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DAC - le portail d'information de l'association Développer Autrement le Congo (DAC).

15 Nov

Congo-Brazzaville : Quand MBAOU et NTSOUROU donnent des insomnies à Sassou

Publié par Berijc

Est-ce c’est le réveil des FAC ? Pour certains officiers et soldats la situation est plus que critique et n’hésitent plus à se mettre ouvertement en retrait de la politique militaire prônée par Sassou Nguesso. Depuis le 04 Mars 2012 certains officiers et soldats des FAC n’ont jamais digéré l’humiliation faite à leur corps de métier.

L’armée, c’est le métier de la prévention, de la sécurité, de la protection, de la formation et surtout de la défense du territoire nationale. Ces missions sont repertoriés sur trois axes bien distincts :

  • la sauvegarde des conditions d’existence

  • la sûreté sectorielle et la défense

  • la promotion de la paix

Il se trouve que le haut commandement ait dérogé à la règle en transformant les FAC en une entité privée au service du pouvoir d’un seul homme. La dernière humiliation subite par celle-ci (FAC) semble être la goutte d’eau qui déversera la vase.

Certains officiers de l’armée n’ont eu connaissance que le territoire congolais était violé par l’armée angolaise que quarante huit heures après les faits. Qui plus est par les medias extérieurs. L’information était tenue secrète par la cellule sécuritaire en l’occurrence J.D OKEMBA, Pierre OBA, Chryst Bonaventure Engobo, colonel Serge Oboa, Nianga Ngatsé Mbouala……….. qui ont cru pouvoir de nouveau faire avaler la pilule amère à l’ensemble des officiers et soldats de l’armée congolaise.

Sentant cette tension prendre corps au sein de l’armée Sassou Nguesso et son Ministre de la défense ont initié à la va vite, une parade de sortie intitulée « programmation de la modernisation de la force publique » destinée a «… reconfigurée la force publique sous le signe de la modernité revendiquée, notre pays répondra, entre autres, aux objectifs de sauvegarde des intérêts vitaux et stratégiques de la Nation ; de contribution pragmatique à la stabilité régionale et continentale ; de promotion des valeurs universelles de paix et de sécurité …» C’est la réponse officielle de ce gouvernement face à l’incursion angolaise. Cette réponse indécise est irrecevable pour bons nombres de militaires.

Une réponse timide, sans conviction ne servant qu’à gagner du temps pour étouffer les velléités de rébellion qui gagne les corps d’armées restés fidèles aux vraies valeurs républicaines. On nous parle de nominations d’officiers du Sud, dont certains seraient même déjà en retraites pour divertir l’opinion et plus pour circonscrire la menace d’un coup d’Etat militaire qui se précise chaque jour. Cela résoudra-t-il le problème de confiance entre sassou et le peuple ?

Notre armée a connu la guerre (civile) contre elle-même et de glorieux désobéissants, militaires de profession. Cela a mis à mal bon nombre de certitudes tout en révélant les faiblesses des donneurs d'ordres au sommet du Commandement militaires, en l’occurrence Sassou Nguesso. La conséquence est que le pouvoir et l’autorité se dissocient accélérant le mouvement de contestation. Cette autorité, fruit de la relation entre le commandement et l'obéissance ne peut être, pour le plus grand nombre de nos officiers supérieurs, qu'une émanation de la compétence ou d'un ordre juste. Est-ce c’est le cas pour notre armée congolaise soumis au diktat d’un seul homme ? Notre armée a trop souffert de l'incapacité d'un commandement qui manque d'esprit de décision, y compris celui qui consiste à savoir obéir ou désobéir si la situation le réclame. Notre armée n’a qu’un défaut elle ne sait pas désobéir. Un chef qui humilie le peuple sacrifie sa sécurité du peuple ne peut être obéi.

L'obéissance n'est plus comprise comme un devoir, une obligation morale non contestable, encore moins comme une soumission ; elle ne se donne pas d'emblée et demande de plus en plus à se fonder sur une conviction, à s'étayer. Surtout lorsque que le peuple subit l’indécision des officiers censés le protéger Pourquoi l'armée congolaise échapperait-elle à ce mouvement de remise en cause ? Nous ne mettons pas en cause la discipline militaire. Elle est toujours de rigueur, c’est l'obéissance passive ou soumission aveugle qui est maintenant une faute. C’est cela que nous condamnons.

Dans son propre camp, plus précisément à la présidence de la république, c’est une guerre larvée auxquelles se livrent les éléments des différents donneurs d’ordre. Chaque camp soupçonne l’autre camp de fomenter un coup. La présidence est devenue une chaudière ou naissent tous les jours les futurs instigateurs d’un possible coup d’Etat.

Depuis que les services de renseignements russes et Cubains ont prévenu Sassou Nguesso de la récupération de certains de ses « fidèles généraux » par une fronde de l’armée décidée à le faire tomber, les divisions, déjà patentes et palpables au sein des groupements de bataillon militaire réapparaissent. Cela n’est plus un secret. La mort suspecte du général ADOUA reste encore très vif dans l’esprit de ses hommes qui ne s’en cachent plus de ne plus soutenir les dérives militaires du haut commandement. De même on prêterait une alliance secrète entre ces derniers et ceux du Colonel Marcel Ntsourou.

Mais ce qui inquiète plus Sassou et sa bande c’est l’activisme de l’officier Supérieur Ferdinand MBAOU qui non seulement a été reçu a plusieurs reprises par un conseiller du Ministre de la défense Française Jean-Yves Le Drian, mais surtout par d’autres hauts fonctionnaires militaires des pays comme l’Allemagne et les Etats-Unis. Il serait fortement soupçonné par l’homme de Mpila d’être le cerveau extérieur du coup d’Etat en préparation.

Un général, dont nous préférons taire le nom pour sa sécurité aurait refusé de participer a un complot d’assassinat contre l’officier F. MBAOU lors de son dernier séjour récemment à Genève pour prospection politique et militaire.

De même que F. MBAOU était reçu en Angola par le cabinet du ministre de la Défense, Cândido Pereira dos Santos Van-Dúnem, de même les envoyés de Sassou, Basile IKOUEBE (affaires étrangères) et Pierre OBA (Mines et de la Géologie), en réalité c’est l’homme de la sécurité sécrète de Sassou, attendent toujours un feu de vert de la part de DOS SANTOS. Ce sont là des signes qui ne trompent pas.

Par ailleurs l’alliance des colonels MBAOU et NTSOUROU qui donne tant d’insomnie a sassou serait très surveillée par les services de renseignements de DST de Brazzaville mais plus sur la place de Paris.. Le général NIANGA MBOUALA serait convoqué régulièrement à la Présidence pour s’expliquer sur les pseudos complot réel ou pas de MBAOU

Pourtant d’après nos sources le plus grand danger ne viendrait pas que de ces militaires qui se seraient clairement prononcés. « L’homme aura pour ennemis les gens de sa maison » (Matthieu 10:36)

L’armée Congolaise n’est pas aussi naïve que ça. L’honneur et le patriotisme surprendront plus d’un congolais qui ont cru que toute l’armée congolaise était sous la botte de sassou.

Pourquoi par exemple parmi les troupes envoyés dans la région du Niari pour s’enquérir de la situation, 19 ne sont jamais rentré a leur base a TCHAMBITSO et sont portés disparus ? Pourquoi certains éléments militaires (proches) d’OKOMBI SALISSA seraient interdits de séjour à Brazzaville ?

Les négociations d’après l’ére SASSOU sont déjà entamées et toujours d’après nos sources l’armée a déjà choisi son camp.

A suivre

Jean-Claude BERI

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