Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 16:26

Quatre ministres dans le collimateur  de SASSOU en 2012.

 

Beaucoup diront qu’il était temps que l’autorité et la discipline soient de retour dans un gouvernement assimilable à une cour de récréation digne d’une école maternelle. Les ministres des  gouvernements successifs de la république durant ces quinze dernières années  avaient pris l’habitude de céder à la tentation du m’enfoutisme comme si l’exercice de leurs fonctions n’avait aucun caractère hautement  responsable. Durant quinze ans les accumulateurs des erreurs parfois impardonnables ont été commises, graves manquement a l’exercice de leur fonction ont été relevés, pourtant, il se trouve que beaucoup de ces ministres y sont encore au gouvernement actuellement. On nous fait état aujourd’hui que Mr Sassou a adressé, presque  dans un état colérique indescriptible, une sévère mise au point à ses ministres lors de sa dernière réunion de conseil de ministres. Ce pic de colère serait dû aux  conclusions négatives qui lui parviennent face à la gestion chaotique de son projet far « chemin d’avenir ». C’est a ce quoi se demander si ce dernier est amnésique, ou si c’est  son cabinet qui serait  incompétent  ou pire encore  ce serait une diversion à l’approche des élections législatives de juin 2012 ? 

En tout cas, la situation est de plus en tendue entre le chef et les membres de son gouvernement. Mr SASSOU s’insurge contre ce qu’on aurait qualifié de la pente du déclin, de l’affaissement et l’abaissement du crédit de notre pays. Ce serait presque un parallèle entre  le chaos et la descente aux enfers. Pourtant  dans son message du début de l’année, l’optimiste légendaire de l’homme du 5 février battait son plein. Balayant toutes les statistiques contradictoires et se fiant qu’a celles qui lui ont été fournies pas son équipe rapprochée  Mr Sassou donnait l’impression de la maîtrise,  du contrôle de son action et surtout du suivi   de son programme présidentiel. Pourtant, il a suffit que de quelques jours pour que la réalité lui plombe la vue. Ce dernier découvre que le chômage hautement élevé des jeunes  qui n’hésitent plus à crier leur colère. C’est un fossé qui se creuse même dans son propre camp. Les sillons du chômage ne choisissent pas. Les petits esclaves du système, les jeunes obscurs de l’ombre, ne connaissent ni de région,  ni de parti encore moins de démocratie. Leur souffrance tellement inhumaine que l’opulence des cadres, filles et fils du président,  ministres et députés et n’est plus tolérables.
La montée des actes de corruption ayant gangréné toute la vie politique et économique du pays sont aujourd’hui des tars mais pourtant qui sont de plus en plus activés sans aucune crainte de possible sanction.

Une ville,  Brazzaville, qui ne cesse d’allonger sa liste d’arrondissement insalubre, impropre,   apparaît en plein 21 e siècle comme une ville moyenâgeux. Bref au regard du rapport transmis à Mr SASSOU par cette société d’expertise suisse, spécialiste dans l’environnement, l’économie et la gestion des crises sociales met en avant le risque d’explosion d’un pays divisé par le fossé des injustices sociales et de la pauvreté.

Monsieur SASSOU découvre un pays au bord de la faillite, dans un état très critique sur le plan social et économique.  Piqué  au vif,  le voilà parti dans un rappel a l’ordre, selon les observateurs, musclé  en particulier envers les Ministre de la Santé et de la population, Monsieur Georges MOYEN, du commerce et de l’approvisionnement  Claudine Munari, de l’Enseignement supérieur, Monsieur Ange-Antoine ABENA  et enfin  du - Ministre de l’énergie et de l’hydraulique : M. Henri Ossébi. Tous ont été vivement mais fermement priés de mettre en exécution les mesures prises par le gouvernement, en particulier l’application du décret interdisant l’utilisation des sacs plastiques, l’accès à l’eau et l’électricité pour tous congolais en particuliers dans les grandes villes, l’amélioration de l’accueil, des soins et des infrastructures sanitaires et enfin rendre effectif rapidement la revalorisation des bourses estudiantines.

La lenteur de  l’application de ses mesures déjà votées et le financement engagés ne se justifiant pas. Comme à l’accoutumée, ces ministres sus cités  s’empressent de faire des déclarations en guise de mesures sans au préalables une pédagogie envers les populations. C’est le cas du Ministre du commerce et d’approvisionnement, qui a envoyé le directeur de cabinet, André Kamba à l’antenne de la télé déclaré : « Nous avons laissé passer un délai de six mois pour sensibiliser la communauté nationale sur le danger du plastique. Je crois que tout le monde est conscient de la situation de notre ville. Nous en appelons au civisme de chacun d’entre nous, ce n’est pas seulement l’affaire des autorités. Nous avons besoin d’une ville et d’un pays propre car, les opérateurs économiques ont déjà mis sur les marchés les sachets et sacs biodégradables »

Ce sujet sensible et préoccupant pour la santé des congolais ne doit pas être traité comme un vulgaire kleenex qu’on utilise et jeter après  usage. Privilégié les opérateurs économique   est une bonne chose, mais il est  plus urgent d’encourager et de financer les artisans congolais à produire les sacs  congolais respectant l’environnement.  Comme par exemple, les sacs en tissus  pour les produits non alimentaires, les sacs en lianes pour les produits alimentaires. L’objectif de cette mesure n’est pas seulement de rendre la ville propre, de débarrasser nos quartiers de ses déchets polluant, mais aussi d’innover dans la création d’autres emplois. Le manque de connaissance sur le sujet se  traduit par ces les mesures que les populations soupçonnent déjà d’encourager d’autres acteurs véreux de s’en servir pour mettre sur le marché des produits  aux couts exorbitants qui empêcheraient les populations de respecter la loi. Il ne s’agit pas d’interdire pour interdire mais de bâtir une politique environnementale durable, viable et équitable pour les populations.  Toutefois, c’est un pas en avant que notre association DAC  encourage, mais le chemin à parcourir  reste long.

 

Mr SASSOU s’insurge que Brazzaville, notamment certains de ses  arrondissements soient toujours en proie à un phénomène intempestif de délestages. Il vient d’octroyer une nouvelle rallonge de 95 milliards de francs CFA consacrés à l’investissement pour l’améliorions des infrastructures et la distribution. La SNE qui vient de se doter d’un budget de 142 milliards FCFA en 2012  a été sommé  de réduire les effets pervers de sa politique de distribution et de fournisseur d’électricité. Il a été clairement signifié au Ministre en, charge de ce département. 2012 est une année de résultat, année de l’énergie  ou les moins compétents n’auront plus d’excuse que celle de laisser la place aux plus méritants. Le gouvernement n’a jamais autant investit sur un secteur, comme nous l’avons fait pour l’eau et l’électricité, il nous maintenant récolter les bénéfices, satisfaire les congolais.

Lassé de se faire rappeler l’ordre par l’UNESCO et autres organismes éducatifs non gouvernemental, Mr SASSOU a pris à bras le cœur le dossier de l’éducation congolaise en perte de vitesse depuis 15 ans. Il a été rappelé au l’Enseignement supérieur, Monsieur Ange-Antoine ABENA, l’importance d’appliquer à la lettre le décret autorisant la revalorisation des bourses d’études ces jeunes congolais. Il met en garde le ministre des agissements antisociale,  connues dans le passé ou les sommes destinées aux bourses étudiantes se retrouvaient  dans les poches des cadres et responsables du ministère. Ou encore, les étudiants devraient attendre des mois et mois pour percevoir une bourse qui était logiquement virée en temps réel. Au delà de  la volonté vouloir résoudre l’épineux problème de la vie sociale dégradant des étudiants, il faut aussi reformer le personnel qui a pris des habitudes de dilapidateurs des fonds destinés au suivi et à l’encadrement des étudiants. Premier test le 31 Janvier 2012. Nous y reviendrons.


Enfin,  La santé, une des priorités des priorités du « chemin d’avenir » s’est soldée a ce jour comme le chemin de la croix pour les malades congolais. Pour bien décrire cette réalité referons-nous à ce adage qui court aujourd’hui dans las rues de Brazzaville «  On sait de quoi on souffre quand on rentre au CHU, mais on ne sait pas avec quoi, ni comment on y ressort »  Depuis 15 ans le centre hospitalier universitaire de Brazzaville s’est transformé du centre de soin de pointe en un mouroir en plein air. Ce n’est pas faute de bon médecins, ni par manque de vocation, mais c’est tout simplement dû a une politique dégradante de non investissement dans les infrastructures. A cela ajouter l’incompétence de cadres administrateurs de cet ensemble médical, tous suspectés de détournement de fonds destinés à la réfection et au renouvellement des équipements ont fini par faire de édifice  le réservoir de malades malheureusement transformés en des zombies  ambulants.
Pourtant les investissements colossaux ont été consentis pour améliorer cet ensemble hospitalier, le plus grand du pays, mais aussi le plus dangereux. Le Ministre de la Santé et de la population, Monsieur Georges MOYEN a 11 mois pour redresser la barre et redonner au CHU de garant de la santé et des soins des congolais.

Au regard de ce qui précède, on aura tendance à croire que Mr SASSOU est enfin sorti de son amnésique légendaire lorsqu’il s’agit des questions de développement socio-économique du Congo. Nous croyons pour notre part que le Congo a un besoin absolu de tourner la page sur la manière dont il a été gouverné depuis 15 ans  avec un parti hégémonique qui encouragé la corruption, le pillage et l’incompétence. Ce parti a perdu un grand nombre des valeurs élémentaires que les congolais  exigent dans leur propre vie. Mr SASSOU ne s’attaque pas au plus grand fléau du pays qui est la corruption parce que ses plus grands fidèles y sont tous  mouillés. En a beau débloquer les milliards et des milliards  pour relancer l’investissement et le développement du pays, mais tant que les hommes qui sont appelés animés les départements à rénover  seront ceux-là mêmes sur lesquels pèsent les plus graves accusations de corruption, aucune mesure ne serait crédible. Depuis 15 ans le plus grand nombre des  congolais vivent  en deçà du seuil de pauvreté, cela n’a jamais émeut Mr SASSOU. Le voir aujourd’hui sortir de sa torpeur ne peut surprendre que quelques partisans à la mémoire si courte. 2012, avec les élections qui pointent à l’horizon, la situation politique catastrophique, la guéguerre au sein du PCT, la montée des tensions sociales, bref tous les ingrédients sont réunis pour dénoncer un pouvoir qui a lamentablement échoué. Alors nous disons, oui pour recadrer tes ministres,  oui pour dénoncer les antis valeurs mais surtout oui pour  vous REFORMER et conduire le pays vers une vraie paix  Cela est possible avec une organisation crédible et démocratique de la concertation politique nationale. Le recadrage , ce n'est pas seulement des coups de colère envers les ministres , c'est également établir l’égalité entre les congolais. L'égalité;  c'est permettre a tous les congolais de se soigner décemment et non seulement a cette classe de riches que vous avez crée qui s'envole vers d'autres cieux pour se soigner. L’égalité;  c'est permettre a tous congolais d'être embauchés selon ses compétences et non en fonction de son appartenance régionale. L’égalité;  c'est permettre a tous congolais de faire confiance à la justice et non craindre a chaque fois  d'être victime de cette justice a deux vitesses mis en place par vos soins. L'égalité c'est d’offrir  a chaque congolais le droit d'apprendre. Le recadrage c'est cela;  rendre tous les congolais égaux.  Que vos filles et fils, que vos ministres, que votre famille, que votre clan ne soient pas au dessus des congolais, ni encore moins au dessus des lois.

 

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Par Berijc
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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 18:42

Les erreurs d’une opposition désorganisée.

 

Cette simple question suscite beaucoup de remous. Voilà quinze ans que l’opposition congolaise se disperse, se contredise, s’entredéchire,

bref multiple des actions qui annihilent le combat pour la restauration de la démocratie. Les ambitions des uns surplombent la volonté patriotique des autres. On est parti d’une organisation à plusieurs têtes baptisée ERDDUN, ou rien ne se décidait collégialement comme il fallait. Un premier ministre résidant en Côte-d’Ivoire et un Président à Paris semblaient organiser une résistance des ombres dépourvus de tous moyens. Les contradictions latentes resurgissaient faisant de certains  membres de cette organisation des proies faciles à la cooptation et à la récupération politique en faveur de ceux-là même  qu’ils prétendaient combattre.

On ne fut pas surpris de l’accélération de plusieurs  membres de cette organisation à la défection trahissant du même coup le combat pour lequel ils luttaient. Dès lors,  le mal était déjà en nous faisant de ceux qui continuaient la résistance des membres englués dans la suspicion, l’absence de confiance, le repli sur soi, la tentation au renoncement. Cette situation ne pouvait qu’aboutir à la prolifération d’une multitude  de cellules de résistance sans réel impact pour le combat sur le terrain. Pire encore la majorité des membres en se  retirant se retrouvaient unis dans leur parti d’origine avec la volonté de ne servir que leurs intérêts personnels. C’est la fin d’un pseudo résistance unie pour une opposition diversifiée dont la règle est désormais dictée par les chefs des clans (pardon leader de parti).


Pour beaucoup de ces leaders, animés par un appétit grandissant à l’enrichissement personnel, sacrifiaient la cause pour monnayer le repositionnement des siens dans les nouvelles structures. Cela fut alors  facile pour le pouvoir en place d’acheter tout le monde à coup de millions. Ou encore de nommer ses anciens « opposants » devenus dociles et malléables à des postes de responsabilités contre une soumission totale au chef militaire devenu Président. Que peut-on attendre en 2012 d’une opposition laminée par les contradictions assassines, par des trahisons à répétition, mais surtout dépourvue d’une clarification politique pour mener à bien une opposition crédible et salvatrice ?
Bien-sur, il est injuste de mélanger tous les opposants dans le même sac dit « des tomates pourries ». Certains se livrent à un jeu d’opposition et d’espionnage au service du pouvoir, une autre opposition ayant complètement vendu son âme monnaye leur pseudo  combat a coups de millions, le paraître prenant ainsi le dessus sur le sens profond de la politique et enfin une autre trahissant simplement par fidélité régionale. D’autres en essayant de combattre avec abnégation et patriotisme y ont laissé leur vie. C’est la triste réalité de l’opposition congolaise actuellement. Nous sommes loin de s‘attendre surgir dans ses rangs un MANDELA ou une AUNG SAN SUU KYI

C’est cette réalité complexe et incompréhensible qui non seulement torpille une vraie opposition mais également condamne le peuple à la soumission depuis quinze ans à la volonté destructrice d’un pouvoir qui le prive de jouir pleinement de ses propres  richesses nationales. Il est temps que cette orientation médiocre, inefficace, improductive laisse la place à une vision nationale du combat pour la démocratie. En poursuivant dans cette voie de la division, de la trahison ou encore de la haine,  l’opposition est aussi responsable de la dégradation du tissu social congolais, à l’effondrement de la compétitivité des entreprises nationales, a l’explosion des antivaleurs qui accrédite la corruption comme système politique, l’accroissement du chômage  mais surtout à  l’insupportable montée des injustices sociales qui prévaut au Congo. On croirait même que l’opposition approuverait ce bilan désastreux, ce projet vide, une relation abimée avec les congolais et surtout une image détestable du Congo véhiculée par ce gouvernement ?

On ne peut pas  être opposant selon les saisons. Un coup, on l’est à  plein temps  lorsqu’il s’agit de paraître devant le peuple comme une alternance, un homme de foi, un militant pour la paix et le développement  et un autre à mi temps lorsqu’il faut trouver des millions pour subvenir à ses besoins personnels. Et là personne ne se gène à aller frapper devant la porte de Mr SASSOU, la queue entre les jambes,  quitte à vendre les siens,  pour quelques milliers de F CFA. Il y a dans cette démarche cette criarde attitude injuste et stérile qui consiste à rejeter l’entière responsabilité au pouvoir en place. Ou est passé votre dignité, votre sens de l’honneur et votre courage ?

Une action politique, telle qu’elle se conçoit,  se juge aux résultats, une politique sur sa cohérence, un caractère sur sa  détermination et constance. Parmi vous il y a ceux qui ont a maintes reprises trahi la cause, trahi le peuple, corrompu par le pouvoir, pourtant ils sont encore considérés comme membres du Front du parti de l’opposition  congolaise ou encore de l’ARD. Les faits sont là et justifiée dernièrement par la présence de vos membres au pseudo concertation d’Ewo. Quelle leçon avez-vous tiré de ces actes de fourberies impardonnables, au regard du préjudice causé au peuple en souffrance ?
Nous nous retrouvons là devant des scénarios déjà vécu au temps de l’ERDDUN ou des membres de cette organisation, aujourd’hui dissoute, rejoignaient le camp adverse tout en se proclamant membres de l’opposition, beaucoup se reconnaîtront. Comme si leurs actes méritaient d’être facilement pardonnés. Que leur l’échec seraient une excuse, leurs fourberies une justification opportune de poursuivre un pseudo combat politique  en s’appuyant sur  des promesses qu’ils ne tiendront jamais. Cette opposition dont la  mystification est grossière n’acquerra jamais la confiance du peuple.
Pourtant  nous ne la sous-estimant pas au regard du combat difficile et surtout aux moyens si dérisoires qu’elle possède. Seulement il est suffisamment démontré qu’une révolution ne se gagne pas avec des millions, ni encore moins a coup de canons mais avec une volonté farouche de défendre la vérité et le courage d’y croire. Le peuple est lassé d’entendre que cette opposition est la seule voie possible pour combattre le pouvoir en place. Ce qui prête à sourire lorsqu’on regarde le nombre d’échec accumulé. Il est temps de se poser d’ores et déjà  la question ultime pour ce combat contre le pouvoir antidémocratique en place depuis 15 ans ? Peut-on prétendre au vrai changement lorsque les ingrédients d’un échec minent les bases mêmes de votre fondement politique?

L’opposition appelée au sursaut, la nouvelle génération et la diaspora à l’unité.

C’est de la  responsabilité de l’opposition de tracer la voie à suivre pour les nouvelles générations. Cette responsabilité ne doit surtout  pas se traduire par des actions  en vase clos. L’échange d’idée et la complémentarité des actions de tout un peuple réunis autour d’une volonté populaire de changement  est une force inépuisable qu’aucune dictature ne peut vaincre. Elle permet d’analyser avec les moyens du moment et les atouts intellectuels la mesure à donner à l’action à entreprendre en vue de tourner la page de la dictature. La reconquête de notre souveraineté exigera non seulement des efforts mais l’engagement des femmes et hommes réellement imbus d’un patriotisme infaillible. La récente rencontre avec le président du FRONT rentre dans ce cadre ou nous réclamons qu’une place de choix soit accordée aux forces de la diaspora afin de s’unir sur tous les fronts pour la restauration de la démocratie. Les uns peuvent être le fer de lance et les autres les semeurs d’un avenir propice au développement. Le tout doit être mené en parfaite collaboration aseptisée de toute tractation hypocrite et mensongère. C’est pourquoi nous soutenons cet appel du FRONT à la diaspora, qui est pour nous un début de retour de confiance qui appellera des actions conjointes pour une vraie politique de combat qui mobilisera le peuple congolais tout entier autour d’un vrai changement.

L’opposition unie (ARD, FRONT et DIASPORA) que nous appelons de tous nos vœux pour 2012 ne peut être un vain appel. Car notre pays dispose  d’immenses compétences qui sont jusqu’alors mal exploitées, de remarquables entreprises qui sont détournées par les affairistes véreux du clan au pouvoir, de services publics de grande qualité mais dépourvus de tout moyen de fonctionnement sont  laissés quasiment à l’abandon, d’une démographie jeune et dynamique espoir d’un avenir prometteur désabusée  bref, d’un attachement profond aux valeurs intrinsèques qui font de notre pays une nation unie et indivisible.

C’est pourquoi en 2012 nous avons besoin de nous rassembler, de faire le choix décisif pour notre pays et surtout pour les générations à venir. Ce choix dépassera, et de loin, les appétits égoïstes de certains. Ce qui est en jeu dans cette élection législative de 2012 et dans le choix que feront les congolais, c’est plus que l’élection des députés, plus que la désignation d’une majorité à l’assemblée, plus qu’une nouvelle orientation d’une politique : c’est la reconquête de notre liberté bafouée, la renaissance de notre jeune démocratie et enfin  le redressement de notre  économie mis mal par une prolifération de détournement des biens jamais égalée  et des choix politiques incohérents. Cette reconquête est possible et c’est le moment d’agir. Pour le réussir nous avons l’obligation de contraindre le pouvoir d’organiser une concertation véritablement démocratique autour des quatre points d’échauffement suivants :

« 1- relevé, avec force, la nécessité de réaliser un recensement administratif spécial, opération non inédite dans notre pays, dans la mesure où elle a déjà été réalisée en 1996 et en 1997, et avait associé tous les partis politiques, aux fins de déterminer, de façon consensuelle, le corps électoral;

2- souligné l’urgence de revoir fondamentalement le découpage électoral, car la situation actuelle se caractérise par son effet déformant, suite à la minoration du nombre de circonscriptions électorales dans les zones les plus peuplées, et leur majoration dans les zones moins peuplées. A titre d’illustration, des localités moins peuplées comme Epéna avec 17.000 habitants, Mvouti avec 18.000 habitants, Ewo avec 20.000 habitants, Ollombo avec 21.000 habitants, ont chacune deux circonscriptions électorales au même titre que Mindouli qui a 53.000 habitants, alors que des localités plus peuplées comme Ngabé avec 30.000 habitants, Loudima avec 32.000 habitants, Kinkala avec 34.000 habitants, Mouyondzi avec 36.000 habitants, Madingou avec 63.000 habitants, et Nkayi avec 72.000 habitants n’ont, chacune, qu’une seule circonscription électorale;

3- insisté sur la nécessité et l’urgence de mettre en place une commission électorale véritablement indépendante.

4- Le retour sans condition de tous les exilés. »(1)

Cette reconquête  n’est pas vaine. Elle est le fil qui lie notre destin commun et  républicain. Lorsque les dirigeants qui sont censés vous guider vers le développement social se transforment en un groupe de fossoyeurs d’avenir, il est légitime que le scepticisme gagne le peuple. C’est ce scepticisme qu’il faut combattre car il crispe notre désir de liberté, notre désir  de nous mettre en mouvement selon nos valeurs. Il est temps de nous dépasser en nous  mobilisons pour une cause digne et qui ne peut que nous  rendre fier si chacun y mettait du sien. Alors chers compatriotes congolais, combattons ensemble ce scepticisme qui crucifie notre démocratie et levons nous comme une seule personne pour dire non à la dictature d’un seul clan. Exigeons cette concertation démocratique qui donnera la primauté à la confrontation d’idées, des projets, de vision nouvelle pour le Congo, rétablira l’équilibre des choix  des circonscriptions selon un vrai découpage régional. Dénonçons avec fermeté l’extrémisme régionale présenté comme projet politique qui n’est plus ou moins qu’une manipulation pour camoufler les difficultés. Au delà des diktats, des barrières devenues des barbelés érigées entre les congolais, qui ne sont a notre sens que les preuves que la peur change de camp,   il est plus qu’urgent de se  rassembler : opposition, diaspora,  associations civile, tous derrière cette volonté du vrai changement pour le bien collectif de notre peuple. Avec une opposition crédible et responsable la renaissance  d'une vie politique congolaise plus moderne plus apaisée et tournée vers un développement équitable de toutes les régions peut se concevoir. A la diaspora de prendre la mesure de cet appel en d’en faire le talisman du vrai changement. Pardonnons-nous, comme nous devons pardonner a nos aînés et construisons le changement.

Dans sa course permanente à l’enrichissement abusif et illicite, à l’utilisation exagérée de la haine tribale pour susciter les peurs, à la corruption d’Etat, au vol organisé, au pillage des entreprises d’état…l’hégémonie du PCT  ruine gravement notre pays et saigne notre démocratie.  Dire Stop à toute cette organisation mafieuse, c’est donner une chance au Congolais de se retrouver et de se reconstruire.
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Jean-Claude BERI : www.dac-presse.com
DAC

(1) Concertation politique nationale : Les propositions de l’opposition congolaise la semaine africaine. Samedi, 10 Décembre 2011

Par Berijc
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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 18:38

Comment les revaloriser après l'entrée en vigueur officielle de la mesure? Lire l'analyse d'Elvis Ngatse (journaldebrazza.com)


Après une campagne de sensibilisation via internet et au Congo Brazzaville, menée par l’Association Développer Autrement le Congo en sigle DAC de Jean- Claude BERI, sur les conséquences sur l’environnement de l’utilisation des sacs plastiques, le Gouvernement congolais avait pris en conseil des ministres, le 1er juin 2011, la décision d’interdire la production, l’importation et la commercialisation des sacs en plastique en République du Congo.

Cette mesure sera effective le 20 janvier 2012. Une campagne vient d’être lancée par le ministère du commerce, pour sensibiliser la population sur l’entrée en vigueur à la date fixée, de cette mesure gouvernementale.

Le Directeur de Cabinet de la Ministre MUNARI, Monsieur KAMBA, invité du journal magazine de la télévision nationale congolaise ce 15 janvier 2012, promet à cette date butoir, des sanctions exemplaires, à toute personne qui serait prise en flagrant délit de commercialisation des sacs en plastique, sur toute l’étendue du territoire national.

Avec l’entrée en vigueur de cette décision gouvernementale, se pose la question de la revalorisation des déchets plastiques au Congo Brazzaville. En effet, notre pays a accumulé au long des années, des tonnes importantes de sacs en plastique qui font désormais partie de notre environnement. Que va-t-on en faire à présent ?

 

Partout dans nos villes et campagnes, la présence de ses déchets, a fini par rentrer dans le décor. Aujourd’hui, il faut trouver une solution pour débarrasser nos cités, des restes d’emballages qui ont dégradé considérablement leur visage.

A Brazzaville, une initiative timide a depuis vu le jour, pour mettre fin à cette situation. Elle est l’œuvre de l’Association Partenaires 381. Cette Association œuvre dans la collecte des déchets plastiques, qu’elle transforme en pavés. La production journalière de cette Association n’est pas connue. Cependant, elle reste faible et ne peut suffire pour revaloriser les 80.000 tonnes de déchets plastiques que le Congo Brazzaville produit ou importe chaque année.

 

D’où l’urgence, de réfléchir sur une stratégie nationale de revalorisation des déchets plastiques. Ceci pour débarrasser de notre pays, définitivement, les décharges à ciel ouvert remplies par ces poisons.

A Mopti au Mali, une solution similaire à celle de Partenaires 381 existe depuis plus de 5 ans et aide à transformer les déchets plastiques en pavés urbains. Depuis, les rues boueuses de cette ville encerclée par les eaux dite la Venise du Mali, ne voient plus ses habitants pataugés dans les eaux comme naguère.

 

Les autorités gouvernementales congolaises, devraient s’inspirer des exemples de ce type, en s’appuyant sur l’embryon de ce qui se fait déjà à Brazzaville, pour mettre en œuvre une vraie politique de recyclage de ses déchets.

Cela passe, par la mise sur pied d’un organe chargé du recyclage de ceux-ci, et devra avoir entre autres missions :

1. D’organiser les jeunes pour collecter les déchets dans nos villes et campagnes.

2. De mettre en œuvre une unité industrielle de transformation de déchets plastiques en pavés urbains, en tuiles pour recouvrir les maisons, en pots de fleurs, etc.

 

De cette façon, la décision gouvernementale aura un sens, en ce qu’elle ne contribuera pas seulement à interdire la commercialisation des emballages en plastique.

 

La revalorisation des tonnes de déchets que le pays a produit pendant plus de 30 ans (4 milliards de sacs en plastique par an-Source : DAC), aidera le Gouvernement à créer des emplois. Dans un pays où plus de 34% des jeunes connaissent un chômage tenace.

 

Elvis Ngatse

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Fin officielle de l'usage des sachets plastiques au Congo à partir de demain 20 janvier 2012

C'est demain que l'utilisation des sachets plastiques va devenir illégale en République du Congo. Cette mesure, pour indispensable qu'elle soit, risque bien, comme tant d'autres, de ne voir aucune mise en application tant ce conditionnement est devenu populaire.
Toute la question est de savoir comment la population démunie, qui fait partie des plus gros consommateurs de ces produits bon marché, va pouvoir les remplacer ? En ce qui concerne les courses de la ménagère, peu de soucis à se faire, les bons vieux paniers de vannerie vont refaire leur apparition et par là relancer une activité artisanale quelque peu tombée en désuétude. Par contre, pour ce qui est du conditionnement des petites quantités, huile, sucre, bissap et tangawis et autres, qui font partie des produits les plus consommateurs de sachets, qu'est-ce qui va bien pouvoir les remplacer
Une réflexion doit être menée d'urgence, à défaut d'avoir été faite avant la mise en application de la mesure d'interdiction.

 

 

Ya-Sanza: http://congo-dechaine.info/content/fin-officielle-de-lusage-des-sachets-plastiques-au-congo-%C3%A0-partir-de-demain-20-janvier-2012

Par Berijc
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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 12:24

Il y a 43 ans jours pour jours, le Parti Congolais du Travail faisait son entrée dans le paysage politique du Congo. Une entrée qui fut caractérisée par un musellement de la parole en imposant une doctrine marxisme–léninisme en s’octroyant les pleins pouvoirs sur toutes les sphères sociopolitiques, économiques et culturelles du pays. Toute l’activité sociale du pays était annihilée par une idéologie abreuvant qui plaçait le membre du parti au dessus-des lois.  Ce fut les tristes années 1970 -1988, ou le Congo a régressé inexorablement  dans les bas fond d’une gestion désastreuse de son économie.  Soufflé par le vent de la démocratie, on aurait cru que ce Parti allait se muter et prendre le train du changement en marche pour opérer en son sein une réelle transformation, mais ce qui fut le plus grand parti du pays restait accrocher à ses méthodes machiavéliques, dilapidatrices et barbouzardes. Comme disait mon grand-père, on ne redresse pas un arbre tordu.


Le PCT est contaminé par des multiples virus dont il serait inutile d’élaguer juste les branches pour soigner son mal si profond. Tant que ses racines seront bien enfouies sous terre, les branches qui repousseront seront toujours contaminées et le Congo continuera à patauger dans les méandres de la recherche d’une paix susceptible de lui ouvrir le chemin du vrai développement. C’était une erreur d’avoir pensé, ne fusse une seconde, que le PCT pouvait être un parti humaniste, solidaire et tourné vers le développement.

Il n’est plus un secret pour personne de proclamer que le Congo a connu ses plus belles années économiques depuis 52 ans qu’avec le président Massamba Débat. Un Président dont le Congo n’a jamais su honoré a sa juste valeur, car ses successeurs ayant décidés de ne  pas traduire positivement son bilan. Pire, le PCT s’activait avec une méthodologie presque chirurgicale  à étendre ses tentacules dans toutes les structures maîtresses du Congo pour asseoir une politique de domination et de concussion permanente.

 

 

 

Le Président Marien Ngouabi, reconnaissant ses erreurs dans ses orientations économiques, en toute humilité,  a voulu redonner une chance au Congo en tentant une discussion d’ouverture avec l’ancien président. Cela fut compris,  par le PCT, comme un aveu d’échec et de trahison impardonnables. Il fut  lâchement assassiné par une volonté manifeste des caciques du PCT.


Le président Joachim Yhombi OPANGO, jugé pas trop commode à la sauce PCT fut arrêté, accusé de détournement et emprisonné durant  11 ans  sans jugement. Pourtant les faits qui lui ont été reproché, il y a 33 ans,  sont aujourd’hui la pieuvre, le serpent de mer, une philosophie de gestion étatique, qui abîme, affaiblie, ruine, dégrade, humilie sans cesse le Congo-Brazzaville. Pourtant il ne serait pas faux de dire que les coupables de ces faits sont tous, en majorité,  membres du PCT.   Pas besoin de relater ici, les emprisonnements, les assassinats, les disparitions, les privations de liberté, les coups d’état, toute la panoplie d’un régime dictatorial se mettait dangereusement en place.
Toutes ses turpitudes sont l’œuvre d’un groupuscule qui utilise le PCT comme tremplin pour assouvir un pouvoir archaïque. Ce fut les années de préparation et de mise en orbite d’un clan aux seules ambitions : régner sans partage sur le Congo et le PCT devenant ainsi la machine de guerre au service d’une idéologie sectaire dépourvue ainsi de toute sa substance de naissance.

Avec SASSOU NGUESSO, le PCT perd définitivement son âme.

Les années 80, maquillé sous une doctrine socialiste qui n’existait plus que de nom, le PCT transforma le Congo-Brazzaville en une chasse gardée françafricaine en monnayant son maintien au pouvoir et  la course aux privilèges contre le bien-être des congolais et son développement social. Evincé par la volonté populaire et démocratique en 1991, tout le monde avait cru enfin que  le changement du PCT allait se mettre en marche. C’était sans compter sur la politique deshumanisante de la France, qui pour sauvegarder ses intérêts mafieux  n’hésiteront pas à assassiner la jeune démocratie congolaise. Une démocratie qui eut toute les peines du monde à asseoir une politique congolaise pour le bien des congolais. Cette jeune démocratie fut  torturée, ensanglantée,  « brulée au pétrole »(1), faussement discréditée par le lobby français,  succomba ce mois de juin 1997 de la main de ses propres fils regroupés au sein du PCT et à sa tête Denis SASSOU NGUESSO.

Depuis ce moment, le PCT devient l’ombre de lui-même, un parti sans valeur, ni idéologie. Ayant scellé son alliance avec le diable, le PCT ne peut retrouver son audience auprès d’un peuple qu’il a massacré de ses propres mains. Sous ses 43 ans d’existence, le PCT ne peut présenter un bilan élogieux malgré les années fastes du moment.
Le PCT fait souffrir les congolais  dans leurs vies quotidiennes. Sa politique accentue  le chômage en creusant de plus en plus les inégalités. La hausse des prix des denrées alimentaires et autres produits de premières nécessités  ampute le maigre pouvoir d’achat des congolais. L’insécurité est palpable, comme on a pu le constater ces dernier jours les forces de l’ordre tirant sur leur collègues de la police ou encore les recrudescences des vols a mains armées et autres actes de vandalismes. Si les forces de l’ordre public bafouent la loi qui va assurer l’égalité entre citoyens ?


La jeunesse congolaise, hors  militants et membres du PCT, se désespère d’être maintenue en lisière de la société. Une jeunesse qui subit un impôt in-équitablement réparti selon les capacités de chacun. Ce qui a construit une société ou le règne des privilèges et des passes droits est réservé à une catégorie d’individus ou le mérite est totalement méconnu.  Une jeunesse qui subit de plein fouet la discrimination sociale dans les écoles en excluant d’accorder à chaque enfant la même attention. Une jeunesse dont l’accès aux soins est disparate et très inégalitaire.  Une jeunesse qui ne peut espérer pouvoir vivre de son travail. Enfin, une jeunesse qui vit perpétuellement en sursaut en ayant cette épée de Damoclès sur la tête  que la paix et la sécurité  seraient  conditionnées par le maintien  au pouvoir du PCT et de son chef SASSOU. Voilà ce que le PCT offre comme  avenir a cette jeunesse depuis 43 ans. Ou est l’espérance d’un quelconque transfert de flambeau entre les générations ? Il est clair, que le  PCT par sa politique dévastatrice place la République en porte à faux devant les congolais, par des agissements qui poussent à  penser que la République doit être  méprisée dans ses valeurs comme dans le fonctionnement de ses institutions démocratiques.

Les mauvais chiffres du chômage  sont là pour témoigner que depuis 43 ans que le PCT  ne s'est pas seulement trompé de prévision: il se trompe de politique économique et sociale. D’année après année, le bilan du chômage s’alourdit faisant du PCT un parti du chômage. Pourtant face à cette réalité dramatique et traumatisante nous constatons encore qu’aujourd’hui que ce Parti ne fait qu’agiter des slogans vides et déclarations culpabilisatrices pour les chômeurs congolais qui attendent autres choses.

Six mois après son sixième congrès de juillet 2011, le PCT accentue de plus sa frénésie, son appétit insatiable a l’enrichissement illicite au détriment du peuple congolais. D’aucun aurait cru un instant que le changement allait s’opérer avec la nomination de Pierre Ngolo à sa tête. Les faits sont là, ce dernier s’est lancé dans une course d’intimidation pour tenter de ramener dans les rangs ceux qui veulent  prendre réellement leur indépendance face à ce pachyderme immuable, englué dans l’embourgeoisement à outrance. A défaut de mettre en route un programme novateur pour le redressement du pays, ce pachyderme détourne l’attention du peuple en créant des situations de tension politique, comme le démontre les récentes tentatives échoués de cooptation du CADD d'André Okombi Salissa, de la soumission forcée de certains leaders de l’UPADS,  bref on est entré de nouveau dans une guerre larvée de destruction de la paix, de l’équilibre nationale.

 

Pourquoi ?


Parce que le PCT a toujours eu peur de la démocratie, du combat des idées, de l’effort consentis pour gagner son pain. Le Pire aujourd’hui ce n’est plus seulement l’abîme du  PCT, son échec, sa défaillance, sa déroute, sa ruine n’est pas plus à craindre que le fourmillement des « petit PCT » qui n’attendent que le bon moment pour être calife à la place du calife. Le mammouth, le pachyderme est arrivé au bout de son parcours car chaque chose a une fin avec son lot d’échec et de destruction de l’économique congolaise. Seulement ses rejetons commencent à avoir des dents si longues que leurs morsures commencent à semer le doute dans l’esprit des congolais. Il est à craindre que l’on passe de l’échec du PCT 1 à la programmation d’un futur échec du PCT 2. C’est aux congolais d’en décider, vous avez le destin de votre avenir dans vos mains maintenant. Qu’on ne s’y trompe pas l’échec actuel de notre démocratie, la faiblesse grave de notre économie n’est pas imputable aux congolais, c’est l’échec, d’un parti, d’un clan, d’un gouvernement, d’une politique hasardeuse et semée d’antivaleurs symbolisé par le PCT depuis 43 ans.

 

 

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Par Berijc
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Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 20:34

Devant l’imbroglio suscité par la mascarade de la concertation politique organisée en solitaire par le gouvernement, DAC PRESSE a profité du séjour  en France de l’ancien Ministre des eaux et forêt et de la pèche, sous le président Lissouba, en sa qualité du Président du FPOC, Rigobert NGOUOLALI (1) pour recueillir ses impressions sur  la concertation d’EWO.

RIGOBERT NGOUOLALI: 

A CŒUR  OUVERT

 

DAC PRESSE : Quel est votre sentiment sur la concertation d’EWO ?

Rigobert NGOUOLALI : Merci de votre implication dans ce combat pour la restauration de la démocratie.
Concernant la concertation d’Ewo, je me suis largement exprimé à travers la vidéo que vous avez aimablement diffusée sur votre site.
Ce que l’on peut retenir en ce début d’année 2012 :

C’est que la concertation qui aurait pu être un grand rendez-vous politique a été volontairement et unilatéralement délocalisée, organisée presque en catimini à Ewo avec des acteurs politiques triés sur le volet et en l’absence de l’opposition congolaise (FPOC). C’est que le recensement administratif organisé en 2011 par le Ministère de l’intérieur a été un échec dixit le Ministre de l’intérieur lui-même.
C’est que le recensement administratif spécial (une des opérations essentielles à l’organisation dans le contexte du Congo des élections démocratiques en 2012) promis à l’opposition le 14 mai 2011 pour être réalisé en novembre 2011 ne s’est pas réalisé. Ce que l’on peut aussi retenir du message de vœux du Chef de l’Etat aux Congolais, c’est que les prochaines élections législatives doivent être le rendez-vous de la démocratie exercée dans la paix, la liberté, la transparence et la justice.

Chers compatriotes du Congo et de la Diaspora, prenons le Président de la République au mot en lui signifiant, par des méthodes démocratiques appropriées et adaptées, que l’intérêt supérieur de la Nation commande qu’il prenne véritablement et urgemment en compte les exigences populaires d’organisation d’élections réellement démocratiques que sont :
La mise en place d’une structure véritablement indépendante et à composition paritaire d’organisation des élections ;
La réalisation effective du recensement administratif spécial promis le 14 mai 2011 ;
Le découpage électoral des circonscriptions qui tient compte du poids démographique

D.P. : Qu’est ce que vous pouvez attendre de la DIASPORA ?



R.NG. : Je suis conscient du fait que nous n’avons pas beaucoup communiqué avec la diaspora. Ce qui traduit un sentiment de repli sur soi de la part des compatriotes de l’étranger. Aussi notre action, peut paraitre biaisée au regard des multiples changements de fusil d’épaule  de certains membres de l’opposition.  Toutefois, nous devons œuvrer ensemble pour accentuer le travail de harcèlement auprès du gouvernement qui s’opère actuellement. Vous avez la mission de pas faillir, de continuer à porter ce message de vérité auprès des missions diplomatiques pour dénoncer cette confiscation de la démocratie dans notre pays. Je lance ici un appel a toutes les associations civiles et autres compatriotes de France (en particulier)  de former un FRONT uni contre le gouvernement qui continue de tromper le peuple.
L’idéal serait de créer des Comités de soutien au FRONT  dans chaque ville afin d’unifier nos efforts en une opposition réellement nationale. Je reste disposé à collaborer avec tous les patriotes pour qu’une action de grande envergure soit actée pour arriver à une concertation véritablement démocratique.

D.P. : Vous êtes aussi Président de l’ARC, pouvez-vous nous dire quelques mots sur les ambitions de votre Parti ?

R.NG : Notre parti, l’Action pour la Renaissance du Congo, Mwana Congo TELEMA dont j’assume la Présidence est né en novembre 2007 (récépissé), a effectué sa sortie inaugurale en janvier 2008 ; ses objectifs peuvent se résumer en trois points :
1)    L’appropriation par chaque  citoyen congolais de la somme de valeurs positives à la fois de ses traditions ancestrales et du monde moderne.
2)    Se réapproprier son fonds culturel que la domination coloniale lui a appris à mépriser ; il retrouve ses racines, son soubassement culturel débarrassés des valeurs négatives de la féodalité, de la barbarie  et du tribalisme
3)    L’assimilation des valeurs positives de la modernité dans laquelle le citoyen congolais vit, purgés des aspects négatifs de la corruption, de l’égoïsme, de l’individualisme, de l’hypocrisie et de l’orgueil
Pour plus d’information je vous invite à lire notre déclaration de principe. 

Le travail  de l’ARC  Mwana Congo Télema reste concentré sur la restauration de la liberté de chaque congolaise et congolais, de choisir librement et sans aucune entrave les dirigeants à tous les niveaux de la vie  nationale, rétablissant de cette manière la bonne gouvernance politique dont dépendent les autres gouvernances au niveau social et économique. C’est le combat que les militants et les patriotes regroupés au sein de l’ARC  mènent sans ménager leurs efforts. C’est ce qui justifie d’ailleurs en définitive le Mwana Congo Télema.

D.P. :  L’exemplarité au sommet de l’état, vous en pensez-quoi ?

R. NG : L’exemplarité commence par l’organisation des élections qui permettent au peuple de choisir librement et démocratiquement ses dirigeants.  Si l’accession  à ses différentes charges, Présidence de la république,  députation, sénatoriale ou élus locaux se fait à travers des fraudes électorales massives, il n’y a point d’exemplarité. Le vol, la tuerie et le mensonge ont été condamnés par la conférence nationale souveraine, ces antivaleurs ne font pas  partie du jeu démocratique.

Où en sommes-nous aujourd’hui ? A t- on vu la moindre application de ces principes ?  Le gouvernement actuel peut-il se présenter devant le peuple et dire qu’il est exempt de tout reproche ? Je pense qu’on peut le dire avec certitude que le gouvernement actuel n’est pas un modèle qui puisse inspirer les générations futures.

D.P. :  L’espoir est-il encore permis


R. NG.: On ne peut pas tuer l’espoir d’un peuple, on dit souvent que l’espoir fait vivre. Si nous disons Mwana Congo TELEMA c’est pour pousser les jeunes congolaises et congolais à prendre réellement en main leur destin. Car l’avenir réel du Congo ne peut se construire qu’avec le courage et la combativité de ses fils. C’est aux congolais et à eux seuls à créer l’espoir et à bâtir dans l’unité et  la réconciliation leur avenir.

Nous vous remercions vivement, Monsieur le Président du FPOC  de nous avoir accordé toute votre attention, et d’avoir bien voulu répondre à nos questions.


………………………..
Propos recueillis par DAC PRESSE le 7 janvier 2012

Rigobert NGOUOLALI fut :

(1)    *1er Vice-président de l’Union des forces démocratiques de Charles GANAO
•    Ministre des eaux et forêt et de la pèche, sous le Président Lissouba
•    L’initiateur de la forêt de l’unité nationale, forêt plantée par tous les participants à la conférence Nationale souveraine de 1991
•    Secrétaire Adjoint de l’Organisation africaine du Bois (OAB) regroupant 14 pays africain
•    Député de Talangaï de 1993 à 1997
•    Conseiller Municipal de 2002 à 2008

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"Les tragiques événements de 1997 (guerre civiles, coup d’état..) réveillèrent en moi l’âme

patriotique me poussant à partager mon expérience de la communication  avec d’autres congolais animés de la même passion au service de la paix et la dénonciation de tous abus sur le peuple congolais. En Octobre 1997 fut crée l’AIDDC ‘Association pour l’information et la défense de la démocratie au Congo’ qui apporta un soutien non négligeable pour la  défense des valeurs démocratiques et de paix.

Celle-ci fut remplacée en 1998 par l’ADNEC ‘alliance démocratique pour un nouvel espoir au Congo’.

Pour certains, je ne suis qu’un parfait inconnu dans ce paysage de la diaspora congolaise. Pour d’autres je suis un allié de longues dates dont les combats menés ensembles ne cessent de nous rapprocher et de raffermir notre volonté de croire en l’action de l’homme  dans toute sa grandeur. Ne pas aimer le Congo c’est  ne pas s’aimer soi même. Ce pays nous a nourrit c’est a nous de lui rendre ce qu’il nous à donné."

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