« Le changement se construit, il ne se décrète pas. »
Face à l’impasse politique dans laquelle est plongée le Congo-Brazzaville depuis l’instauration du système de diktat politique mis en place par le pouvoir clanique, de plus
en plus de Congolais songent à d’autres solutions que celles utilisées aujourd’hui par les acteurs inter-congolais. Le refus catégorique du clan, par l’intermédiaire du parti satellite au
pouvoir (PCT) de renégocier les cadres électoraux injustes, impopulaires, sectaires , antisociaux et antidémocratiques soutenus le pouvoir conduit la classe politique congolaise dans une
voie sans issue.
C’est ce que dénonce aujourd’hui la plus part des observateurs internationaux qui accordent aujourd’hui un intérêt particulier à la cause des démocrates congolais. Le constat de ces derniers est plus qu’alarmant et ne présage rien de bon face l’entêtement aveugle des leaders claniques qui s’organisent mutuellement pour s’ériger les pleins pouvoir dans un pays où le peuple ne demande rien d’autre que de vivre dans une paix démocratique tournée vers une alternance pacifique.
L’horizon du Congo-Brazzaville s’assombrit de plus en plus et le déterrement de la hache de la guerre n’est plus une vision utopique. Les membres du clan au pouvoir qui multiplient d’un côté les opérations de séduction envers le peuple et de l’autre les intimidations pour semer ou faire resurgir le spectre de la guerre civile usent de tout pour sécuriser un pouvoir qui s’effrite. Le tout en projetant tantôt l’isolement des membres claniques les plus influents et qui ne seraient pas du goût des fils et parents de SASSOU, tantôt en projetant même la mort de ces derniers. L’argent et le fétichisme deviennent au sein du clan les armes privilégiées pour conserver le pouvoir. Certains diront que c’est tant mieux les vampires s'entredéchirent entre eux. N’empêche que ça reste des congolais qui méritent autant de dignité et de respect. Seule la loi de la justice impartiale peut juger où condamner un congolais.
De l’autre, nous avons une opposition, qui se découvre, comme sortie d’une lente amnésie, infectée, infiltrée, inféodée, instable, inorganisée mais surtout qui se laisse
engluée par la frénésie de l’appât du gain facile au détriment de la défense des idéaux patriotiques. La raison est simple, la grande partie de ces leaders politiques dite d’opposition n’ont
plus rien à prouver ni à défendre. Leur moyenne d’âge gravite entre 60 et 70 ans, voire plus. Beaucoup d’entre eux ont choisi de s’allier au diable pour finir en beauté le peu de jours qui leur
restent à vivre. A ce jeu c'est le clan au pouvoir qui mène la danse en injectant dans l’opposition des milliards de FR CFA et en canalisant les insatisfactions de certains par des
propositions de postes alléchant. Au final c'est le peuple qui se retrouve avec une démocratie saignée à coup de milliard, une alternance non seulement hypothéquée mais surtout
bâillonnée par des manœuvres d’intimidation et les arrestations arbitraires. De ce fait le pays se retrouve gouverné par un castre qui décide de tout sur tout.
Doit-on se résoudre à cette situation pleine d’incertitude et au lendemain catastrophique ?
Cette réalité n’est pas acceptable pour un
peuple dont l’ambition est de vivre ensemble en paix dans une perspective complexe mais motivée par l’idée généreuse de bâtir un État uni et prospère. L’attitude actuelle du clan qui
consiste à mettre en avant des personnes dont l’objectif avéré n’est plus ou moins que la course à l’enrichissement personnel est une minable vision de gouvernance. La gestion de la catastrophe
du 4 mars dernier a montré que ces personnes qui sont supposées animer la vie politique sont plus des adeptes des caméras en étalant une richesse honteusement acquise. C’est plus au moins un
groupement d’amateurisme qui aujourd’hui fait la honte et la risée de plusieurs palais africains et internationaux. Pourtant, le peuple ensemble cri sans cesse son l’idéal de privilégier
le Congo d’abord contrairement à ses gouvernants qui privilégient leurs intérêts. Les faits aujourd’hui parlent d’eux-mêmes nul besoin d’y revenir pour tenter d’expliquer une vérité toute
crue.
La grande interrogation du moment réside
dans la future gestation d’une nouvelle élite de politique congolais pour s’approprier le combat de la démocratie exemplaire et du développement égalitaire. C’est la clé du salut pour libérer
le Congo. Il n’est plus, par exemple, question de prouver l’amateurisme et l’incompétence de nos gouvernants actuels. Le vrai souci réside dans nos tergiversations, nos divisions, notre
opposition de façade, notre faiblesse d’esprit, notre manque de patriotisme.... Nous attendons que le pain nous soit donné du ciel sans fournir aucun effort.
Pourtant pas très loin de chez nous, au Sénégal, l'exemple vient de nous être montré. Ils n'ont pas attendu l’élection de Mr HOLLANDE pour comprendre que leur destinée est entre leurs mains. Ce
qu’il faut c’est puiser dans la méthode HOLLANDE le sens del’engagement pour des idées justes et novatrices, de la confiance en soi pour être aseptisé de toute tentative de corruption,
avoir foi en l’avenir car la jeunesse est la clé de la réussite de demain. Ces notions doivent conduire notre action pour qu'elle demeure exemplaire dans la simplicité afin éviter toute
arrogance nuisible. Notre culture africaine nous recommande de la courtoisie lorsqu’on souhaite s’ouvrir aux autres dans une démarche d’équité et de justice. C’est dans ce contexte que la
jeunesse congolaise doit s’approprier ces valeurs pour retrouver sa voie et rebâtir une nation modèle. Nous réussirons ce combat par notre capacité à être nous-mêmes, à rassembler les congolais
en leur proposant une nouvelle voie. Le changement se construit, il ne se décrète pas.
Jean-Claude BERI, contact@dac-presse.com


« Denis Sassou Nguesso et les membres de son clan ont réussi à
faire du Congo, un pays pauvre très endetté. La corruption, la captation des ressources publiques par les thuriféraires de ce clan au pouvoir ont atteint un seuil jamais égalé tandis que
l’écrasante majorité de la population vit dans une pauvreté affligeante (…)
Comme on peut le constater, rien n’est aujourd’hui épargné pour
designer le mal profond qui secoue la société congolaise et accentué par la catastrophe du 4 Mars 2012. Tout le monde s’accorde pour dénoncer d’une seule voix : Le Congo va mal et il faut
que ça change. Au delà de cet élan solidaire et unitaire il subsiste une interrogation sur laquelle les divergences se dessinent. Les congolais rejettent en grande majorité toute la classe
politique défaillante, sclérosée, manipulatrice qui durant des années a fait le lit du système clanique gangréné par la corruption et la mafia organisée se posent la question de savoir qui
pourrait porter le flambeau de la libération du pays du joug clanique et faire renaître l’espoir de croire en l’avenir ?
L’heure est venue de faire le choix de
l’avenir en rejetant tous ceux qui ont contribué à la détérioration de la société congolaise. La situation n’est non seulement pas grave, c’est un désastre. La légèreté d’un chef d’Etat dans la
gestion de la sécurité des populations a causé officiellement 389 morts, mais tous les congolais savent que nous avons perdu de milliers de nos frères et sœurs, l’enquête était confiée à une
commission clanique majoritairement désavouée. Les conclusions récemment publiées par le détective canadien (1) humilient non seulement une armée mais un chef d’Etat qui continue
à s’obstiner de maintenir en prison des innocents. Comme le ridicule ne tue pas, on veut nous faire avaler de force la couleuvre indigeste que l’homme providentiel du changement ne pourrait
provenir que du clan des enfants qui ont lamentablement échoué.
Vous avez pu constater sur le site du DAC



Les intérêts qu'ont les Français vis-à-vis du Congo-Brazzaville sont beaucoup trop grand. Comme
d'ailleurs, ses voisins du golfe de guinée, le Congo est un pays producteur du pétrole, un partenaire sensible et privilégié que les observateurs le disent tout bonnement que Paris souhaite à
tout prix garantir pour ses intérêts pétroliers dans la région. Cette illustration prouve à suffisance que la Françafrique, c’est d’abord la préservation des intérêts français. Et que notre
enthousiasme mérite d’être contenue devant le poids des intérêts en face.
