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DAC - le portail d'information de l'association Développer Autrement le Congo (DAC).

25 Oct

Congo-Brazzaville: Le vrai visage de la boulimie du pouvoir de Sassou

Publié par Berijc

Quand le clan sassou transforme le peuple congolais en esclave de la république.

Ce titre n’est pas choisi par hasard, il reflète une réalité quasi-généralisée que subit le peuple congolais face à l’accès à l’emploi, à la rémunération, aux soins, aux logements, à l’accessibilité aux services publiques…

Ce qui se pratique depuis plus de trente ans dans l’armée, la police et la douane se répercute de jours en jours dans la fonction publique et les entreprises privées.

La consanguinité clanique au sein des institutions publique du pays est une tare démocratique qui plombe notre fonction publique. L'ignominie du clan Sassou a atteint un degré de paroxysme tel que le peuple congolais se doit de réagir démocratiquement aux prochaines échéances pour sanctionner ces pratiques. Lorsque nous parlons du clan Sassou, il est question de montrer que ces individus sont obnubilés par le pouvoir et se terrent dans une cécité et un autisme suicidaire. Faisant preuve d’un total complexe de supériorité, ils ne tirent aucune leçon des événements passés qu’a connu notre pays ou récents qui ont traversés d’autres pays d’Afrique. Tout cela prouve que ces hommes ont atteint un degré d’ignominie qui n’a d’égal que leur voracité affairiste du pouvoir. Sans s’en rendre compte que leur méthode d’accaparement du pouvoir transforme le peuple en esclave. Les exemples ne manquent guère pour justifier nos propos.

Il y a lieu de constater que ce gouvernement étale chaque jour son désintéressement aux besoins élémentaires du peuple et ne gouverne pas si ce n’est que traiter les magouilles financières et totalement personnelles. En plus, il faut souligner au passage l’impéritie de beaucoup d’entre eux au train de vie scandaleux payés par nos dividendes. Les preuves sur le terrain témoignent que les consciences dirigeantes de ces derniers ne s’éveilleront pas. Ces membres du gouvernement, députés, collaborateurs et autres hauts fonctionnaires d’état ne renoueraient pas avec la morale ni encore moins avec le bon droit en abandonnant les abus, le népotisme, le favoritisme encore moins le clanisme.

Après les récentes nominations des frères du même clan à des postes élevés de la fonction publique dont le frère de Jean-Jacques BOUYA est bombardé directeur général adjoint du port autonome de Pointe-Noire, sans oublier sur les 23 nominations (bien que tous étant d’obédiences Sassouistes) au moins 15 sont des membres proches de sassou. L’on s’achemine dangereusement mais de façon inéluctable vers la mise sur orbite d’un clan au pouvoir dominateur ayant la main mise sur tout. Mêmes les études les plus éloquentes attestent que l’inégalité est mauvaise pour la croissance car elle déclenche des mécanismes comme des performances scolaires moins bonnes, une cohésion sociale plus faible, une absence d’intégration croissante mais surtout un boulevard de gâchis de talents. Il n’y a pas que ça. L’inégalité entraine également de conséquences irréversibles sur la santé de nos concitoyens.

Certes l’égalité pour tous ne veut pas dire égalité totale. La meilleure solution pour réduire cette facture sociale au sein de la population congolaise ne serait-elle pas d’élargir la démocratie au sein des rouages de la société et la république toute entière ? Et surtout pas celle de favoriser une consanguinité gouvernementale dont le mérite n’est reconnu que par un seul homme : SASSOU NGUESSO

Nous venons récemment de subir une grande humiliation avec l’incursion des troupes angolaises en territoire congolaise. Cela n’émeut nullement les militaires congolais pourquoi ? Parce que pour beaucoup d’entre ce ne sont des militaires affairistes et non des soldats investis du devoir de défendre la nation. Beaucoup des vrais militaires que compte notre armée sont réduits au silence ou confinés à des taches complétement humiliantes. Comme on le sait sur la cinquantaine des généraux de l’armée congolaise plus quarantaine sont d’obédience sassouiste. Dans ce contexte, comment une armée peut-elle être républicaine si elle n’œuvre à ne défendre que les intérêts d’un seul homme ? Ou sont passés les OKOY, ESSONGO, MOKO, DABIRA, NDENGUET, NIANGA BOUALA etc tous ces tigres en papiers qui se pavanent en prenant les grands airs dans Brazzaville ? Méritez-vous vos galons en courbant l’échine devant les calculs politiciens visiblement destructeurs pour l’avenir du Congo et d’un sassou vieillissant et se débattant pour sa survie après le pouvoir ? Pourquoi certains soldats de l’armée vous répondent en cœur « nous n’allons pas nous faire tuer pour leur pouvoir » ? D’autres « nous n’allons pas mourir pour les Bakongos » ? Ou encore « Je ne suis pas assez payé pour me faire zigouiller, les généraux milliardaires n’ont qu’a sortir maintenant de leur bureau climatisé ». Nous ne cesserons jamais de le redire « Tout affairisme doit être banni de l’armée et de la police »

Nous sommes devant une déchéance de la nation embrigadée dans les méandres d’une armée qu’on a clanisé à outrance oubliant de surcroît ses vraies valeurs républicaine. Cette situation est loin d’être banale. Elle met en lumière l’isolement de SASSOU par ses anciens soutiens, la France d’Hollande, IDRISS et DOS SANTOS. Face ce scenario, SASSOU serait prêt à mettre le feu au Congo –Brazzaville pour créer un Etat d’urgence qui le maintiendrait au pouvoir au-delà de 2016. Imbu de sa personne, dépourvu de la moindre modestie envers ses pairs africains il s’est allé en donneur de leçons et en initiateur de paix, chose qu’il n’a jamais concrétisé dans son propre pays.

Toutes les officines clanique et maffieuse au service de SASSOU y travaillent depuis pas mal d’année. Cela a toujours été son souci premier resté à vie au pouvoir quitte à brader la dignité du peuple congolais.

Mais il se trompe « le mal est déjà dans le fruit ». Le chemin d’avenir n’était qu’un labyrinthe sans issu emprunté par des hommes et femmes qui s’aperçoivent d’être confinés dans une logique qui s’avère destructrice.

En tout cas les dés sont jetés SASSOU partira certainement en 2016, la vraie question que les congolais se posent, auront-ils suffisamment de sagesse pour ne pas créer un autre vendeur d’illusion ?

Jean-Claude BERI

Congo-Brazzaville: Le vrai visage de la boulimie du pouvoir de Sassou
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