Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

DAC - le portail d'information de l'association Développer Autrement le Congo (DAC).

04 Jan

Avec Sassou, le chômage sera une plaie incurable.

Publié par Berijc

 

« Les chiffres alarmant du taux de chômeurs fait penser aux observateurs que le Congo court un risque de  « tsunami de chômeurs congolais » dans les mois à venir si rien n’est fait »

 

La lutte contre le chômage  a toujours été  notre priorité contre ce  gouvernement qui a tant privilégié la course à l’enrichissement abusif et personnel de plus de la moitié de ces membres et surtout contre un  favoritisme intolérable fait  aux membres du clan profitant ainsi pour usurper sans être inquiéter  les richesses du pays. Ce scandale mis à nu aujourd’hui entraîne, non seulement la majorité des citoyens dans les bas fonds de la misère, mais accentue la puissance de ceux qui ont commis des fautes irréparables de s’ériger en maître. Voler le peuple pour mieux l’assujettir  est devenue la règle de gouvernance sous sassou.

 

Lorsqu’on 1997  Mr SASSOU revenait au pouvoir par un coup d’état sanglant et très meurtrier, le pays comptait 287.917 chômeurs. Quinze ans après nous atteignons les 1.053.101 chômeurs pour une population d’environ 4.000.000 millions d’individus. Soit 765.184 chômeurs de plus sous ce nouveau règne chaotique de ce pouvoir.   Si l’on se réfère au tableau inspiré des chiffres du BIT, nous ne sommes pas loin des chiffres inimaginables  des chômeurs dans les deux grandes villes et ses périphéries urbains (1). C’est trop pour un pays dont les richesses et les potentialités de ressources naturelles ne peuvent justifier un écart aussi affolant.

 

Dans son message de fin d’année 2012, le Président, le plus contesté que le Congo n’ai jamais connu, découvre, comme par enchantement l’étendu des dégâts sociaux causés par sa gestion tristement amateurisme du pays. Le voilà qui s’empresse de prendre quelques mesurettes pour colmater les brèches si béantes dont il faudrait des années pour en venir à bout. La question que l’on se pose est celle de savoir comment un système aussi gangréné de l’intérieur par la corruption, l’amateurisme, le favoritisme clanique, le manque d’exemplarité, peut-il vaincre le chômage par des coups de balayage superficielle ?

 

Lorsque plus de la moitié de la  population congolaise vit  dans le dénuement total  privé d’un minimum social, on est loin d’apprécier des discours creux, vide, en guise de récompense tardive. Ce sont sa politique et ses choix qui sont largement responsables du creusement de la pauvreté, d’une corruption destructrice, d’un système clanique et répressif qui entraîne le peuple congolais dans les méandres de la pauvreté. Faut-il  croire en cette énième déclaration dont on sait qu’elle ne  sera tenue que le temps d’un discours ? Faut-il le croire, lorsqu’il avance que le pays ne connaitra plus de délestage en 2012 alors que nous attendions cet objectif depuis 10 ans ?  Fait-il  le croire, lorsqu’il évoque la fin de la cohabitation forcée des congolais avec la saleté, les déchets, les immondices en 2012 ?

Que valent les revalorisations salariales (de 64.000 à 70.000), lorsqu’on sait qu’une famille de fonctionnaire moyen ne peut vivre décemment en deçà de 100.000 f Cfa par mois. Ni encore une réévaluation de la bourse estudiantine de 30 .000 F Cfa a 45.000 Cfa, alors que les logements de ces derniers coutent en moyenne 25.000 à 30.000 F Cfa dans les grandes villes.

 

Le chômage qui s’empire chaque jour dans notre pays n’est pas une fatalité, mais la résultante d’un système qui favorise le détournement  des richesses  et des fonds publics pour des intérêts mesquins et égoïstes. En octroyant la gestion du quasi totalité des ressources du pays à ses proches, il a ainsi  hypothéqué les chances de toute une génération. Les colmatages actuels pour essayer de camoufler l’échec cuisant  de sa politique n’y changeront rien tant que  le système sassouiste sera l’idéologie à la mode. Les chiffres alarmant du taux de chômeurs fait penser aux observateurs que le Congo court un risque de  « tsunami de chômeurs congolais » dans les mois à venir si rien n’est fait. Contrairement à cette embellie économique vantée ici et la situation des chômeurs  ne va gère s’améliorer avec ce système corrompu.

 

Dans ce contexte, il n’est que justifié que si  les congolais ne peuvent rester inerte. Il en revient donc  à chacun  de décortiquer  dans ce discours de 2012 de Mr SASSOU la portée de la vérité. Et de mener le combat approprié pour revendiquer ses droits.  Tout en sachant que les actions qui restaurent les droits sociaux inaliénables des populations congolaises sont jusqu’alors biaisées.

 

Les actions contre le chômage pour 2012.

 

L’absence d’une politique cohérente de lutte contre le chômage met en lumière un manquement grave d’anticipation et de prévention sur l’avenir de l’emploi des jeunes. La politique du gouvernement a manqué de bon sens en reléguant au second plan ce problème épineux. Certes des mesures dont nous avions nous-mêmes préconisés ont été approuvées et décidés de leurs applications en 2012 en particulier l’augmentation des salaires et la revalorisation de la bourse (2). Mais cela reste très parcellaire au regard des défis sociaux auxquels seront confrontés les congolais en 2012. Comme  on le sait, l’annonce de ces augmentations ne sera pas sans incidence sur le cout de la vie. Les prix vont de nouveau flambée, les loyers des étudiants atteignant des prix affolant. Ce qui aurait pour conséquence de réduire à néant l’effort consenti par le gouvernement. C’est pourquoi,  il est primordial qu’un forum contre le chômage soit organisé pour clarifier les choses. Celui-ci mettra en place une plate forme pour lutter contre la flambée des prix, de stabiliser les marchés locatifs, les prix des transports.  De créer une base de données nationale sur les emplois les plus demandés et un programme national de bourses d'études pour combler ces emplois.

 

Les ministères du commerce et de l’approvisionnement, de la justice, de la jeunesse, les maires des communes doivent se mobiliser pour sensibiliser les populations du bien fondés de maintenir les prix actuels. Ensuite le ministre du développement industriel et de la promotion du secteur privé et le ministre des petites, moyennes entreprises et de l’artisanat  doivent inciter les congolais par des actions de facilitation de création d’entreprises. Cela peut se faire par des subventions d’aide à la création. De même il est inadmissible que dans la fonction publique qu’on y retrouve des fonctionnaires à la retraire mais qui continuent de percevoir et occuper des postes fictifs. Cela nuit gravement à l’embauche des jeunes et à  renouveler les générations.

 

Aussi, il faut que l’état investisse dans les secteurs nouveaux de l’emploi comme TIC. Il est inacceptable que notre pays  se situe parmi le moins nantis d’Afrique centrale   en matière d'adoption du haut débit. Au 21e siècle,  le développement ne peut se concevoir sans Internet. Il est donc primordial de donner congolais la possibilité de se connecter. Comme il est aussi nécessaire d’établir une connexion entre nos bibliothèques et nos écoles à Internet.

Dans l’enseignement, il faudrait porter l’accent sur la formation  de diplômés universitaires. Mieux orienter les jeunes congolais dans leurs choix de carrière. Favoriser l'innovation. Subventionner la recherche et le développement.

 

Enfin, pourquoi ne serait-il pas  souhaitable  d'alléger le coût du travail par une baisse significative des charges patronales? Baisse qui serait redistribuée directement aux salariés afin d'augmenter leurs revenus. Par ricochet, nous pouvons générer une augmentation de la consommation. Cela entraînerait  un maintien de l’activité économique qui engendrait à court ou moyen terme une reprise de la croissance. Force est de constater que le chemin à faire  est long et difficile et  que tous les congolais devrons faire des efforts. Un défi herculéen mais pas impossible à surmonter.  Cela est possible avec un changement radical des mentalités, des hommes patriotiques  aux commandes.  C’est pourquoi, il est totalement exclut que certains  payent  le prix fort pour des pilleurs des biens de l’Etat, des fossoyeurs de l’effort national, des corrupteurs invétérés  constitués en une organisation mafieuse pour détourner  les dividendes du peuple.

 

Jean-Claude BERI : www.dac-presse.com

…………

 

(2) : Réponses du Président du DAC face à la situation politique Congolaise : http://www.dac-presse.com/actualites/a-la-une/politique/249-reponses-du-president-du-dac-face-a-la-situation-politique-congolaise.html

 

(1)Taux de chômage BIT

Mise à jour le Mardi, 15 Mars 2011 07:38 Écrit par Léonard Nabassemba Mardi, 15 Mars 2011 07:29

Centre National de la Statistique et des Etudes Economiques (CNSEE)

 

Taux de chômage au sens du BIT (%)

 

15 - 29 ans

30 – 49 ans

50 - 64 ans

Ensemble (15 – 64 ans)

Hommes

Femmes

Chômage élargi (15 - 64 ans)

Brazzaville

27,4

14,8

4

17,6

13,5

20,5

28,6

Pointe Noire

21

9,1

9,3

13,4

11,5

15,8

32,1

Urbain Congo

25

12,7

5,4

16,1

13,9

18,3

26,6

Commenter cet article

Archives

À propos

DAC - le portail d'information de l'association Développer Autrement le Congo (DAC).