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29 Sep

Congo-Brazzaville : L’Armée congolaise n’existe plus.

Publié par Berijc

 

 
Congo-Brazzaville : L’Armée congolaise n’existe plus.
 
 
L’Armée congolaise est une armée de façade, dépourvue de moyens et incapable d’assurer l’intégrité territoriale du Congo-Brazzaville en cas d’agression extérieure, sa mission première.
L’Armée congolaise sans moyens conséquents en dépit du plus gros budget de l’État congolais qu’elle a toutes les années, n’a en son sein que des figurants allant des Généraux, aux Colonels et aux hommes de rang qui ne sont pas de la tribu mbochi de l’axe Ollombo-Oyo-Boundji. Le plus gros du budget de l’Armée congolaise va à la Garde républicaine clanique, à la Sécurité présidentielle et au Service de protection des hautes personnalités.
Notre Armée congolaise est réduite à la portion congrue. Mais, il faut savoir qu’en 1991, c’est le Général de Brigade Jean-Marie Michel Mokoko, Chef d’état-major général d’alors, un officier républicain, qui avait dit à monsieur Denis Sassou Nguesso, Président de la République, que : « S’il ne permettait pas la tenue de la Conférence nationale souveraine, l’Armée nationale ne pourrait plus assurer sa sécurité ». L’homme pris peur et il lâcha du lest. L’Armée républicaine avait pris ses responsabilités en 1991. C’est un fait marquant qui explique ce que le peuple congolais vit aujourd’hui.
Des manœuvres scabreuses se déroulent en ce net moment afin de permettre l’implantation de la milice Wagner au Congo-Brazzaville. Monsieur Denis Sassou Nguesso n’a plus confiance en l’Armée congolaise qui lui avait tordue le bras en 1991.
 
L’homme a beaucoup appris lors de sa traversée du désert de 1992 à 1997 afin de remodeler à sa manière cette Armée congolaise qui avait osé le braver.
Monsieur Denis Sassou Nguesso maitrise le système sécuritaire du Congo-Brazzaville à travers trois structures :
 
La garde républicaine à majorité clanique, normalement sous la direction du ministre de la Défense et du Chef d’état-major général ;
La sécurité présidentielle avec des policiers et les agents des renseignements généraux acquis à la cause du pouvoir en place, sous la supervision de ministre de l’Intérieur, un fidèle parmi les fidèles.
 
Le service de protection des hautes personnalités qui est dans le giron de la présidence de la République, donc sous la seule supervision de monsieur Denis Sassou Nguesso.
 
Fidèle à sa maxime, « diviser pour mieux régner afin de survivre », ces trois entités n’ont qu’une entente de façade qui aboutit à une absence de coordination. Nous avons des militaires dans ce contexte qui se battent et se haïssent pour avoir les faveurs de l’Empereur, le seul maître.
 
Ces trois structures sont les mieux dotés en armement que l’armée congolaise à la tête de laquelle le Général de Division Guy Blanchard Okoï ne joue qu’un rôle de pantin tant ses prérogatives se résument à décorer d’autres militaires, à assurer la gestion du personnel et l’intendance. Le Général de Division Guy Blanchard Okoï, le Chef d’état-major général, qui ne contrôle rien dans l’Armée congolaise est de fait le subalterne du Général de Brigade Serge Oboa, directeur de la sécurité présidentielle. Le Général de Division Guy Blanchard Okoï est réduit à un simple rôle de Chef de service.
L’état-major congolais est une caisse de résonnance, un secrétariat de la Garde républicaine et de la Sécurité présidentielle. La stratégie militaire et la formation sont assurées par ces deux derniers organes ci-dessus cités, d’où le recrutement anarchique opéré par le Général de Brigade Serge Oboa qui ne respecte pas les us et coutumes de l’Armée congolaise qui a fait de lui ce qu’il est devenu.
 
L’Armée congolaise a un service de recrutement sous la direction du ministre de la Défense et du Chef d’état-major. En tant Général de Brigade, monsieur Serge Oboa se doit de respecter l’institution qu’est l’Armée congolaise. Quand l’on ne reste pas l’homme, l’on ne respecte pas l’institution. En tant que démocrates, monsieur le Général de Brigade Serge Oboa nous vous respectons d’avoir été élevé à ce rang de général de Brigade pour l’armée congolaise et non pour un clan.
 
Non content d’avoir dans sa garde rapprochée que des militaires de sa tribu, il faut y ajouter les anciens militaires de la DSP (Division spéciale présidentielle) de Mobutu naturalisés congolais, les éléments la milice Interahamwe Hutus du Rwanda, les chefs rebelles de la RCA (République centrafricaine) les anti-balaka et maintenant se profile à l’horizon les mercenaires Wagner connus par leur barbarie. Cet attelage fait de bric et de broc préfigure la future structure militaire de l’armée privée de monsieur Denis Sassou Nguesso qui permettra la transition héréditaire du pouvoir au Congo-Brazzaville. Dépourvus d’empathie et n’ayant aucune attache au Congo-Brazzaville ces soudards ne vont pas hésiter à tirer et à massacrer le peuple congolais en cas de soulèvement populaire. C’est le chemin direct pour l’ascension à la magistrature suprême par le sang, comme d’habitude au Congo-Brazzaville. Qui veut la paix prépare la guerre.
 
Monsieur Denis Sassou Nguesso avait déjà eu dans le passé comme garde rapprochée des Cubains.
En 2021, monsieur Denis Christel Sassou Nguesso, ministre de la Coopération Internationale et de la Promotion du Partenariat Public-privé, avait rencontré à Istanbul en Turquie les responsables de Wagner. Le 23 septembre 2022 monsieur Denis Christel Sassou Nguesso en compagnie du vice-ministre russe de l’Énergie Pavel Sorokin avait été reçu par monsieur Denis Sassou Nguesso.
Le peuple congolais doit boire le calice jusqu’à la lie en n’ayant ni eau potable ni électricité ni structures sanitaires viables. L’école a été détruite pendant que leurs enfants sont scolarisés dans les établissements en Occident.
Nonobstant nos milliards de francs CFA, Brazzaville et Pointe-Noire figurent parmi les villes les plus sales du monde.
 
Monsieur Denis Sassou Nguesso vit dans sa bulle à Oyo, la capitale politique du Congo-Brazzaville, où l’eau potable coule à volonté, de bonnes structures solaires à Édou, l’électricité est gratuite. Il y’a un hôpital soi-disant moderne dans lequel ils n’osent pas se faire soigner en préférant des évacuations sanitaires. À tout ceci il faut ajouter 4 palais somptueux existant à Oyo et le cinquième en construction. Il existe également une banque centrale à Oyo, à la disposition de monsieur Denis Sassou Nguesso, le distributeur automatique des billets (DAB), d’où le scandale de 1 milliard 190 millions de francs CFA retrouvé sur l’opposant gabonais. Voilà à quoi servent les 2000 milliards francs CFA inespérés des recettes pétrolières dans la République des copains et des coquins. Pendant ce temps, le peuple congolais croupit dans la misère. La gestion des recettes pétrolières au Congo-Brazzaville est un domaine réservé de l’épicerie familiale Sassou et Nguesso.
 
Nous nous posons déjà la question sur ce qu’il allait advenir des 2000 milliards de francs CFA hors budget national. Nous sommes maintenant édifiés par le peu d’orthodoxie financière, le vol et la gabegie des dirigeants congolais actuels quand le peuple congolais souffre l’enfer sur la terre des hommes.
« Si tu tues pour devenir un leader, tu continueras à tuer pour rester un leader et le peuple va continuer à souffrir » disait Goodluck Jonathan, ancien président du Nigeria.
C’est ce que vit le peuple congolais au jour le jour.
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Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA
Congo-Brazzaville : L’Armée congolaise n’existe plus.
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