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DAC - le portail d'information de l'association Développer Autrement le Congo (DAC).

01 Jun

Discours du Président de l’association DAC (Développer Autrement le Congo) au Meeting du 31 mai 2014 pour dire NON A LA MODIFICATION OU AU CHANGEMENT DE LA CONSTITUTION du 2 janvier 2002

Publié par Berijc

Jean Claude BERI

Mesdames, Messieurs,

Chers Président des et représentants des associations,

Chers compatriotes et amis,

 

Au nom de la l’Association DAC (Développer Autrement le Congo), je prends la parole dans cette auguste assemblée, pour tout d’abord, vous souhaiter la bienvenue à Lyon, ville de Lumière et berceau de la Résistance congolaise car c’est ici à Lyon, que naquit le 20 Octobre 1998 le premier mouvement de la Résistance congolaise baptisé (la RESCO) pour défendre la République et la Restauration de la démocratie au Congo en mettant en lumière, l’autocratie de Mr Sassou Nguesso.

 

Aujourd’hui, 17 ans après, la mobilisation pour un Congo Libre et démocratique a dépassé la sphère Lyonnaise pour devenir  une exigence de la diaspora congolaise toute entière. C’est pour moi un grand sujet de satisfaction de découvrir la permanence de nos convictions les plus anciennes. Pour ce qui a trait à l’essentiel, je n’ai jamais  trouvé d’occasion de changer d’opinion. L’apparence du Congo change d’une année sur l’autre selon les dires de Mr Sassou Nguesso, comme les paysages revêtent un habit différent, mais je remarque que la vérité est  toujours vraie : le Congo va toujours MAL et, jamais je ne regretterai quelques déclarations emphatiques qu’elle ait pu susciter chez moi.

 

Chers compatriotes et amis,

Nous sommes réunis aujourd’hui, pour parler du Congo et surtout, de son avenir. Parler du Congo ! C’est un exercice simple. Pourquoi me diriez-vous ? Je vous répondrai, parce que  le CONSTAT du Congo de Denis Sassou Nguesso est clair comme l’eau du fleuve : c-à-d : Cafardeux.

 

Les Congolais du 21é  siècle ont les traits creusés, la chevelure, la barbe et les yeux fous. Le guide suprême Mr Sassou  Nguesso voulait en faire des mutants de la ‘’nouvelle espérance’’, hélas ! Il en a fait des zombies à cause d’une éternelle désespérance. La paix et la stabilité d’un pays reposent sur la démocratie. Or, depuis la mise entre parenthèses de la jeune démocratie congolaise en 1997 avec le coup d’État sanglant et particulièrement traumatisant  pour le peuple, le Congo-Brazzaville navigue dans des eaux troubles sans aucune cohérence politique pouvant rassembler ses filles et fils. Nous sommes passés d’un état démocratique à une dictature installée dans la fraude, la manipulation, la corruption généralisée, le chômage à grande échelle, la dépravation des mœurs, la barbarie et l’intimidation du peuple par des arrestations arbitraires, le viol de nos libertés fondamentales, le règne des étrangers, le recours à des pseudo-institutions anticonstitutionnelles comme « le Comité des sages » dans le but d’assouvir les intérêts égoïstes d’un homme qui veut se maintenir à vie au pouvoir. C’est la débine et pourtant, le pays est riche de son sous-sol et de son sol que M. Sassou  bradent aux vieux colons blancs européens et  sud africains quel gâchis !

 

Le peuple vit dans une atmosphère de peur, de suspicion et de découragement. Le Congo est devenu un pays de honte. Nous ne pouvons plus rire des autres pays, nous ne pouvons plus nous enorgueillir de rien, nous sommes devenus des bêtes de proie, affamées et voraces et d’un pedigree obscur. Le Congo ! C’est une contrée des arsouilles. Les choses et les hommes deviennent de plus en plus fous à cause de la dictature de M. Sassou.  Délestage après délestage, le courant aussi est devenu fou. . Le Congo est devenu un pays de tous les dangers

 

 

 

 

Ce qui est plus grave c’est que le Congo aujourd’hui, est orphelin d’avenir par la seule faute de celui-là même qui a écrit : « rien n’est plus grave, pour un peuple, que de perdre foi en son avenir. C’est souvent parce qu’on l’a trompé. » Sassou in ‘’le manguier, le fleuve et la souris’’ P 18. Les écrits et les faits étant têtus, voilà le ‘’romancier ‘’ M. Sassou pris en flagrant délit de tromperie envers le peuple Congolais et ce, depuis des décennies. Sans scrupule, il veut encore vouloir tromper le peuple Congolais en 2016 parce qu'il a un tel appétit du pouvoir qu'il ne peut envisager sa retraite anticipée. Voici plus de 30 ans que Mr Sassou est à tête de l’Etat congolais. Il considère son œuvre comme incomplète, partielle, inachevée… Mais en combien d’années de pouvoir Mr Sassou  Nguesso estimera-t-il son œuvre accomplie et sa mission à la tête de l’Etat congolais achevée ? A sa mort assurément!. C’est ainsi que les éternels débroussailleurs de terrains, toujours habiles dans cet exercice même au péril de leurs vies, se sont déjà mis au travail pour tenter de crédibiliser un « coup d’état constitutionnel ».

 

Que faire ? Perpétuelle question.

 

Pour l’association DAC et pour ma part, il nous faut adopter une stratégie à la fois sans concession sur l’essentiel, mais assez pragmatique pour être efficace et qui, doit se construire autour d’un seul objectif. Obtenir le départ du dictateur. « Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi. »"François Mitterrand. Face à une dictature s’apprêtant à modifier ou a changé la constitution, on n’appelle pas les populations au calme. C’est une faute. On les prépare à la révolution en s’appuyant sur le génie politique du peuple afin de lui donner enfin, une République réellement démocratique.

Encore faut-il s’entendre sur ce qu’est le "génie" politique. Fidel Castro a affirmé que « le "génie" politique naît d’un peuple qui se rebelle contre l’ordre existant » et il avait expliqué que quand il y a eu la Révolution à Cuba, tout un « personnel politique avait été balayé » et ont surgi des cadres, des gens compétents, que personne ne pouvait soupçonner. Fidel Castro, a toujours insisté sur le fait que « c’est la volonté de rébellion d’un peuple qui produit de tels hommes ». Sans cette volonté, sans cette insurrection populaire, sans cette « indignation » pour faire référence à Spinoza, il n’y aura pas de fondation d’une République réellement démocratique au Congo Brazzaville.

 

En cette période, de crise chronique au Congo, un pays à la dérive, un président qui va devenir illégal au regard de sa propre constitution et pourtant taillée sur mesure pour lui et qui veut s’imposer de force en voulant la changer ou la modifier, se taire est impossible.

Et, puisque les conditions objectives qui permettent une mobilisation du peuple congolais opprimé pour réussir un changement, pour ne pas dire une révolution sont réunies. L’association DAC et moi-même, lançons un appel à l’opposition congolaise, à la jeunesse, au peuple Congolais dans son ensemble, pour entrer dans une résistance civile utilisant tous les moyens pacifiques afin de mettre fin au lent pourrissement de la société et de l’Etat et, d’empêcher toute violence, vers laquelle pousse une dictature irréformable.

L’association DAC et moi-même, disons :

- NON à un projet de révision ou de changement de constitution qui laisse planer aucun doute sur les intentions de Mr Sassou de demeurer au pouvoir à vie.

- NON à un projet de révision ou de changement de constitution qui ne s’appuie pas sur un dialogue politique afin d’aboutir à un consensus.

- NON à un projet de révision ou de changement de constitution qui crée une nouvelle institution au Congo appelée les sages  et qui, déséquilibre les normes sociétales et,  menace la paix et la cohésion nationale.

- NON à un projet de révision ou de changement de constitution qui divise le peuple congolais en pour ou contre Sassou  Nguesso et qui, masque les vraies priorités du Congo.

Alors que le système qu’incarne M. Sassou produit chaque jour les fruits attendus de la destruction du pays, pas d’écoles, pas d’hôpitaux, pas de chemin de fer, chômage, vie chère, dégradation du pouvoir d’achat, pas de salaires, etc, en face la Résistance congolaise doit s’affirmer toujours avec force.

La possibilité qu’avait fait apparaître cette dernière par la création de la RESCO (la Résistance Congolaise) reste vivante, malgré les difficultés, dans la conscience populaire des congolais. L’association DAC (Développer Autrement le Congo) vous dit qu’au regard de la qualité des différents communicateurs qui vont se succéder du haut de cette tribune et que, je remercie au passage, je suis persuadé que de notre rencontre de ce jour  jaillira une lumière républicaine pour la préservation de notre jeune démocratie et, nous permettra de préparer les conditions d’une alternance.

Notre problème, ce n’est pas un manque d’idées, mais une carence affligeante de volonté et d’action collective. « Quelle est la société dans laquelle nous voulons vivre  demain ? » Une société inique ou une société solidaire ? La solidarité dont nous faisons allusion ici est la condition sine qua non du redécollage. L’année 2014 doit être un moment privilégiée pour réfléchir ensemble sur les fondements de cette solidarité à réinventer.

Nous devons offrir aux Congolais une démocratie réelle et non de façade. Ne nous arrêtons pas au discours creux. Combattre le système Sassou est une chose, mais penser autrement le Congo demain en est une autre. Pour cela, si nous voulons être au rendez vous de l’histoire, nous devons bâtir un véritable projet de société.

Je remercie  toutes celles et ceux qui de près ou de loin, se sont investis dans l’organisation intellectuelle et matérielle de  cette rencontre et en particulier l’engagement de tous nos compatriotes à la cause nationale. Comme vous le remarquerez à LYON, il n’y a pas une seule voix, mais plusieurs voix qui parlent le même langage : Celui de la restauration de la démocratie.

Un grand peuple comme le nôtre ne supporte pas longtemps d’être privé d’un grand dessein à l’orée du nouvel millénaire à cause d’un seul homme nommé Sassou Nguesso: C’est l’ambition du projet de la Résistance Congolaise que de lui en offrir un.

La force du Bien existe. Le Bien existe. Les pires systèmes totalitaires ne le détruiront jamais. L’occasion nous ai donné pour rappeler haut et fort  au monde entier et à tous les Congolais que, la force du Bien de la Résistance Congolaise fera toujours face aux forces du mal de Mr Sassou et ses affidés. Ayons constamment en mémoire que « c’est l’essentiel qui est en jeu, c’est à dire l’avenir du CONGO et le respect de la constitution, norme suprême de notre pays. » Donnons aujourd’hui, un espoir au peuple congolais orphelin. Car on n’est pas orphelin que d’avoir perdu père et mère, mais d’avoir perdu L’espoir.

Je vous remercie.

Jean-Claude BERI

Président du DAC

Discours du Président de l’association DAC (Développer Autrement le Congo) au Meeting du 31 mai 2014 pour dire NON A LA MODIFICATION OU AU CHANGEMENT DE LA CONSTITUTION du 2 janvier 2002
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