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DAC - le portail d'information de l'association Développer Autrement le Congo (DAC).

03 Dec

Basta ! Oui, aux états généraux de la nation !

Publié par Berijc

Il y a des postures qu’on ne peut éternellement maintenir sans risque de ne jamais concrétiser ses idées. Les grands sages de ce monde nous font partager cette sagesse inestimable : La somme des échecs si cuisant soient-ils finissent toujours par faire jaillir la vérité au moment ou on l’attend le moins.

Plus d’un quart de siècle en prison, Mandela finit par sortir et travailler avec ses anciens bourreaux. A-t-il prostitué sa vérité dans l’océan des préjugés néfastes ? Nous sommes, au Congo-Brazzaville, devant un choix si déterminant qu’il déclenche un engouement justifié des congolais œuvrant pour la restauration de la démocratie.

 

Les réticences émises par une partie de la communauté congolaise de l’extérieur face à l’appel des états généraux de la nation lancé par l’opposition intérieure est un devoir de mémoire, de clairvoyance, et de responsabilité. Il ne saurait être autrement au regard des péripéties contradictoires qu’on nous a servi jusqu'à ce jour. De l'organisation des élections dans des conditions transparentes, de la réclamation d’un dialogue national sans exclusive à la concertation d’Ewo, cette dernière (opposition intérieur) n’a jamais rien obtenue. Pourquoi obtiendrait-elle aujourd’hui l’organisation des Etats généraux de la nation ? Toute la problématique repose sur cette question cruciale de confiance.


Entre l’opposition intérieure et la diaspora, il y règne un sentiment profond de méfiance. Pourtant les uns comme les autres doivent reconnaitre qu’il serait difficile d’avancer sans se remettre réciproquement en cause. Les postures d’opposants systématique à tout et pour tout n’est pas une philosophie politique qui puisse justifier une radicalisation. Ni encore aucune lutte menée loin de 6000 km du terrain en se vantant d’être des résistants ne peut apporter réellement un sursaut patriotique. Ni encore prédire d’avance l’échec de ses états généraux de la nation est une belle manière de préparer son propre suicide.


C’est pourquoi tout en reconnaissant qu’il n’est point aisé pour l’opposition intérieure de mener le combat en état au avant poste avec tous les abus politiques et militaires les exposant parfois aux pires humiliations, il serait temps de prendre de la hauteur et de cesser de ressasser le passé de ces hommes politiques qui auraient failli. Abstenons nous de cet exercice décrédibilisant notre action pour n’encourager que les actions porteurs


Notre devoir consiste à appuyer cette idée, à l’encourager et à se mobiliser pour réunir autour de celle-ci toutes les compétences capables de susciter l’inversion des forces. De même les concepts « conférence nationale bis, dialogue nationale inclusif, concertation de l’opposition, états généraux de l’opposition, résistance politique et citoyenne.. » trouveront leur ancrage dans un concept unitaire comme l’est les États généraux de la nation. Nous avons été nombreux à émettre un doute « légitime » sur cet appel venant des officines intérieures. Cela a été ressenti par certaines associations de la diaspora comme une imposition d’un choix non négociable.


Après le doute, les incertitudes vient le temps de la réflexion, du courage et de la responsabilité. Notre responsabilité actuelle nous impose de prendre de la hauteur dans le traitement de ce sujet épineux qu’est la restauration de notre démocratie. Si nous abstenons à ce débat, qui demain lèvera le petit doigt pour dire «  qu’ils n’ont rien fait » ?


Pour ma part, je prends acte de cette interpellation en âme et conscience. Il ne s’agit ni plus ou moins de soutenir une quelconque fraction mais d’apporter à la communauté nationale ma part de contribution. Il s’agit ici de la responsabilité envers nos concitoyens. Puisque la responsabilité consiste à répondre de ses actes ou décisions et de leurs conséquences devant ceux qui sont concernés par ces actes ou décisions, elle constitue bien une épreuve dont la pratique enveloppe l'idée de courage. Le courage qui se contemple lui-même s’autodétruit. Le courage est une vertue qui ne peut se dissocier de la responsabilité, principe moral émergent de notre temps.


Ce qui paraît impensable, infaisable, inimaginable aujourd’hui ne le sera jamais si tout le monde se place dans des postures d’opposant maniant la langue de bois et la fuite en avant. Tel est le dilemme de notre démocratie torturée depuis 17 ans. Certains toujours ancrés sur des certitudes qui sont autant de vieilles lunes déclinantes, leurs leçons politiques sont autant des dépôts de bilan avant même d'avoir dressé un premier  test de leurs projets  dans la lutte pour la restauration de la démocratie. Je dis BASTA Oui, aux états généraux de la nation !


J C BERI

 

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