe aujourd’hui au PCT, c’est qui s’est passé au temps du règne de l’UPADS et du MCDDI, du RDD…Des partis qui ne se sont jamais posé les vraies questions en interne. Ils ont tous tenus des discours en décalage avec la réalité. Ils n’ont jamais œuvrés pour le changement, et encore moins pour la rénovation en profondeur.

 

Le PCT croit-il que sa mutation peut se résumer dans l’organisation de congrès plébiscitant une politique désastreuse qui sacre la toute puissante d’un clan ? Ou en restructurant des cellules et des sections en des centres d’emploi, de recrutement de main d’œuvre ethnique qui transforment les militants en des éternels assistés obéissant au doigt et a l’œil aux membres du clan ? Les militants ne sont pas des hommes de main au service des ambitions prédatrices d’un clan. La pseudo crédibilité du PCT d’aujourd’hui n’est « acceptée » que parce que les membres du clan y injectent des millions honteusement pillés aux ressources communes du pays afin d’acheter les consciences des populations désœuvrées. Qui ignore que l’hégémonie des Sassou est contestée. Qu’adviendra-t-il lorsque le débats d’idées, le combat des propositions de projets prendra corps contre les intimidations, l’agitation du spectre de la violence ? Les Sassou seront-ils les mieux nantis pour conduire le bateau PCT ?

 

Comme nous ne cessons de le dire, le vrai militant doit savoir s’arrêter et prendre le temps de la réflexion pour faire son examen de conscience. A l’issue de cet exercice on se rendra compte soi même que quand les temps changent, s’obstiner à être en marche de ce changement nous condamne tous. Parmi vous, il y a des vrais militants et qui peuvent jouer un rôle positif. Seulement il faut se démarquer des politiques suicidaires qui déifient les clans. Beaucoup de jeunes se tuent pour quelques billets à battre campagne pour des candidats dont l’immoralité est au zénith de l’insupportable, ignorent-ils qu’ils ouvrent eux-mêmes la cage aux tigres qui demain achèveront de dévorer leurs richesses ?

Thierry Moungalla, retiré de Mfilou a été sommé de se présenter dans sa région d’origine, la Lekoumou. De même que Hugues Ngouelondele a été expédié défendre les couleurs du PCT, et la politique inconséquente de son beau-père à Gamboma. Quitte à s’attirer les foudres des ressortissants de la localité. Comme on dirait, chacun chez soi et les vaches seront bien gardées. Quelle vision étriquée de la politique!!!

 

Ces cadeaux empoisonnés montrent à quel point Sassou reste un rouleau compresseur des politiques congolais. Il les utilise et les jette comme des kleenex usagés lorsque les intérêts supérieurs de sa vision hégémonique sont en jeu. Tant bien même s’il les nommait dans ces localités ils ne pourront jamais assurer leur rôle de député. Ca sera également le cas pour Aimé Emmanuel Yoka à Vindza.

 

Le retour au bercail (PCT) des fils et neveux du premier cercle du clan a fini par amoindrir le pseudo contrôle de Mvouba du PCT. Son influence se résume aux quelques postes fictifs ou il aurait placé ses quelques militants désespérés sans aucun pouvoir décisionnel. Sauf a amasser les sommes d’argent dans des magouilles couvertes par leur mentor Mvouba. Le contrôle du PCT est aux mains des Sassou. Ce qui signifie que les décisions viennent des réunions de la Cellule du clan d’Oyo et entérinées par le bureau politique. On est au PCT pour servir la cause des Sassou surtout pas pour défendre une quelconque théorie démocratique des temps modernes. Ainsi, la cellule sécrète a pratiqué d'une manière inattendue des parachutages des candidats dont la victoire semble acquise au détriment de la volonté des militants. Si l’on n’y prend garde on se dirige tout droit vers la construction minutieuse d’une Congocratie dont la capitale serait d’ici 10 ans Oyo.

 

La rébellion de Serge Blanchard Oba contre Claudia Lemboumba Sassou Nguesso à Talangai sème le trouble dans le paysage tout tracé de l’élection annoncée de la Fille du Chef. SBO (Serge Blanchard Oba) n’a jamais digéré son limogeage du poste de Directeur général des télécommunications. D’après les informations circulant autour de cette élection à Talangai, il monnayera au prix le plus fort sa capitulation. Le Clan est prêt à mettre ce qu’il faut pour avaliser une élection truquée d’avance.

 

Ce qui est alarmant et inquiétant pour la démocratie congolaise c’est que les deux enfants Sassou candidats à la députation seraient rassurés d’entrer au prochain gouvernement qui serait acté après la fête du 15 aout 2012. Ces élections seraient un bon tremplin pour légitimer leur poids politique non seulement au sein du PCT, mais surtout pour avancer les pions vers l’échéance de 2016. Ce qui n’est d’ailleurs qu’une étape dans le projet fou de faire du Congo, un état dont les enfants Sassou détiendraient tous les leviers. Les budgets de campagne somptuaires de Christel Sassou-Nguesso et Claudia Lemboumba Sassou Nguesso qui dépassent de très loin le total de ceux de l’ensemble des autres candidats, devraient à eux seuls justifier l’invalidation de leurs candidatures. Au premier trimestre 2012 le Congo totalise plus de 205,4 milliards de FCFA de déficit. Ça ne semble émouvoir personne.

 

Les irrégularités ne se comptent plus. Tout est fait pour que Christel Sassou-Nguesso et Claudia Lemboumba Sassou Nguesso emportent ces élections en même temps que les plus élémentaires règles institutionnelles. La cristallisation du trio : Hugues Ngouelondele, Christel Sassou-Nguesso et Claudia Lemboumba Sassou Nguesso irrite les congolais qui ne savent plus comment se sortir de ce bourbier clanique qui les affame tout en leur promettant la lune.

 

Tout ceci n’est pas du gout des congolais qui constatent que le clan d’Oyo et ses alentours (Bokouele, Ollombo, Edou, Tchikapika promise à un autre de ces ultra privilégiés du système Jean-Jacques Bouya…) s’accapare de tous les postes stratégiques. Raoul Ominga, Cédric Okiorina, Jérôme Koko, Sylvain Lekaka, Calixte Nganongo, Léon Hervé Iloki sont des noms qui sont cités fréquemment aujourd’hui pour jouer à la chaise musicale après l’élection déjà annoncée comme députés et futurs ministres de Christel Sassou-Nguesso et Claudia Lemboumba Sassou Nguesso. Cette attitude devient insoutenable, le PCT ne se gène plus pour montrer aux yeux du monde la vraie nature de sa politique teintée d’un clanisme et arrivisme détestable.

 

Ces élections et la perspective d’un remaniement futur du gouvernement sont déjà des germes qui risquent de semer notre faillite si l’avenir du Congo est laissé entre les mains du seul Clan Sassou. Il est plus que jamais impérieux de dénoncer ce diktat sous forme d’un coup d’État institutionnel et informel visant à crédibiliser des futures députés quasi monocolores. Plus que jamais le Congo a besoin de se retrouver autour d’une table de concertation nationale avec toute la classe politique, et toutes les tendances confondues pour faire émerger l’idée la plus plausible de sortie de crise : la mise en place d’un Gouvernement de transition nationale.

 

Melh MAYANGA

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