Quatre ministres dans le collimateur de SASSOU en 2012.
Beaucoup diront qu’il était temps que l’autorité et la discipline soient de retour dans un gouvernement assimilable à une cour de récréation digne d’une école maternelle. Les ministres des
gouvernements successifs de la république durant ces quinze dernières années avaient pris l’habitude de céder à la tentation du m’enfoutisme comme si l’exercice de leurs fonctions n’avait
aucun caractère hautement responsable. Durant quinze ans les accumulateurs des erreurs parfois impardonnables ont été commises, graves manquement a l’exercice de leur fonction ont été
relevés, pourtant, il se trouve que beaucoup de ces ministres y sont encore au gouvernement actuellement. On nous fait état aujourd’hui que Mr Sassou a adressé, presque dans un état
colérique indescriptible, une sévère mise au point à ses ministres lors de sa dernière réunion de conseil de ministres. Ce pic de colère serait dû aux conclusions négatives qui lui
parviennent face à la gestion chaotique de son projet far « chemin d’avenir ». C’est a ce quoi se demander si ce dernier est amnésique, ou si c’est son cabinet qui serait
incompétent ou pire encore ce serait une diversion à l’approche des élections législatives de juin 2012 ?
En tout cas, la situation est de plus en tendue entre le chef et les membres de son gouvernement. Mr SASSOU s’insurge contre ce qu’on aurait qualifié de la pente du déclin, de l’affaissement et
l’abaissement du crédit de notre pays. Ce serait presque un parallèle entre le chaos et la descente aux enfers. Pourtant dans son message du début de l’année, l’optimiste légendaire
de l’homme du 5 février battait son plein. Balayant toutes les statistiques contradictoires et se fiant qu’a celles qui lui ont été fournies pas son équipe rapprochée Mr Sassou donnait
l’impression de la maîtrise, du contrôle de son action et surtout du suivi de son programme présidentiel. Pourtant, il a suffit que de quelques jours pour que la réalité lui
plombe la vue. Ce dernier découvre que le chômage hautement élevé des jeunes qui n’hésitent plus à crier leur colère. C’est un fossé qui se creuse même dans son propre camp. Les sillons du
chômage ne choisissent pas. Les petits esclaves du système, les jeunes obscurs de l’ombre, ne connaissent ni de région, ni de parti encore moins de démocratie. Leur souffrance tellement
inhumaine que l’opulence des cadres, filles et fils du président, ministres et députés et n’est plus tolérables.
La montée des actes de corruption ayant gangréné toute la vie politique et économique du pays sont aujourd’hui des tars mais pourtant qui sont de plus en plus activés sans aucune crainte de
possible sanction.
Une ville, Brazzaville, qui ne cesse d’allonger sa liste d’arrondissement insalubre, impropre, apparaît en plein 21 e siècle comme une ville moyenâgeux. Bref au regard du
rapport transmis à Mr SASSOU par cette société d’expertise suisse, spécialiste dans l’environnement, l’économie et la gestion des crises sociales met en avant le risque d’explosion d’un pays
divisé par le fossé des injustices sociales et de la pauvreté.
Monsieur SASSOU découvre un pays au bord de la faillite, dans un état très critique sur le plan social et économique. Piqué au vif, le voilà parti dans un rappel a l’ordre,
selon les observateurs, musclé en particulier envers les Ministre de la Santé et de la population, Monsieur Georges MOYEN, du commerce et de l’approvisionnement Claudine Munari, de
l’Enseignement supérieur, Monsieur Ange-Antoine ABENA et enfin du - Ministre de l’énergie et de l’hydraulique : M. Henri Ossébi. Tous ont été vivement mais fermement priés de mettre
en exécution les mesures prises par le gouvernement, en particulier l’application du décret interdisant l’utilisation des sacs plastiques, l’accès à l’eau et l’électricité pour tous congolais en
particuliers dans les grandes villes, l’amélioration de l’accueil, des soins et des infrastructures sanitaires et enfin rendre effectif rapidement la revalorisation des bourses estudiantines.
La lenteur de l’application de ses mesures déjà votées et le financement engagés ne se justifiant pas. Comme à l’accoutumée, ces ministres sus cités s’empressent de faire des
déclarations en guise de mesures sans au préalables une pédagogie envers les populations. C’est le cas du Ministre du commerce et d’approvisionnement, qui a envoyé le directeur de cabinet, André
Kamba à l’antenne de la télé déclaré : « Nous avons laissé passer un délai de six mois pour sensibiliser la communauté nationale sur le danger du plastique. Je crois que tout le monde est
conscient de la situation de notre ville. Nous en appelons au civisme de chacun d’entre nous, ce n’est pas seulement l’affaire des autorités. Nous avons besoin d’une ville et d’un pays propre
car, les opérateurs économiques ont déjà mis sur les marchés les sachets et sacs biodégradables »
Ce sujet sensible et préoccupant pour la santé des congolais ne doit pas être
traité comme un vulgaire kleenex qu’on utilise et jeter après usage. Privilégié les opérateurs économique est une bonne chose, mais il est plus urgent d’encourager et de
financer les artisans congolais à produire les sacs congolais respectant l’environnement. Comme par exemple, les sacs en tissus pour les produits non alimentaires, les sacs en
lianes pour les produits alimentaires. L’objectif de cette mesure n’est pas seulement de rendre la ville propre, de débarrasser nos quartiers de ses déchets polluant, mais aussi d’innover dans la
création d’autres emplois. Le manque de connaissance sur le sujet se traduit par ces les mesures que les populations soupçonnent déjà d’encourager d’autres acteurs véreux de s’en servir
pour mettre sur le marché des produits aux couts exorbitants qui empêcheraient les populations de respecter la loi. Il ne s’agit pas d’interdire pour interdire mais de bâtir une politique
environnementale durable, viable et équitable pour les populations. Toutefois, c’est un pas en avant que notre association DAC encourage, mais le chemin à parcourir reste long.
Mr SASSOU s’insurge que Brazzaville, notamment certains de ses arrondissements soient toujours en proie à un phénomène intempestif de délestages. Il vient d’octroyer une nouvelle rallonge
de 95 milliards de francs CFA consacrés à l’investissement pour l’améliorions des infrastructures et la distribution. La SNE qui vient de se doter d’un budget de 142 milliards FCFA en 2012
a été sommé de réduire les effets pervers de sa politique de distribution et de fournisseur d’électricité. Il a été clairement signifié au Ministre en, charge de ce département. 2012 est
une année de résultat, année de l’énergie ou les moins compétents n’auront plus d’excuse que celle de laisser la place aux plus méritants. Le gouvernement n’a jamais autant investit sur un
secteur, comme nous l’avons fait pour l’eau et l’électricité, il nous maintenant récolter les bénéfices, satisfaire les congolais.
Lassé de se faire rappeler l’ordre par l’UNESCO et autres organismes éducatifs non gouvernemental, Mr SASSOU a pris à bras le cœur le dossier de l’éducation congolaise en perte de vitesse depuis
15 ans. Il a été rappelé au l’Enseignement supérieur, Monsieur Ange-Antoine ABENA, l’importance d’appliquer à la lettre le décret autorisant la revalorisation des bourses d’études ces jeunes
congolais. Il met en garde le ministre des agissements antisociale, connues dans le passé ou les sommes destinées aux bourses étudiantes se retrouvaient dans les poches des cadres et
responsables du ministère. Ou encore, les étudiants devraient attendre des mois et mois pour percevoir une bourse qui était logiquement virée en temps réel. Au delà de la volonté vouloir
résoudre l’épineux problème de la vie sociale dégradant des étudiants, il faut aussi reformer le personnel qui a pris des habitudes de dilapidateurs des fonds destinés au suivi et à l’encadrement
des étudiants. Premier test le 31 Janvier 2012. Nous y reviendrons.
Enfin, La santé, une des priorités des priorités du « chemin d’avenir » s’est soldée a ce jour comme le chemin de la croix pour les malades congolais. Pour bien décrire cette réalité
referons-nous à ce adage qui court aujourd’hui dans las rues de Brazzaville « On sait de quoi on souffre quand on rentre au CHU, mais on ne sait pas avec quoi, ni comment on y ressort
» Depuis 15 ans le centre hospitalier universitaire de Brazzaville s’est transformé du centre de soin de pointe en un mouroir en plein air. Ce n’est pas faute de bon médecins, ni par manque
de vocation, mais c’est tout simplement dû a une politique dégradante de non investissement dans les infrastructures. A cela ajouter l’incompétence de cadres administrateurs de cet ensemble
médical, tous suspectés de détournement de fonds destinés à la réfection et au renouvellement des équipements ont fini par faire de édifice le réservoir de malades malheureusement
transformés en des zombies ambulants.
Pourtant les investissements colossaux ont été consentis pour améliorer cet ensemble hospitalier, le plus grand du pays, mais aussi le plus dangereux. Le Ministre de la Santé et de la population,
Monsieur Georges MOYEN a 11 mois pour redresser la barre et redonner au CHU de garant de la santé et des soins des congolais.
Au regard de ce qui précède, on aura tendance à croire que Mr SASSOU est enfin sorti de son amnésique légendaire lorsqu’il s’agit des questions de développement socio-économique du Congo. Nous
croyons pour notre part que le Congo a un besoin absolu de tourner la page sur la manière dont il a été gouverné depuis 15 ans avec un parti hégémonique qui encouragé la corruption, le
pillage et l’incompétence. Ce parti a perdu un grand nombre des valeurs élémentaires que les congolais exigent dans leur propre vie. Mr SASSOU ne s’attaque pas au plus grand fléau du pays
qui est la corruption parce que ses plus grands fidèles y sont tous mouillés. En a beau débloquer les milliards et des milliards pour relancer l’investissement et le développement du
pays, mais tant que les hommes qui sont appelés animés les départements à rénover seront ceux-là mêmes sur lesquels pèsent les plus graves accusations de corruption, aucune mesure ne serait
crédible. Depuis 15 ans le plus grand nombre des congolais vivent en deçà du seuil de pauvreté, cela n’a jamais émeut Mr SASSOU. Le voir aujourd’hui sortir de sa torpeur ne peut
surprendre que quelques partisans à la mémoire si courte. 2012, avec les élections qui pointent à l’horizon, la situation politique catastrophique, la guéguerre au sein du PCT, la montée des
tensions sociales, bref tous les ingrédients sont réunis pour dénoncer un pouvoir qui a lamentablement échoué. Alors nous disons, oui pour recadrer tes ministres, oui pour dénoncer les
antis valeurs mais surtout oui pour vous REFORMER et conduire le pays vers une vraie paix Cela est possible avec une organisation crédible et démocratique de la
concertation politique nationale. Le recadrage , ce n'est pas seulement des coups de colère envers les ministres , c'est également établir l’égalité entre les congolais.
L'égalité; c'est permettre a tous les congolais de se soigner décemment et non seulement a cette classe de riches que vous avez crée qui s'envole vers d'autres cieux pour se soigner.
L’égalité; c'est permettre a tous congolais d'être embauchés selon ses compétences et non en fonction de son appartenance régionale. L’égalité; c'est permettre a tous congolais de
faire confiance à la justice et non craindre a chaque fois d'être victime de cette justice a deux vitesses mis en place par vos soins. L'égalité c'est d’offrir a chaque congolais le
droit d'apprendre. Le recadrage c'est cela; rendre tous les congolais égaux. Que vos filles et fils, que vos ministres, que votre famille, que votre clan ne soient pas au dessus des
congolais, ni encore moins au dessus des lois.
DAC:
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C’est cette réalité complexe et incompréhensible qui non seulement torpille une vraie opposition mais
également condamne le peuple à la soumission depuis quinze ans à la volonté destructrice d’un pouvoir qui le prive de jouir pleinement de ses propres richesses nationales. Il est temps que
cette orientation médiocre, inefficace, improductive laisse la place à une vision nationale du combat pour la démocratie. En poursuivant dans cette voie de la division, de la trahison ou encore
de la haine, l’opposition est aussi responsable de la dégradation du tissu social congolais, à l’effondrement de la compétitivité des entreprises nationales, a l’explosion des antivaleurs
qui accrédite la corruption comme système politique, l’accroissement du chômage mais surtout à l’insupportable montée des injustices sociales qui prévaut au Congo. On croirait même
que l’opposition approuverait ce bilan désastreux, ce projet vide, une relation abimée avec les congolais et surtout une image détestable du Congo véhiculée par ce gouvernement ?

Après une campagne de sensibilisation via internet et au Congo
Brazzaville, menée par l’Association Développer Autrement le Congo en sigle DAC de Jean- Claude BERI, sur les conséquences sur l’environnement de l’utilisation des sacs plastiques, le
Gouvernement congolais avait pris en conseil des ministres, le 1er juin 2011, la décision d’interdire la production, l’importation et la commercialisation des sacs en plastique en République du
Congo.
Il y a 43 ans jours pour jours, le Parti Congolais du Travail faisait son entrée
dans le paysage politique du Congo. Une entrée qui fut caractérisée par un musellement de la parole en imposant une doctrine marxisme–léninisme en s’octroyant les pleins pouvoirs sur toutes les
sphères sociopolitiques, économiques et culturelles du pays. Toute l’activité sociale du pays était annihilée par une idéologie abreuvant qui plaçait le membre du parti au dessus-des lois.
Ce fut les tristes années 1970 -1988, ou le Congo a régressé inexorablement dans les bas fond d’une gestion désastreuse de son économie. Soufflé par le vent de la démocratie, on
aurait cru que ce Parti allait se muter et prendre le train du changement en marche pour opérer en son sein une réelle transformation, mais ce qui fut le plus grand parti du pays restait
accrocher à ses méthodes machiavéliques, dilapidatrices et barbouzardes. Comme disait mon grand-père, on ne redresse pas un arbre tordu.
Il n’est plus un secret pour personne de proclamer que le Congo a
connu ses plus belles années économiques depuis 52 ans qu’avec le président Massamba Débat. Un Président dont le Congo n’a jamais su honoré a sa juste valeur, car ses successeurs
ayant décidés de ne pas traduire positivement son bilan. Pire, le PCT s’activait avec une méthodologie presque chirurgicale à étendre ses tentacules dans toutes les structures
maîtresses du Congo pour asseoir une politique de domination et de concussion permanente.
Le président Joachim Yhombi OPANGO, jugé pas trop commode à la
sauce PCT fut arrêté, accusé de détournement et emprisonné durant 11 ans sans jugement. Pourtant les faits qui lui ont été reproché, il y a 33 ans, sont aujourd’hui la pieuvre,
le serpent de mer, une philosophie de gestion étatique, qui abîme, affaiblie, ruine, dégrade, humilie sans cesse le Congo-Brazzaville. Pourtant il ne serait pas faux de dire que les coupables de
ces faits sont tous, en majorité, membres du PCT. Pas besoin de relater ici, les emprisonnements, les assassinats, les disparitions, les privations de liberté, les coups d’état,
toute la panoplie d’un régime dictatorial se mettait dangereusement en place.
Six mois après son sixième congrès de juillet 2011, le PCT accentue de plus sa frénésie, son appétit
insatiable a l’enrichissement illicite au détriment du peuple congolais. D’aucun aurait cru un instant que le changement allait s’opérer avec la nomination de Pierre Ngolo à sa
tête. Les faits sont là, ce dernier s’est lancé dans une course d’intimidation pour tenter de ramener dans les rangs ceux qui veulent prendre réellement leur indépendance face à ce
pachyderme immuable, englué dans l’embourgeoisement à outrance. A défaut de mettre en route un programme novateur pour le redressement du pays, ce pachyderme détourne l’attention du peuple en
créant des situations de tension politique, comme le démontre les récentes tentatives échoués de cooptation du CADD d'André Okombi Salissa, de la soumission forcée de certains leaders de
l’UPADS, bref on est entré de nouveau dans une guerre larvée de destruction de la paix, de l’équilibre nationale.

