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DAC - le portail d'information de l'association Développer Autrement le Congo (DAC).

20 Feb

Pourquoi la mayonnaise du duo infernal DZON-OKOMBI a un goût de vinaigre?

Publié par Berijc

Ce qui semblait paraître comme du pain béni, l’arrivée du duo DZON-OKOMBI, dans les rangs de l’opposition dite radicale a du mal à faire son chemin. L’opinion nationale reste très parcellaire, sceptique et distante face à ce duo infernal, faiseur de roi. Aujourd’hui, il veut porter l’habit de tombeur du même roi qu'il a contribué à porter sur le trône en bafouant les règles de la démocratie.

Personne n’a oublié, surtout pas le peuple congolais, que Mathias DZON fut l’argentier de Sassou, guerrier et criminel que le peuple congolais répugne. C’est lui, pendant les années d’incitation aux troubles qu’a connus le Congo, s’échappant de Brazzaville s’installe à Libreville, servait d’intermédiaire à l’achat des armes qui ont permis à Sassou Nguesso d’assassiner la démocratie congolaise. André Okombi-Salissa, ne fut rien d’autre que le chien de chasse à la solde de Sassou. Le Pitbull du front 400 qui a conquis le cœur de son maître tant qu’il lui étonnait dans l’exécution exemplaire et méthodique des citoyens congolais opposés à un dessein macabre. Brillant dans « l’assassinat scientifique », dont il ne se salissait jamais les mains, mais tout le monde le sait que les viols, les tueries, la chasse aux Congolais opposés au putsch contre la toute jeune démocratie congolaise. Le front 400 était composé des Cobras les plus violents et inhumains, dirigé par OKOMBI SALISSA.

Face à la menace que représente le clan Sassou de se maintenir au pouvoir en 2016, les Congolais doivent-ils se recroqueviller derrière ce duo infernal au gré des manœuvres et revirements politiques ?

D’aucuns nous diront que c’était la guerre! Bien que le mot me parait inapproprié en parlant de guerre entre peuple d’une même nation. Les Cocoyes, les Zoulous, les Ninjas ou autres Mambas n’ont pas agi dans la dentelle non plus. Plusieurs populations de Brazzaville se souviennent encore de leurs atrocités dignes des cannibales en manque de viandes fraiches et les lynchages perpétrés dans les rues et les campagnes. Ils se prenaient pour les maîtres du monde, traumatisant tout sur leur passage. Leur échec est à la mesure de leurs exactions. Les responsables des différents fronts laissaient implicitement les « guerriers » et les autorisaient à « se nourrir sur la bête ».

Reformater l’image ne suffit pas

Depuis 1958, il est vrai que le Congo a connu plusieurs crises politiques, mais celle qui a conduit au putsch (troisième du genre – 17 mars 1977, 05 février 1979, 05 juin 1997) de Denis Sassou Nguesso, le 05 juin 1997, a été très sanguinaire. Ce putsch s’est traduit par des enlèvements, séquestrations, tueries, des pillages et des viols, poussant une frange de la population à l’exil et faisant empirer la situation du peuple Congolais. L’affaire criminelle en cours, dite les « disparitions du Beach » est l’un des chapitres macabres de ce putsch. (1)

Aujourd’hui plusieurs des anciens cadres sudistes en particuliers du Pool et du Niboland trainent ce déficit culpabilisant d’avoir conduit leurs frères et sœurs dans une guerre sans leur donner les moyens de se défendre. Déjà fallait-il savoir ce qu’ils devraient défendre, la démocratie ou le pouvoir d’une bande?

17 ans après, la vérité les rattrape tous. Nous avons d’une part, ceux qui ont malgré leur victoire amère contre le peuple, découvrent avec le goût de sang sur la langue que servir un sanguinaire ne leur mettaient pas à l’abri. Car les sanguinaires finissent toujours par s’en prendre à leur esclave pour servir de proie à leur tour. D’autre part, nous avons ceux qui, avec le goût de la défaite, ont appris l’humilité et pris conscience de la force du peuple.

Cette association d’anciens collabos, assassins, fossoyeurs de la démocratie pourrait susciter l’intérêt du peuple si et seulement si leur union servait à sortir le peuple de l’emprise du fétichisme du pouvoir actuel. Est-ce le cas ? « On ne peut revenir en arrière, on ne doit se préoccuper que de la meilleure façon d’aller de l’avant » PAOLO CEHOLO.

Essayez de convaincre les paisibles citoyens, qui pour beaucoup sont à l’abri du besoin, comme ceux de la diaspora que vous seriez aujourd’hui touchés par le Saint Esprit (comme c’est à la mode maintenant), que vos actions n’auraient plus qu’un seul but, sortir le peuple congolais de l’appauvrissement méthodique infligé par le clan Sassou apparait nettement comme une politique de la pyramide inversée.

A coup de milliards qui sont engloutis dans les opérations de communications qui ne font qu’enrichir les officines de presses occidentales, les mêmes aussi qui conseillent Sassou, DZON-OKOMBI commettent leur première erreur de stratégie. Au regard du crédit que ces journaux accordent à ces deux hommes politiques, on est plus dans l’étalage d’un plan de guerre que dans une communication de reformatage d’image. La diaspora congolaise est autant plus corrompue et malléable que l’est la classe politique congolaise. Ceux qui vous orientent d’aller vers ces officines, pour l’heure, ne flattent que vos poches encore remplis de sang et de pétrodollars (CFA). Mais ça n’est pas une stratégie gagnante pour l’heure. Vous vous en accommodez certes, jusqu’à quand ?

Avant que Sassou ne vous propulse, personne ne connaissait le duo DZON-OKOMBI même si vous décidez de le lâcher aujourd’hui. Qui connaissait M. DZON avant d’être nommé par Sassou à la BEAC? Qui connaissait OKOMBI-SALISSA, cet étudiant sans emploi fraîchement revenu de Moscou et bombarder Ministre sans avoir exercé un seul emploi de sa vie ?

Dans l’hypothèse où vos motivations seraient légitimes (je ne suis pas là pour en discuter), ce que vous faites, vous à fait endosser les habits du traître. C'est un acte fondateur, médiatiquement parlant et c'est quelque chose qui n'est pas franchement valorisant. Peut-on dire aujourd’hui avec le temps que Martin MBERI a eu raison de trahir Pascal LISSOUBA ?

C'est étonnant de voir un duo aussi mauvais en communication malgré de réelles prédispositions. Encore un couple qui est très mal conseillé ! Voilà un duo qui va systématiquement à l'encontre de ce qu'il faudrait faire pour exister politiquement. Leur style est ampoulé, ils paraissent gênés quand ils s’expriment, presque timides. Ils ne savent pas créer l'agenda en faisant des sorties qui interpellent l'opinion publique nationale. La puissance médiatique intrinsèque ne s’improvise pas.

Encore une fois, que l'on soit d'accord ou non avec la posture du duo DZON-OKOMBI, ce dernier est entré dans l'arène médiatique avec des attributs d'image très négatifs. Or, même si l'on peut toujours corriger une image de sanguinaire et diabolique, il faut du temps pour cela, beaucoup plus que 2 ans, celle-ci ayant une très grande persistance dans la mémoire collective et l'opinion publique congolaise lorsqu'elle est aussi extrême, choquante.

Il faut un discours rassembleur

Notre pays connait à nouveau, depuis plus de deux ans, un regain de violence sans précédent. Cette situation grave et intolérable est due à l’insistance du Président sortant, Monsieur Sassou Nguesso, en se terrant dans un mutisme dangereux, ou en laissant planer l’idée de vouloir se maintenir au pouvoir, en dépit du bon sens et du respect de la constitution. La mort en détention préventive du garde de corps de Maître Martin Mbemba, Président de la commission nationale des droits de l’homme, le gendarme Souami Eric, constitue un motif suffisant d’indignation et de révolte; aucune conscience humaine ne peut accepter ces graves atteintes aux droits de l’homme et au droit à la vie. Ce que les Congolais observent avec peur et tristesse, depuis le 16 décembre 2013, est la logique d’une maladie congénitale ou chronique d’exactions subies du fait du clan Sassou.

Au-delà d’une révolte légitime, ces crimes odieux et ces difficultés quotidiennes constituent un motif suffisant pour chacune et chacun de nous pour continuer le combat contre la violence et la recherche de la paix. Il nous faut, en toute circonstance et plus particulièrement maintenant, opposer à l’usage aveugle de la violence, la force de la paix et de l’amour. Pour la paix et par amour pour notre pays, il nous a fallu faire preuve de patience. Cette patience devrait être le leitmotiv de tout homme politique qui briguera la présidence en 2016. Elle était nécessaire pour nous sortir durablement de cette crise; nécessaire pour une paix définitive. Celui qui a fait équipe avec des loups ne peut pas se passer pour un agneau du jour au lendemain.

C’est dans cette perspective, il faut se remémorer que Sassou avait procédé au pardon par un signe fort de « lavement de main ». A–t-il honoré cet engagement ?

Le Duo DZON-OKOMBI par leur implication dans ce coup d’état sanglant et des sévices ayant suivi a-t–il une seule fois tenté d’apporter une justification ou manifester un sentiment de remords envers ce peuple à qui il souhaite demander de leur accorder le suffrage universel?

Serait-il juste de réclamer des comptes, notamment sur la gestion catastrophique du pays et sur l’affaire dite de « biens mal acquis » au clan Sassou sans également se poser la même question sur l’enrichissement non justifié du duo DZON-OKOMBI ?

Quelle est la maturité politique des congolais si nous faisons abstraction sur ses atteintes ou si nous appliquons une justice à deux vitesses ?

Les uns se lancent dans cette quête devenue « une sorte de programme politique » les états généraux de la nation sans en prendre la peine d’en faire au sein de leur propre structure, les autres appellent au sursaut national, oubliant que ce peuple a payé le prix le plus fort en suivant ces slogans politiques teintés d’un égoïsme indescriptible.

Le peuple congolais ne désire pas une chasse aux sorcières mais une justice juste et équitable.

C’est dans la vérité que le pardon est apprécié au plus profond de l’être humain. Il serait compréhensible aujourd’hui pour les congolais de replacer les choses dans leur contexte et d’en dissocier les coupables. Partant de là toute la puissance des paroles peut prendre corps au sein du peuple. Comme l’a dit Léon TOLSTOÏ, « il n’est nulle grandeur là ou manquent simplicité, bonté et vérité. »

D’octobre 1997 à ce jour, aucun membre de ce duo macabre n’a fait acte de repentance au peuple Congolais.

Or jusque-là le duo DZON-OKOMBI brille par une absence totale de recherche de paix. Ce n’est pas en divisant les congolais que vous instaurerez la réconciliation. La recherche de la démocratie est aussi un état d’esprit sain, de sagesse, de paix le tout couronné par un objectif final la recherche d’une alternance dans l’unité.

La réconciliation devra également s'accompagner du pardon, de la fraternité et du respect mutuel, nécessaires à la cohésion de la Nation. Le duo DZON-OKOMBI est tombé dans le piège de l’ethnisation. Sans chercher à s’en sortir, il s’en accommode. Le président LISSOUBA a eu tort de trop accorder une marge de manœuvre à « la bande des quatre » au lieu de se fier aux compétences et à la force des institutions.

Cette erreur lui a été fatale durant son mandat. Il serait donc temps pour le duo DZON-OKOMBI de revisiter leur stratégie tout en sachant que les tékés ne sont pas que dans les plateaux. Nous sommes tous tékés, quelque part, 55% des congolais sont d’origine téké et ils ne sont pas tous dans les plateaux. La fonction de président de la république du Congo n’est pas une fonction d’une partie des congolais contre une autre partie. Etre « Téké », ne correspond nullement à un programme politique ou un projet de société pour prétendre recueillir l’assentiment du peuple congolais. Bien au contraire, cela pousserai à l’extrême les clivages ethniques dont le clan Sassou s’est servi insidieusement. Pour conquérir le pouvoir sur la base d’un projet de société démocratique, il faut bien que le candidat de l’opposition porte son projet à la connaissance du peuple congolais, à travers des réunions publiques, rencontres, participations à des émissions de médias et autres meetings dont la tenue traduit la manifestation de la liberté d’expression et de la liberté politique.

On est Président de tous les congolais qui sont appelés à vivre ensemble dans un Congo uni, réconcilié et surtout privilégié l’homme dans toute sa dimension. Ni le coup de canif dans la constitution, ni les bruits des bottes des milices ne sauraient contraindre un peuple assoiffé de liberté et de démocratie à se taire et à demeurer passif. Sans cette prise de conscience populaire, toute révolution démocratique est vouée à l’échec et avancera inexorablement droit vers un mur. Le peuple ne se défaussera pas tant qu’il est animé par un discours de vérité, de réconciliation, de paix et de justice sociale. Il sera toujours le fer de lance des hommes de paix dans un combat où ils seront jamais seuls.

Jean-Claude BERI, Contact@dac-presse.com

(1) L’argent n’est pas la principale inquiétude face à la retraite

Certains futurs retraités voyant la date s’approcher ne s’inquiètent pas que pour l’argent. Ainsi dans une petite étude sur le sujet leurs craintes sont-elles, dans l’ordre de leur fréquence :

- la solitude

- les problèmes de couple

- la maladie

- les difficultés à s’organiser

- l’ennui

- la coupure avec le travail

- des inquiétudes sur le devenir de leurs enfants ou ascendants

- la coupure avec le travail

- des craintes spécifiques aux individus

- les éventuelles poursuites judiciaires.

L’intérêt de prendre en compte cela est que ces nombreuses craintes influencent la date à laquelle on part en retraite (plus on s’angoisse, plus on part tard) et l’adaptation à la retraite elle-même.

Source : http://www.blog-psychologie.com/faites-vous-partie-de-ceux-qui-angoissent-de-partir-la-retraite/

Pourquoi la mayonnaise du duo infernal DZON-OKOMBI a un goût de vinaigre?
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