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DAC - le portail d'information de l'association Développer Autrement le Congo (DAC).

27 Apr

Denis Christel Sassou Nguesso dit « Kiki » : Les prémices d’un échec annoncé

Publié par Berijc

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un fait, il faut le dire, qui ne surprend personne, car n’étant pas nouveau sachant que c’est le même scénario qui se reproduit depuis plusieurs campagnes du PCT et en particulier chez les membres du clan Sassou. Mettre la charrue avant les bœufs est malheureusement le leitmotiv de ses pseudos leaders du PCT  ayant comme projet que le balisage de terrain à coups de milliards.

 

A force de jouer en eaux troubles, « l’enfant roi » nommé Kiki Nguesso oublie que le nageur prend le risque de se noyer. Ainsi pourrait-on résumer l’échec de ce qui paraissait être le grand meeting de Pointe-Noire convoqué par le clan Mwana  Ndéya. La situation dans laquelle s’est retrouvée les fameuses forces du clan Kiki relève être délicate.


Ce n’est pas parce qu’on s’appelle Christel Denis Sassou que le peuple vous suivra les yeux fermés. Aujourd’hui ce peuple souhaite avoir des femmes et des hommes intègres exemptés de tous soupçons, ni malversations à la tête de l’Etat. Dans un pays sérieux où les droits et règlements de la république sont respectés ; de la chronique politique à la chronique judicaire, il n’y a qu’un pas pour les affidés du clan Sassou.

Il se trouve que votre cas, Kiki Sassou, sans aucune animosité, ni esprit partisan,  appelle plus à une discussion avec les juges qu’avec le peuple pour : « détournement des fonds publics, corruption, enrichissement illicite… ». Vous devriez être accusé d’avoir illégalement acquis par le biais de montages financiers complexes, en votre qualité de directeur de l’aval pétrolier de la SNPC et de président du conseil d’administration de la CORAF, un patrimoine constitué de sociétés au Congo et à l’étranger, de comptes bancaires, de propriétés immobilières et de voitures de luxe… Il faut bien qu’un jour, la justice du Congo, puisse regarder de fond en comble l’écart consubstantiel entre vos « revenus légaux » et l’origine illicite de votre patrimoine.

Les congolais ne sont pas dupes, car ils comprennent pourquoi le fils prend fait et cause pour le père pour le changement de la constitution de 2002. Une réforme qui permettrait à Denis Sassou Nguesso de se présenter pour un troisième mandat en 2016. Kiki Sassou s'est exprimé, ce dimanche, à l'occasion d'un meeting d'associations des jeunes et des femmes de la « majorité présidentielle » à Pointe-Noire, cyniquement appelées la « Dynamique pour l’émergence d’une nouvelle République ».


Ce qui s’est passé ce dimanche 26 avril 2015 à Pointe-Noire, ce ne sont que les prémices d’un échec annoncé. Malgré vos multiples milliards noyés dans la corruption, le peuple vous a répondu à sa manière. Comme quoi vous ne pourrez pas museler éternellement tout un peuple.

 

Kiki Christel Sassou Nguesso ou le discrédit d’un homme

 

La défaillance politique de son géniteur sera toujours quoique l’on dise ou fasse un boulet aux pieds de celui qui rêve dans son coin vouloir succéder à son père. Même si l’on s’accorde à dire qu’un homme ne doit pas jeter le discrédit sur tout le monde.

Le consensus qui se dessine dans la classe politique Congolaise rehausse cette campagne à venir  qui commençait à ne plus intéresser nos compatriotes. Les maîtres mots sont : équité, probité, avoir les mains propres, transparence… En tout cas même dans son propre camp, le PCT, cette décision d’organiser ce meeting à Pointe-Noire dans le contexte aussi tendu que maintenant surtout sans le plein consentement des caciques du PCT n’était pas une bonne chose. 

Si l’échec de la réforme constitutionnelle tant souhaitée par les affidés du clan Sassou échoue, Kiki Christel Sassou Nguesso serait pressenti pour être le candidat officiel du PCT en remplacement de son père. Kiki serait-il simplement très mal entouré par son équipe de campagne ? D’après ce constat,  cette dernière n'étant pas à la hauteur, a fait passer visiblement son candidat pour un opportuniste sans scrupule. Avec ce comportement ne va-t-il pas devenir le vilain petit canard de la politique congolaise ?  


Quant à la majorité des autres candidats, drapés dans une dignité consensuelle, ils ne veulent en aucun cas bouleverser cette unité même d’apparence.
Cela ne fait que  créditer les sulfureuses rumeurs, relayées par les médias hexagonaux, et aux affaires révélées au fil des jours. Ainsi s’annonce  la campagne électorale pour la présidentielle congolaise de 2016.  

Toutefois le peuple déplore ce qu’il appelle  déjà une campagne  de père en fils. Cela pourrait être le slogan de campagne de Christel Sassou Nguesso si ce dernier vise à briguer la succession de son père. Les hués et les sifflements de ce dimanche sont là pour en témoigner. Pour l’heure il se mouillerait encore pour que son père brigue un troisième mandat. Le meeting qui s’est déroulé au rond-point Lumumba a transformé la place en une forteresse infranchissable par un cordon sécuritaire de la gendarmerie et les forces spéciales de la garde républicaine. Cela en dit long sur la quiétude qui plane du côté du pouvoir.


La dynastie ne semble d'ailleurs pas prête à s'arrêter là non plus ! Après Christel, ne soyez pas surpris d’apprendre l’organisation d’un grand meeting de JJ BOUYA, ou Willy Nguesso, mais surtout Jean Dominique OKEMBA ou autres dans les prochains mois.

L'argument financier n'est pas négligeable pour attiser les appétits. Si la fortune clanique est aujourd’hui difficilement quantifiable, elle reste estimée en milliards de FCFA, du fait de la production d'hydrocarbures que l’épicerie Sassou a su faire fructifier avantageusement, selon les spécialistes.

Voilà dix-sept ans, on assiste à une étourdissante succession de mariages entre les enfants de l’élite dirigeante congolaise, une méthode pour consolider des alliances entre clans. Ne vous s’y trompez pas les caciques du régime ont la ferme intention de prendre définitivement le contrôle du pays.

Le dilemme de certains compatriotes du Kouilou

Les propagandistes officiels du clan Sassou s’en donnent à cœur joie, à Pointe-Noire en exhalant à l’actif du pouvoir, des bilans, pour le moins, filandreux et des perspectives mirobolantes, comme si les populations concernées n’avaient que leurs oreilles pour écouter, sans yeux pour voir, et, sans jugeote pour apprécier, quoique l’ironie se lisait dans les regards perdus. Toujours, la vieille propagande, qui proclame, en bien, ce qui n’en est pas, et, tait ce qui est mauvais.

Si Kiki est venu organiser son 1er meeting à Pointe-Noire, cela n’est pas un fait de hasard.  A Pointe-Noire et dans le Kouilou, de façon globale, la conscience de certain de nos compatriotes qui refusent de voir la vérité en face est chloroformée par les membres du clan Sassou. Avant le passage de Kiki, c’est Antoinette Sassou-Nguesso, la première dame, a été dépêchée, à Pointe-Noire, le 25 mars 2015, munie d’une grosse caisse noire d’un milliard de F CFA (1,5 million d’euros) pour nguiriser.

Concomitamment à cette nguirisation à outrance,  le samedi 25 avril 2015, un groupe de congolais sans moral et bien « nguirisé » appelé cyniquement les  « Sages et cadres de Pointe-Noire et du Kouilou » ont été reçu par Denis Sassou Nguesso. Après avoir reçu leur part de nguiris, ils ont exigé le changement de la constitution du 20 janvier 2002. Ceux qui réclament à cor et à cri le changement de la constitution, ont-ils oublié la gestion chaotique de Pointe-Noire et de l’hinterland du Kouilou ? Comment comprendre que cette région qui regorge la majeure partie des ressources pétrolières et minières de notre pays n'a pas d'hôpitaux modernes, pas d'universités, pas d'infrastructures fiables ?


Pointe-Noire et le Kouilou n’ont pas des lycées d’excellence, ni d’universités. Comment atteindre l’émergence d’ici à l’an 2025, tant déclamée mais non assumée, avec une ou deux universités, seulement, concentrées dans la capitale politique ? Le procès de la production se tiendra-t-il seulement à Brazzaville ou partout dans le pays ?


Et que dire du Lycée général qui fait, cruellement, défaut, dont on parle depuis belle lurette pour l’intérieur de la région du Kouilou, comme c’est le cas d’autres régions du pays ?


Comment peut-on comprendre que la ville de Pointe-Noire qui est la capitale économique du pays soit insalubre, il manque d’eau potable, l’électricité est soumise quotidiennement aux délestages, il n’y a pas des égouts, les caniveaux ne sont pas curés, les immondices sont partout dans la ville, il n’y a pas un service technique de voirie pour mettre la ville aux normes basiques d’hygiène… ? Pourquoi autant de désinvolture, chaque fois, qu’il s’agit de projets de développement propres à cette région, de ses infrastructures routières, scolaires, sanitaires, de ses travaux d’assainissement urbain, etc. ?

Sassou-Nguesso peut-il s’expliquer, par exemple, sur son aversion viscérale à examiner le projet du barrage du Kouilou, qui aurait pu être, on le sait, la clef de voûte du développement intégré de notre pays, et servir de source irremplaçable d’énergie à toute l’Afrique centrale et australe ? 
Est-ce que le changement de la constitution et un troisième mandant de Sassou Nguesso apporteront des solutions idoines à la gestion cauchemardesque et chaotique de la ville océane ?


Les fameux « Sages et cadres de Pointe-Noire et du Kouilou » ont-ils oublié que c’est Denis Sassou Nguesso, qu’ils font aveuglement les éloges aujourd’hui, avait refusé la ristourne de 1% des recettes pétrolières pour le développement du Kouilou ?

La proposition du COK (Collectif des originaires du Kouilou) qui s’inscrivait, rationnellement, dans le cadre de la décentralisation, devait s’étendre à d’autres régions productrices de ressources du sous-sol comme, bientôt, la Cuvette avec son pétrole en phase d’exploration, afin de faire fonctionner les structures décentralisées sans, forcément, recourir à L’Etat central.


Pointe-Noire, à l’image de tout le Congo est à l’image d’une chique à l’orteil qui répand la douleur jusqu’à la tête, un mal de dent affaiblit tout l’organisme et il n’est pas de bonne politique de négliger une partie d’un tout.

 

 

 

 

Comme Denis Sassou Nguesso veut en sorte que toutes les régions du Congo soient logées à la même enseigne, comme ce qui se fait, actuellement, le problème serait mal résolu parce que mal posé. Car, c’est de la diversité des situations que naissent l’émulation et le progrès.


Mais ce comportement ne nous étonne pas connaissant le passé politique de notre pays. Déjà hier, Jean-Pierre Thystère Tchikaya, (paix à son âme), s’en était, déjà, ému, qui disait :" le pétrole, les habitants de Pointe-Noire n’en sentent que l’odeur, car ils ne le voient pas."


Aujourd'hui alors que le peuple est résolument debout pour dire non à un changement de la constitution, non à un référendum et oui à une alternance démocratique dans notre pays, certains ressortissants égoïstes du Kouilou, imbus par leurs intérêts personnels, prennent le chemin contraire et soutiennent le projet macabre de Denis  Sassou Nguesso consistant à vouloir changer une constitution sur laquelle il a prêté serment en 2002 et 2009.


La population du Kouilou devrait être à la pointe de l'indignation et de la contestation quand on sait combien les recettes provenant de cette région contribuent à l'enrichissement illicite des dignitaires du PCT et de la famille Sassou.

Nous osons croire que ce n'était qu'un petit échantillon d'un groupe à la solde de Sassou Nguesso et non une expression majoritaire de la population de cette région qui doit faire partie de la république et qui doit contribuer à la bonne marche de la démocratie pluraliste dans notre pays.


En s’obstinant inlassablement dans ce projet macabre de changement de la constitution dans le Kouilou et Pointe-Noire, le PCT et ses affidés sont entrain de tronçonner  aveuglement la poule aux œufs d’or du Congo.


Le PCT transformé en Parti clanique construit une dynastie de jeunes politiciens unis par des liens familiaux et commerciaux extrêmement étroits, mais il dément toute présomption de népotisme. Christel Denis Sassou Nguesso n’est plus au moins que le signe de la dérive autoritaire du régime de son père. Chrsitel Denis Sassou Nguesso, s'il est le fils de son père, à  ce que le peuple  sait  le Congo, n'est pas une monarchie et donc sa légitimité pose problème.

« Qu'il s'en aille, sa place n'est pas au palais en tout cas au vue des conditions de son accession au pouvoir » dit ce congolais qui a assisté au meeting du dimanche à Pointe-Noire.

D’ailleurs il l’a bien compris et se remet à nouveau à son géniteur « Je partage intégralement cet engagement, c’est pourquoi dès mon retour à Brazzaville, je me ferai l’agréable devoir de transmettre l’option consignée dans votre déclaration, à son Excellence monsieur Denis Sassou-Nguesso, président de la République du Congo » dixit Christel Denis sassou Nguesso

Il apparait évident  que les Congolais prouvent encore une fois que ce sont  des  citoyens responsables et matures. Ils s’opposeront jusqu’à la dernière goutte de sang à un quelconque favoritisme, ni acharnement à vouloir leur imposer un Christel Sassou à la tête de l’Etat. Si ce dernier a le droit en tant que congolais,  d'être candidat à la présidentielle qu'il le fasse dans les textes et lois prévus.


Aujourd’hui, il apparait clairement et de plus en plus évident que dans l’opinion publique congolaise, tous rejettent toute tentative ou hégémonie d’une succession familiale.


La tension est en hausse constante et en plus la proportion de citoyens qui croient de moins en moins à la possibilité d’une solution négociée à la crise au regard de l’obstination des affidés du clan Sassou de se maintenir coût que coût au pouvoir au-delà de 2016 au Congo. Ils veulent trouvent des alibis en allumant les brassiers et évoquer l’excuse de la situation politique qui se détériore dangereusement un peu partout sur l’ensemble du territoire congolais.

Notre salut en tant que congolais ne doit pas simplement être le choix entre l'exil  ou  faute d'autres choix. Notre espoir doit se construire chez nous avec nous et pour nous.

C’est pourquoi ces vautours qui se régénèrent de père  en fils doivent partir et le peuple congolais doit tout faire pour qu'ils s'en aillent. C'est le prix à payer pour sortir de cette misère économique et sociale dans laquelle le peuple est plongé.

Jean-Claude BERI

Denis Christel Sassou Nguesso dit « Kiki » : Les prémices d’un échec annoncé
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