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23 Mar

PRESIDENTIELLE CONGO-BRAZZAVILLE : Quand SASSOU refuse le verdict des urnes

Publié par Berijc

PRESIDENTIELLE CONGO-BRAZZAVILLE : Quand SASSOU refuse le verdict des urnes

 

Allons seulement !!! Tel était le mot d’ordre lancé par ces messieurs qui pataugent dans le déni et la tricherie. Ils étaient tellement sûrs, quel que soit le résultat, ils finiront par mettre en application leur plan machiavélique, peu importe le prix du sang et des larmes des Congolais, pour se déclarer vainqueurs. Mais c’était sans compter contre la volonté inébranlable d’un peuple assoiffé de justice d’égalité et surtout d’une jeunesse assoiffée de se libérer des fourches nuisibles d'un régime tyrannique et tribal,  du changement démocratique (alternance), des emplois et de liberté.

 

Le 20 mars 2016, les partisans du dictateur ont été plus que surpris par le degré du désaveu de leur poulain. Les lampions se sont éteints sur une campagne électorale marquée par de nombreuses intimidations, arrestations et surtout des invectives qui n’honorent pas l’homme politique congolais.

On est passé des propos diffamatoires accusant les membres de l’opposition de vouloir fomenter des coups d’état sur des propos malveillants sur leur probité morale. Mais la sagesse des (cinq candidats) membres de l’opposition a permis d’élever le débat politique en le concentrant sur l’explication au peuple de leurs projets de société respectifs.

Ce n’est donc sans surprise qu’ils ont été plus proches du peuple que ceux qui manipulent l’opinion par des artifices éphémères et parfois mortifères. Mais le plus dur n’est pas de vaincre SASSOU NGUESSO, car ce dernier était déjà vaincu. Mais de combattre dès à présent le système qu’il savamment orchestré et mis en selle pour contrôler tous les leviers du pays.

C’est ce système aujourd’hui qui se bat pour le maintenir au pouvoir. Un système dont les tenants sont prêts à tout usurper la victoire à KOLELAS et MOKOKO. En effet, de sources concordantes relayées par les chancelleries du monde entier qui ont suivi de près le premier tour, tout donne vainqueur l'opposition en plébiscitant deux de ses meilleurs candidats. Le président sortant serait en mauvaise posture. Nous attendons les pourcentages officiels. De sources sures GUY BRICE PARFAIT KOLELAS aurait fait le plein dans le POOL et àBRAZZAVILLE.

Le peuple congolais s’est fortement impliqué dans l’organisation de la présidentielle du 20 mars 2016. Il était à tous les niveaux du processus électoral, depuis les participations massives au meeting jusqu’à l’observation du scrutin en passant par la sensibilisation des électeurs avec le mot d’ordre « JE VOTE, JE RESTE ».

Le peuple a démontré sa volonté sans faille qu’il souhaitait un changement maintenant par une compétition apaisée.

C’est maintenant qu’il nous faut constituer un front uni contre ce système odieux, autoritaire, tribal, corrompu, sanguinaire, pilleur, voleur et sans âme. Nous, en appelant au peuple et particulièrement aux juristes de travailler à la « manifestation de la vérité qu’on tente de nous voler ». Quitte à faire usage de la force si le mauvais perdant refuse de lâcher le fauteuil présidentiel qu’il vient de perdre à l’issue de ce premier tour.

Nous, en appelant également au commandement militaire qui continue de jouer à l’anguille. Les faits sont là, SASSOU a perdu devant le verdict des urnes. Le peuple tunisien a fait preuve d’une témérité et d’un courage inouï en menant un combat sans faille pour recouvrir sa liberté et sa dignité longtemps bafouées par un système tyrannique. Il a réussi à mettre à genoux un pouvoir tribal, autoritaire et corrompu. La communication de ce jour 22 mars 2016 déclarant Denis Sassou NGuesso entête des résultats partiels avec 67,02% veut prendre des congolais de court. Aucun Congolais n’est surpris car la transparence des élections n’est pas au menu de ce régime militaro-tribal et tyrannique.

Vouloir voler la victoire du peuple qui s’est exprimé librement, c’est vouloir pérenniser ce système odieux rejeté par les congolais dans leur majorité. Les tractations en cours sont simplement inacceptables et totalement immorales. Les caciques du PCT en l’occurrence auraient demandé aux deux (MOKOKO et KOLELAS) de discuter avec SASSOU pour trouver une porte de sortie honorable pour ce dernier. Cette armée dont on croyait se rangerait du côté du peuple s’organise dès à présent au soutenir l’absurde. On ne monnaye pas la victoire du peuple.

 

A l’heure où nous mettons en ligne ce papier le CNEI et CTE ont chacun des résultats très contradictoires. Pour la CNEI, Sassou aurait remporté les élections selon les tractations suite au dépouillement obscur organisé dans des cellules sécrètes à l’abri des regards, 13 % Ce que conteste bien évidement la CTE dont les résultats mettraient aux coudes à coudes MOKOKO et KOLELAS. En attendant les quelques résultats de la partie Nord ( Ewo ) pour se prononcer définitivement si c’est MOKOKO ou KOLELAS qui serait en tête. Ce qui est sûr et certain, les deux candidats seront au deuxième tour. Mais on est pas à l'abri des manigances dictatoriales de SASSOU.

Cette information crée le tsunami dans le camp de SASSOU qui exige d’être au second tour quitte à perdre au second. Cet affront est ressenti comme une humiliation et ne passe pas. De ce fait, les officines militaires de SASSOU.

 

Le peuple congolais vient d’écrire une des plus belles pages de l’histoire du Congo que le clan Sassou veut lui voler. Il a fait preuve d’un degré de courage et de maturité qui honore notre pays, longtemps humilié et dénigré par ces 32 années de dictature et de règne sans partage. Ce peuple très hospitalier s’est maintes fois distingué dans l’histoire par sa profonde tolérance, son ouverture d’esprit et ses potentialités que ce soit sur les plans culturels, littéraires,...

 

Ce 20 mars 2016, le message du peuple congolais est clair et sans appel :

* On ne veut plus d’un pouvoir tribal, paresseux et autoritaire

* On ne veut plus de la mainmise du PCT sur l’appareil d’état

* On veut de vrais représentants élus à la tête de l’Etat, de l’Assemblée et des instances dirigeantes

* On veut une transparence totale dans les élections et dans les décisions

* Il faut lutter et réprimer toutes formes de tribalisme, de corruption, de clientélisme, et de favoritisme

* On exige des poursuites pénales à l’encontre des corrompus et tous ceux qui ont saigné les finances du Congo

Pour concrétiser ces objectifs et répondre aux aspirations, il faut entre autre :

* Éviter les dérives autoritaires qui sont les prémisses d‘une dictature répressive en instaurant un contre-pouvoir qui contrôle.

* Créer une véritable opposition et non une façade non représentative des couches populaires pouvant être utilisée comme épouvantail au gré d’un pouvoir central.

* Amorcer une réforme urgente de la constitution telle que voulue par Parfait KOLELAS à travers « le plan Parfait », afin d’évoluer vers un régime moins présidentiel ; le futur président devra rendre des comptes au peuple et à ses représentants de l’Assemblée.

* Répartir les pouvoirs entre le législatif et l’exécutif, afin qu’un contrôle rigoureux puisse s’établir.

 

Nous devons éviter les erreurs du sassouïsme. Il est très important de prendre du recul, d’avoir un regard éclairé sur l’évolution des faits afin d’éviter les nombreuses erreurs du régime tyrannique de Sassou. Il faut « puiser dans les cendres du passé la flamme de l’avenir » disait Jean Jaurès. Il est important de rafraîchir les mémoires et de remonter aux constats faits pendant la Conférence Nationale Souveraine.

Osons espérer, dans les jours à venir que Sassou Nguesso aura à mettre de côté son attrait personnel du pouvoir et son égoïsme pour épargner le sang et les larmes des Congolais et surtout comme l’avait dit le général Charles de Gaulle : « Quant au pouvoir, je ne saurais, en tout cas, quitter les choses avant qu'elles ne me quittent. »

 
 
Jean-Claude BERI
contact@dac-presse.com
 
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