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DAC - le portail d'information de l'association Développer Autrement le Congo (DAC).

25 Jul

Le FESPAM un gouffre à sous sans grand apport sur le développement de la culture congolaise

Publié par Berijc

Le FESPAM un gouffre à sous sans grand apport sur le développement de la culture congolaise

 

 

Comme les années précédentes, le FESPAM avec un budget revu cette année, soit un peu plus de 5 milliards, vient de fermer ses portes. Un saignement de plus pour le Trésor Public.

Sensé promouvoir la culture africaine en générale et congolaise en particulier, cet événement est devenu une mine d’or pour quelques apparatchiks du pouvoir qui s’en sont accaparés pour enrichir leurs affaires douteuses (Maîtresses, hôtels particuliers, voyages, des dotations insensées entre musiciens conciliants…)

L’on se demande sur les 5 Milliards, plus de 3 Milliards vont droit dans les comptes de loueurs des matériels de sono, de chapiteaux, des chaises et de surcroît ce sont des entreprises gérées par les enfants de l’actuel dictateur.

Les musiciens congolais étant très faiblement rémunérés désertent de plus en plus les scènes. Laissant la place à une pléiade de musiciens étrangers payés à coup de millions de F. CFA pour quelques minutes de scènes. Je me demande où se trouve la notion de promotion de la musique congolaise ?

Cet évènement souvent décrié par la population par son budget astronomique d’année en année (6 milliards de CFA de budget estimé pour l'édition 2015) et dont les musiciens congolais n’en tirent aucun profit. C’est une messe pour le dictateur Sassou Nguesso où beaucoup des musiciens viennent pour chanter ses louanges. Qui peut dire aujourd’hui que le ministère congolais de la Culture apporte un soutien aux musiciens congolais dans l’exercice de leur activité ?

Entre les danseuses de l’autre rive invitées en grands nombres pour exhiber des danses non moins conventionnelles pour ne pas dire obscènes, les conditions de sécurité et l’accueil du public qui sont déplorables.

Cet évènement est un gouffre à sous sans grand apport sur le développement de la culture congolaise.

Des jeunes mécontents ont failli gâcher la clôture du Fespam

La cérémonie de clôture du Fespam (Festival panafricain de musique), mercredi 22 juillet 2015, au Stade Félix Eboué, à Brazzaville, s’est déroulée dans un climat plus électrique que jamais, avec des cris de jeunes qui voulaient exprimer leur mécontentement au gouvernement aux aux organisateurs.

Alors qu’il prononçait le rituel solennel de clôture, au nom du président de la République, le ministre d’Etat Florent Ntsiba, avec à ses côtés, le ministre de la culture, Jean-Claude Gakosso, a eu du mal à faire entendre sa voix, tellement les jeunes criaient. A deux ou trois reprises, il a été empêché par des cris des jeunes. Mais, le ministre d’Etat Ntsiba a gardé son sang-froid et a poursuivi son allocution.

En tout cas, à travers des cris et des insultes, des jeunes ont exprimé leur ras-le-bol qui a failli gâcher la fête.

La dixième édition du Fespam, organisée avec un budget cisaillé, s’est, finalement terminée avec des huées du public, laissant la place à la préparation de la onzième.

Jean-Claude Beri

 

Le FESPAM un gouffre à sous sans grand apport sur le développement de la culture congolaise
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