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DAC - le portail d'information de l'association Développer Autrement le Congo (DAC).

27 Mar

Le "Conseil des Sages" au Congo-Brazzaville: une nouvelle institution ou une quenelle de Sassou Nguesso pour

Publié par Berijc

Chris ABELA

 

Le peuple Congolais est un peuple démocratique qui n’aspire qu’à une chose : l’alternance démocratique du pouvoir comme gage d’une véritable démocratie (réelle), de stabilité et de bonne gouvernance pour faire le deuil du pouvoir kleptomane de Denis Sassou Nguesso en 2016 qui a non seulement tout volé mais aussi, tue les Congolais et le Congo.

Devant ce rejet permanent de sa politique despotique, Denis Sassou Nguesso use de tous les stratagèmes pour enfumer et endormir le peuple Congolais par les opérations de séductions indécentes telles que ses rencontres avec des prétendus «Conseil de sages ».(1) A voir La composition de ces fameux « Conseils des Sages», l’on peut aisément dire sans se tromper qu’il s’agit d’une maffia de certains congolais véreux

Pris dans l’étau de son échec politique et économique, Sassou veut détourner l’attention du peuple en utilisant une partie de sa fibre ancestrale réservée à des fins sociétales (civiles) et non politiques. Embrigader certains cadres du pays à soutenir sans coup férir la politique dictatoriale menée par un clan est tout simplement insupportable et pas très SAGE de la part de Sassou Nguesso et les autoproclamés "Sages" de la Likouala et du Niari pour exemple.

Les articles 56, 57 et 185 de la Constitution constituent la synthèse de tous les acquis de la lutte pour les libertés acquises depuis la CNS et 2002. On n'y touchera pas. Et Denis Sassou Nguesso en est conscient. D'ailleurs, il n'y a eu aucune thématique dans ce sens lors des pseudos « concertations politiques » d’Ewo et de Dolisie évoquant la modification de ces articles ou un changement de constitution.(2)

Où se trouve la sagesse en voulant fouler aux pieds le texte fondamental qui régit notre vie en commun dans la république du Congo qu’est la constitution ?

Après son coup d’Etat militaire de 1997, Denis Sassou Nguesso lors de la prestation de son serment, avait juré d’être le garant du respect de sa propre constitution qu’il avait taillé à sa mesure. Aujourd’hui, la peur du TPI (Tribunal Pénal International), celle d’être loin du Trésor public, loin de son fromage: le pétrole, l’amène à vouloir renier sa propre parole. Tout cela, parce qu’il veut préserver sa peau, les intérêts de son clan et continuer de voler les deniers publics. Décidément, au pays de l’incertain avenir, le bon sens ou la SAGESSE n’a pas d’avenir.

Le conseil des sages n’est pas une représentation du peuple congolais

 

Apres la Likouala, les cadres et « Sages » du Niari demandent à leur tour une modification de la constitution du 20 janvier 2002.

Sur le chemin de son avenir personnel qui ne tient plus qu’à un fil : la modification constitutionnelle afin de s’ériger en monarque, Denis Sassou Nguesso, fait actuellement une tournée post-électorale dans la Likouala, la Cuvette Centrale, le Niari et le Kouilou afin de demander insidieusement aux prétendus « Conseil des Sages », crées à la sauvette, de chacune de ces régions, d’approuver et, de soutenir son idée de modifier la constitution pour en effet, s’affranchir des procédures prévues par la dite constitution : l’avis du peuple Congolais via un référendum. Le « Conseil des Sages » est-il une représentation du peuple congolais ?

 

La réponse est Non. Autrefois réservé aux débats coutumiers dans nos quartiers, villages et régions, le Conseil des Sages (le vrai) traite tout ce qui est de l’ordre des faits de société (litiges, mariage,problème de famille ou de voisinage, deuil…)

Aujourd’hui, l’artifice du clan d’Oyo pour faire du Congo un royaume Sassou est,  de faire migrer le statut coutumier du « Conseil des sages » vers le sommaire de la politique afin que ce dernier, puisse prendre une décision ou des décisions qui seront suivis et par Sassou lui-même et, par les 2 chambres du parlement (Assemblée et Sénat). Ce qui est tout simplement ubuesque. « Sagesse ou bassesse » ? A quoi serviraient alors ces deux coquilles finalement vides ?

Si la vieillesse est un naufrage,  le manque de Sagesse de la part de Sassou âgé aujourd’hui de plus de 70 ans dans son entêtement à vouloir à tout prix modifier sa propre constitution pour se maintenir au pouvoir, est une folie. Sassou doit souffrir d’une démence. Ce qui explique « l'Alzheimer politique » dont il est atteint en voulant saborder sa propre constitution sans craindre la colère du peuple alors que, la crainte de la colère du peuple Congolais devrait ou doit être le commencement de la sagesse de la part de Sassou. La crainte de la colère du peuple doit également être un repoussoir  pour des prétendus « Sages » qui forment les pseudos « Conseil de Sages » et, de certains lèches chèques soi-disant conseillers de Sassou tel que Théophile Obenga (78 ans) et pourtant ! Mais qui, manque de sagesse et qui a fait une déclaration alambiquée dans un extrait repris par le journal L’œil neuf n° 10 du 03 mars 2014 : « La Constitution n’est pas un texte biblique ou sacré, mais selon la nécessité de l’histoire, elle peut être changée». C’est à se demander à quoi ressemblera la morale des futurs étudiants de l’Université Denis Sassou Nguesso puisque cet ignoré de la politique est chargé du projet de la construction de l’université Denis Sassou-Nguesso à Kintélé.(3)

 

Justin Koumba, président de l’Assemblée Nationale, membre du Bureau politique du PCT et député de Banda.

Et que dire des FAUX sages qui forment le calamiteux prétendu «Conseil de sages» du Niari dont le président est Justin Koumba (67 ans), poids lourd du « boukoutage ». Le sinistre est membre de la mouvance présidentielle, il est le président de l’Assemblée nationale et député de Banda. Membre influent du Parti congolais du travail (P.C.T.) à l'issue de la dissolution de son parti, l'Alliance pour le Congo (APC). Il a été président du Conseil national de transition, Parlement de transition de 1998 à 2002. Bref, un gros cumulard, « boukouteur » et pillard des deniers publics.

 

Pierre Mabiala, piètre et pitre ministre des affaires foncières et du domaine public, membre du comité central du PCT et député de Makabana a été le second à prendre la parole après Justin Koumba.

 

Pierre Mabiala, ministre de la réforme foncière et de la préservation du domaine public, membre du comité central du PCT et député de Makabana.

Pierre Mabiala, est un triste personnage qui affectionne les plateaux de télé Nkombo où il feint de présenter quelques opérations de déguerpissement du domaine public des congolais et des étrangers qui n’ont pas des accointances avec le pouvoir de Brazzaville finissant. Mabiala est un homme dangereux assorti d’un caractère  énigmatique du chat du Cheshire dans Alice au pays des merveilles.

 

Aujourd’hui, Pierre Mabiala se fait passer pour un « SAGE » aux côtés de Justin Koumba. C’est tout simplement grotesque. Une escroquerie intellectuelle qui prouve le caractère malhonnête, douteux, et mercantile de ce fumeux « Conseil de Sages » du Niari qui n’est autre qu’un « Conseil de voleurs » concupiscents qui n’aiment ni le Niari, ni le Congo mais, ils adorent et aiment  l’ARGENT.

A cause des insignifiants comme Justin Koumba et Pierre Mabiala dans le Niari, et bien d’autres cadres dans d’autres régions du Congo prêts à vendre leurs régions, et le Congo, on imagine Denis Sassou Nguesso et son clan déjà entrain de sabrer le champagne sur les bords du fleuve Alima à Oyo parce que la nouvelle farce de la République : le pseudo « Cour suprême des sages » va proclamer l’immuabilité de Denis Sassou Nguesso au poste de président à vie du Congo et voire, son immortalité.

Chez Sassou Nguesso, son clan et ses sbires, nul souci du bien commun, de la bonne gouvernance, du progrès de la société congolaise mais, une volonté constante et sans faille d’utiliser le pouvoir pour eux. L’étalage de l’enrichissement du clan d’Oyo est une parfaite illustration. Il en est de même pour les nominations aux hautes fonctions de l’Etat. Pour Denis Sassou Nguesso, la politique est un moyen d’assouvir un ego démesuré et/ou blessé. Le pouvoir est alors une fin en soi, une illusion narcissique qui permet de combler un vide, une faille. La conception du  pouvoir pour lui doit susciter peur et admiration, il doit être un moyen de contrôle et d’enrichissement pour soi ou ses proches -, plaçant son détenteur au centre de tout et de tous. L’explication paraît presque trop simple et logiquement on répugne à penser que de tels ressorts puissent mener aux plus hautes fonctions mais c’est, hélas, accorder un crédit bien naïf à la nature humaine.

Bien sûr les raisons et motivations véritables du dirigeant égoïste - dont l’égoïsme dans ces circonstances confine presque à une pathologie - sont masquées par de beaux discours (la nouvelle Espérance, le Chemin d’Avenir), un positionnement politique, des alliances départementales, ethniques dans un but électoral…mais tout cela n’a de sens que dans la mesure où cela sert in fine le but réel de l’assouvissement des désirs et besoins personnels de Sassou Nguesso, Président à vie autoproclamé. Il faut bien avancer masqué… Les politiques menées ont d’ailleurs des conséquences bien réelles, et peuvent bénéficier à des clientèles précises, qui en retour essaieront de conforter les positions du dirigeant égoïste; il peut y avoir de vraies convergences d’intérêts. La boucle est alors bouclée. Une approche purement intéressée et opportuniste de la politique « du ventre » est paradoxalement une force pour le clan d’Oyo; en effet nul corpus idéologique réel, nul système de valeurs intime et fort qui guiderait ou briderait l’action, mais uniquement la seule recherche de l’intérêt personnel.

Dès lors, Denis Sassou Nguesso ou les membres de son clan à l’instar de Isidore Mvoumba (65ans), peuvent faire preuve d’une plasticité totale : ils peuvent dire blanc un jour et noir le lendemain, se contredire en permanence, renier promesses et serments, cela n’a aucune importance du moment que cela sert leur agenda et leur objectif. Dans ce contexte la société congolaise est alors envisagée comme la somme de clientèles électorales qu’il faut flatter en permanence et tour à tour pour garantir le maintien au sommet, contribuant à miner la cohésion sociale et tout projet collectif. Ici la cohérence ou l’efficacité ne sont pas des variables pertinentes pour analyser ce type « d’action politique ».

C’est dans ce contexte que le ministre Raymond Zéphirin Mboulou doit assurer le rôle de traficoter le recensement du corps électoral. L’opposition a dénoncé ce trafic le 23 mars 2014 à Brazzaville.

Denis Sassou Nguesso, « après moi le déluge »

Pour les membres de l’opposition appelée à tort « radicale » cette attitude est un cauchemar car ils ne peuvent avoir de prise sur ce qui constitue d’ordinaire le nœud, au moins symbolique, des joutes politiques : le combat des idées.

En maintenant ces chiffres truqués, toute élection est condamnée à l’échec et peut conduire à des conflits dont les Congolais ont payé un lourd tribut et les blessures sont encore présentes dans les esprits.

Mais au-delà de leur propre cynisme et de cette confiscation du pouvoir à des fins privées qu’on a vue, ce qui est nouveau et très dérangeant avec Sassou Nguesso et son clan, c’est ce rapport de l’instrumentalisation au pouvoir qu’ils dénomment malicieusement « les vœux et recommandations du Conseil des Sages » en tentant d’user des produits de la démocratie, des moyens illégaux, dans une société congolaise où l’information est minutieusement contrôlée par le pouvoir, au vu et au su de tous.

Cette audace politique du « Conseil des Sages » risque d’entraîner notre pays dans une zone de subjectivité dont il serait à l’avenir, difficile de le sortir. Une navigation à vue du respect des textes intégrés au « bloc de constitutionnalité ». Les lois de la république risquent de se transformer en un véritable serpent de mer. Expression de ces incertitudes, voire une banalisation de la procédure de révision et un affaiblissement de la constitution de 2002.

Chose ahurissante : tous les membres de ces « Conseils de Sages » sont tous du même bord politique avec Denis Sassou Nguesso, le PCT. En réalité, nous sommes passés simplement des soutiens mystiques au dévoilement de ces mêmes soutiens érigés, cette fois-ci,  en sages.

L’irruption dans notre pays, le Congo-Brazzaville, en politique de cette institution non constitutionnelle nommée « Conseil des Sages » inventée de toute pièce pour obéir à des intérêts (économiques et financiers) évidents n’est pas à prendre à la légère. C’est une organisation tentaculaire qui nous pénètre au plus profond de nos aspirations pour nous affaiblir davantage en atteignant notre esprit ancestral.

Denis Sassou Nguesso en est conscient,  n’a jamais caché qu’il pensait à la Présidence de la République tous les jours et sans doute à chaque instant (un Président à vie) et que son accession et son maintien au pouvoir en 2016 passerait par une politique de caste. Ainsi nous savions que ces hommes voulaient le pouvoir pour de mauvaises raisons...

Le peuple congolais doit-il se soumettre de bonne grâce à la décision de ces « Conseils des Sages » dont personne n’a accordé un mandat représentatif national ? Qui est sage, en l’absence de toute définition dans le droit positif congolais ? Le vieux ou le jeune homme comme Pierre Mabiala qui sert le PCT et Sassou Nguesso ? Et même ! La sagesse se monnaie-t-elle ?

Depuis son retour au pouvoir par un coup d’état en octobre 1997 en mettant un frein à la jeune démocratie instaurée en 1992 après la conférence nationale souveraine, DSN a raté l’occasion de récrire l’histoire congolaise en de termes plus conciliants et solidaires. Comme on dit souvent, prendre la peine de sortir le cochon de la boue est une action inutile. Ce dernier et ses sbires prennent des Congolais pour des moutons dociles qui acceptent sans sourciller tout ce qui va à l’encontre de leur intérêt. Exemple le RMP de Sassou Nguesso qui n’est autre que le "Rassemblement des Moutons de Panurge" de Sassou et le PCT.

Pour Sassou Nguesso né le 23 novembre 1943 à Edou et qui, aura 73 ans en 2016, la retraite paisible comme celle de Yhombi Opango, ne le concerne pas. Surtout, ne lui dites pas qu’il est vieux, et qu’à son âge, il devrait être imbu de SAGESSE. Non, Sassou se prend pour ÉTERNEL  jeune capable de diriger jusqu’en 2050 voir en l’an 3000 car il est IMMORTEL à entendre Théophile Obenga qui pense que Sassou est Irremplaçable.

Avec Sassou Nguesso, le plus grand danger pour le Congo et le peuple Congolais est le cynisme de cet inculte complexé à vie : « Après moi le déluge ». Ne jamais oublier que Sassou a promis une guerre contre le peuple Congolais si ce dernier, s’opposait à ce qu’il puisse se représenter en 2016.

En 2016, le peuple Congolais dira au revoir à Sassou Nguesso et, le pardonnera peut-être, à une seule condition : que Sassou Nguesso respecte sa propre constitution en ne se représentant pas à la futur élection présidentielle. Cela s’appelle accepter l’ALTERNANCE car, NUL N’EST INDESPESABLE A LA TETE DE L’ETAT CONGOLAIS (4). La famille Sassou Nguesso, son Clan et les prétendus « Conseils de Sages » dans toutes les régions congolaises doivent le SAVOIR.

Chris ABELA, Contact@dac-presse.com

(1) - Rencontre à Dolisie du président de la République avec les sages du Niari : Les cadres de la majorité présidentielle demandent le changement de constitution

- Congo: les sages du Niari ont exhorté sans tergiverser Sassou N’Guesso, à procéder à la révision de la constitution

(2) - CONGO: Meeting du collectif des partis de l’opposition congolaise ce 23 mars 2014

(3) - Théophile Obenga: Quelle est cette constitution dans ce monde qui n’a jamais été amendée ?

(4) - Les «Socio-démocrates congolais» et le processus démocratique au Congo Brazzaville

Le "Conseil des Sages" au Congo-Brazzaville: une nouvelle institution ou une quenelle de Sassou Nguesso pour
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